ET POURQUOI PAS L’HOMEOPATHIE ? Quid des dilutions ?

Entre 1789 et 1796 un médecin de génie, le Dr Samuel Hahnemann, découvre les principes de l’homéopathie, et inaugure l’expérimentation médicale sur l’homme sain.                                             C’est bien plus tard, vers 1850, que le célèbre biologiste Claude Bernard invente l’expérimentation sur l’animal rendu malade, ce qui reste le modèle de référence pour la médecine officielle. Depuis plus de deux siècles des médecins soulagent avec ces remèdes sans en connaître le mode d’action au niveau « atomique ». Quelle mère de famille n’a pas constaté l’action d’Arnica en 4 CH sur les hématomes du front de son enfant ? Alors fallait-il attendre l’explication scientifique, quand tout le monde s’accorde à dire que les dilutions homéopathiques sont dénuées de toute toxicité. D’ailleurs dans l’industrie agro alimentaire, les autorités conseillent plutôt d’utiliser des substances naturelles, pour respecter au mieux le principe de précaution. La femme enceinte est pratiquement condamnée à ne pas se soigner, si elle n’utilise pas l’homéopathie, ce qui est souvent un bon motif pour la découvrir…

la préparation du remède et les fameux « CH »

La substance de départ qui est mise dans une solution alcoolisée pour sa conservation, est appelée la souche, ou même, la teinture mère (TM). Cette solution va subir des dilutions au 10ème (DH ou décimale hahnemannienne) successivement en prenant une partie de la souche que l’on remet dans le tube à essai, avec neuf parties de solvant. Le tube est ensuite secoué (au moins 100 fois et actuellement on utilise des procédés mécaniques) pour faire la « Dynamisation ». Un remède homéopathique est dilué dynamisé, car sinon, la dilution ne serait qu’une atténuation de la matière. C’est la dynamisation qui fait l’action du remède, et un remède dynamisé neuf fois sera plus puissant qu’un remède dynamisé quatre fois, même si ce dernier contient plus de matière. Si l’on fait la même opération avec un centième au lieu d’un dixième, on obtient une CH (centésimale Hahnemannienne).

quelle dilution utiliser ?

En pratique, même si ce n’est pas une loi absolue, le même remède va soigner des symptômes différents, en fonction de la dilution. On réservera les « basses » dilutions (4 CH) pour les signes locaux ou les maladies aiguës, la 5 CH pour les symptômes qui durent un peu plus longtemps, les dilutions « moyennes » (7CH) pour les symptômes fonctionnels ou émotionnels, et les hautes dilutions (15-30 CH) pour les signes mentaux. La dilution 9 CH est plus polyvalentes car elle soigne l’interface des deux domaines, physique et psychologique. Une basse dilution agit vite et peu longtemps, et c’est le phénomène inverse pour les hautes dilutions.

attention tout de même!

On risque moins d’aggravation, en auto prescription avec une 4 CH qu’avec une dose en 9 CH qui ‘secoue le cocotier ». Car si nos remèdes sont sans danger, ils ne sont pas en effets désagréables. Une dose de Sulfur 9 CH peut déclencher, par exemple, une bonne crise d’eczéma ou de colique néphrétique une dose de Thuya 9 CH peut aggraver une maladie cancéreuse, et une dose de Phosphorus 9 CH peut aggraver une tuberculose !… La prescription se fait sur la Similitude, et sur la loi « Similia similibus curantur », soit les semblables sont soignés par les semblables, alors que la médecine officielle utilise la médecine des contraires, ce qui est encore plus vrai, quand elle fait de la médecine symptomatique.

les vertus de l’oignon

Nous reviendrons plus tard sur tous ces principes, un peu techniques, mais qu’il faut quand même aborder si l’on veut s’y retrouver. Pour illustrer la similitude il suffit de considérer l’action de l’oignon (Allium Cepa). Si vous épluchez des oignons, vous avez les yeux qui pleurent, vous éternuez, le nez coule, et une petite toux peut s’installer. Cela réalise le tableau d’un coryza au début (le bon vieux rhume attrapé dans les courants d’air humides). Si vous prenez une dose d’Allium Cepa en 9 CH, celui-ci cesse en une demie heure, mais il faut l’avoir sous la main, car la livraison risque d’être longue…Plus couramment vous trouverez Allium Cepa composé* qui est un mélange de remèdes traitant les différentes phases du rhume, et vous pourrez en prendre 4 granules quatre à huit fois par 24 heures, en fonction des accès d’éternuements ou des écoulements de nez.

*les remèdes dits composés, sont en général des mélanges de remèdes en dilution 3 CH qui n’est jamais indiquée sur le tube. Ils correspondent plus à une thématique (rhume, hémorroïdes, circulation…) qu’à une situation donnée précisément, comme les autres remèdes dont la dilution est indiquée par un chiffre, et qui sont appelés unitaires.

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