MENOPAUSE 1: le rouge et le noir

la ménopause est une situation difficile, à un âge où beaucoup de questions se posent, avec un important bouleversement hormonal, une modification de la libido et le plus souvent le départ des enfants (nid vide).

Nous nous proposons d’envisager les différents scenarios, afin d’avoir une réponse plus précise, collant aux symptômes de la femme, notamment dans les cas, où même le traitement hormonal substitutif (THS) laisse filer des symptômes                                              . Nos remèdes n’ayant aucune action hormonale, ils ne présentent aucune contrindication en cas de cancer hormono-dépendant, restant même la seule solution dans ce cas.

statut hormonal en trois étapes

la pré-ménopause

Elle peut commencer à partir de 45 ans, certains cycles sont anovulatoires, donc œstrogènes présents, et pas de progestérone pour compenser (la progestérone est sécrétée à partir du 16 ème jour du cycle, deux jours après l’ovulation, condition pour la formation du corps jaune). C’est à ce moment que peuvent commencer tension mammaire, ventre gonflé, prise de poids prémenstruelle de 1 kilo ou plus, et irritabilité surtout les trois derniers jours du cycles. Les règles peuvent devenir plus abondantes et plus longues (l’hyperfolliculinie engendre une épaisseur plus grande de la muqueuse utérine, d’où le terme d’hypertrophie).

La solution du gynécologue, substituer la carence par dix jours d’un progestatif de synthèse. La solution de l’Homéopathe: une dose globules de Folliculinum 9 CH au 20 ème jour du cycle (plus efficace, plus rapide, sans effets secondaires et moins cher!)

la péri ménopause

les choses se gâtent, car les œstrogènes chutent également, et souvent un an ou deux avant l’arrêt des règles. Les cycles deviennent irréguliers, pouvant alterner cycles courts et cycles longs, avec des règles variables, des tensions mammaires et des bouffées de chaleur qui alternent. C’est le moment le plus compliqué à régler, car toute intervention hormonale aggrave la situation (saignements intempestifs ou spottings). C’est la période de l’ovaire « accordéon » qui dont la partition est imprévisible. Une solution simple et efficace, prendre une gélule de Gattilier (ou deux) du cinquième au vingt quatrième jour du cycle. Cette plante a une action progestérone like,dopamine et sérotonine stimulante, donc améliorant la libido, l’irritabilité et les tensions mammaires.

la ménopause

la définition: arrêt des écoulements, c’est à dire des règles, au moins depuis six mois. C’est à ce moment que l’on peut envisager un dosage hormonal de confirmation. L’estradiol, hormone principale, est très basse ou indosable, et en corollaire la FSH (hormone hypophysaire qui stimule les ovaires pour les réveiller et qui est responsable des bouffées de chaleur) est elle, au taquet.

Or ce qui m’a toujours étonné, c’est qu’avec le même dosage hormonal, commun à toutes les ménopauses, les symptômes varient d’une femme à l’autre, décrivant des tableaux parfois radicalement opposés: nous allons commencer dans ce chapitre à décrire les deux plus extrêmes que nous avons surnommés le rouge et le noir, c’est à dire Lachésis et Sépia

la ménopause rouge de type  Lachésis:

 

Lachésis est un venin du serpent minute, qui vit dans les régimes de basanes et particulièrement dangereux (certaines espèces) Sa toxicologie a facilité le travail de mes prédécesseurs.

Pourquoi rouge? ce sont des femme s qui selon les tempéraments d’Hippocrate appartiennent à la lignée des sanguins. Elles ont toujours été dynamiques, débordantes d’énergie et d’œstrogènes, au sexappeal à peine voilé, à la poitrine développée, ayant eu une vie amoureuse bien remplie. Elles sont assez excitables et assez loquaces, et avec une particularité: elles ne supportent pas les cols serrés…

Cette caractéristique, qui témoigne d’une légère claustrophobie latente, fruit d’une congestion circulatoire  prémenstruelle de la thyroïde, va s’exacerber pour devenir caricaturale à l’arrêt des règles.

Madame Lachésis se présente en plein hiver avec un col en V, descendant aussi bas que la décence le permet…Si on lui pose la question, elle avoue qu’elle supporte de moins en moins d’être serrée, et que elle est même obligée de dé serrer son soutien gorge le plus possible, pour l’enlever dès qu’elle arrive chez elle, revêtant au plus vite des tenues amples et peu serrées, car le même phénomène se produit à la ceinture, et même aux chevilles ne supportant pas une chaussette. D’ailleurs, lorsque j’enseignais, je répétais que dame Lachesis est comme les hirondelles, « elle annonce le printemps, car c’est la première qui enlève les collants et qui arrive en sandales dès les premiers beaux jours », car la chaleur, elle en a horreur…Sous toutes ses formes, car sinon elle étouffe. J’en ai connu qui prenait la douche avec la fenêtre ouverte en hiver, car la vapeur d’eau chaude les oppressait. Idem la nuit, elle dort la fenêtre ouverte. Pauvre mari qui lui, n’a pas son thermostat déréglé et qui rêve parfois d’une Quechua pour se réchauffer…

Les bouffées de chaleur sont intenses, antérieures, avec des suées concentrées entre les seins accompagnés d’oppression, de serrement au cœur et d’un besoin, non de se découvrir, mais de se dé serrer. Celles ci sont aggravées dans les situations confinées, et après un verre d’alcool (un vieux porto est un bon test de ménopause!) ce dont elles apprécie de plus en plus le goût…La ménopause peut amener à boire plus d’alcool,ce qui est courant, mais particulièrement sur ce terrain luétique. Celui ci étant vaso dilatateur, l’effet ne se fait pas attendre. Si elle exagère, elle devient rouge, hyper loquace, un tantinet agressive et prête à déclencher un conflit. Encore plus facilement si le mari revient avec un cheveu blond sur son veston, car la jalousie et la méfiance étant ses deuxièmes points forts, elle ne tardera pas de sauter au cou de son cher conjoint. D’autant qu’elle se pose déjà depuis quelques années la question de la diminution possible de sa capacité de séduction. Elle ne veut pas renoncer à l’amour, autant et même d’avantage sexuel qu’affectif. Ce n’est pas par hasard si c’est elle qui a les plus forts taux de FSH, et les plus fortes bouffées de chaleur. Habituée à de forts taux hormonaux, plus dure est la chute…

Son sommeil est difficile à venir, et rien ne doit gêner son nez ou sa bouche sous peine d’étouffement. Elle se réveille justement déjà par manque d’air dans son premier sommeil, avec ensuite des rêves agités, avec le plus souvent l’apparition de morts de sa famille (rêves funèbres) de situations sanglantes (du sang qui ne s’écoule plus par en bas et qui lui congestionne la tête), ou de serpent, venant le plus souvent l’enserrer (tiens tiens…)

Le réveil est difficile, avec la tête lourde, une céphalée migraineuse à gauche, et une tendance dépressive marquée qui contraste avec l’excitation volubile de la veille au soir. Car, petit conseil, madame Lachésis a besoin de parler le soir et malheur à vous si vous lui dites « tais toi! »car vous aurez immédiatement ses deux mains autour de votre cou ou une potiche qui vole!

Parlons de latéralité: pour Lachésis tout se passe à gauche, car les deux organes les plus congestionnés sont son ovaire gauche et sa sphère cardiaque. Thuya a aussi une latéralité gauche, mais à cause de la colite gauche qui enflamme toute la zone.

Vous aurez deviné qu’elle n’aime pas le soleil sur la tête, les pièces chaudes et fermées, et toutes les situations sans écoulement: une logorrhée, une diarrhée, une épistaxis, un flux hémorroïdaire peuvent être salutaires, venant remplacer ce flux menstruel tant salvateur en pré ménopause.

Bien sûr j’ai dressé un tableau caricatural, fruit de centaines d’interrogatoires féminins. Si vous avez ds suées, des palpitations, envie de vous dé serrer pendant les bouffées, et que vous ne supportez pas un col, vous pouvez prendre Lachésis 7 CH quatre granules trois ou quatre fois par vingt quatre heures.

Si vous ne supportez pas ce que l’on a dit plus haut, ni votre mari, ni en particulier son pied sur votre jambe la nuit, si vous ne vous supportez même plus vous même, alors prenez Lachésis 9 CH deux ou trois fois par 24 heures. Si vous sentez que la dive bouteille commence à vous enchanter, que vous ne supportez plus la contradiction, que vous devenez un brin persécutée,  que la jalousie et la libido vous travaillent au corps, et que vous êtes obligée de dormir nue sur le lit, la fenêtre ouverte, alors prenez Lachésis 15 CH quatre granules deux fois par jour…

A noter qu’en péri ménopause, quand il y a encore de la tension mammaire, Lachésis peut faire  revenir les règles de temps en temps et c’est alors le meilleur traitement, associé ou non au Gattilier.

Dans la ménopause rouge, nous aurions pu également citer Sulfur, très sanguine également, gourmande de sucre et de féculents (surtout le pain et les viennoiseries). Ses bouffées sont plus simples, intenses, mais le plus souvent sans sueurs, obligeant à se découvrir, à sortir les pieds du lit la nuit pour se rafraichir, mais sans l’oppression, les palpitations et le besoin de se dé serrer.

Chose facile à comprendre: ses bouffées et la chaleur objective du corps sont entretenues par les calories superflues qu’elle ingurgite à tort.

Sulfur 5 CH plusieurs fois par vingt quatre heures (à relativiser avec le médecin en cas de maladie de peau). A noter également que Sulfur rend plus courageuse pour le régime et les tâches ménagères, et du coup on est plus obligée de remettre au lendemain.

la ménopause noire de type Sépia:

 

la souche est de l’encre de seiche, qui de fait crache son encre quand elle a peur, elle ne voit plus ainsi l’agresseur…

Ce sont des femmes diamétralement opposées, car si l’une est sanguine, l’autre est bilieuse, et même lymphatico bilieuse lorsque ses jambes sont infiltrées d’eau jusqu’au mollet. Si la première a toujours été demandeuse, dame Sépia est plutôt une calme…Très tôt son syndrome prémenstruel des trois derniers jours l’a plongée dans la mélancolie, avec un désir des solitude et de tranquillité absolue (souvent pour pleurer seule). Dès la quarantaine, surtout si elle a eu des grossesses multiples, ses surrénales sont épuisées, pauvres en DHEA, et ses ovaires peinent à faire de la progestérone. Nous l’utilisons également, pour la même raison en début de grossesse, lorsque les nausées et la fatigue sont intenses et que le placenta n’a pas encore pris le relais du corps jaune (à douze semaines).

Si dame Lachésis est en ébullition comme un volcan, et alterne sensation de caleur, aussi bien avant qu’après les bouffées, dame Sépia, elle, baigne dans la lymphe froide et aura seulement un peu plus chaud au moment des bouffées jusqu’à ce qu’elle retourne à sa frilosité. Madame Sépia a les pieds gelés (avec insomnie corollaire) a le dos gelé et les fesses gelées (normal). Elle a des bouffées antérieures montant du pubis, et lui donnant des couleurs et quelques suées. Elle se découvre (pas longtemps…) mais ne se dé serre pas, même si elle peut présenter une intolérance passagère au col, par hypothyroïdie. Elle se présente tristement, les jambes croisées (il y a une raison), habillée en feuille morte ou en noir jusqu’aux pieds, accessoires compris.

Les œstrogènes étant en eux mêmes anti dépresseurs ( en potentialisant les récepteurs de la sérotonine) quoi d’étonnant à ce que cette femme déjà à tendance dépressive lors d’un bon équilibre hormonal, soit la plus déprimée de toutes, quand elle n’a plus d’hormones féminisantes.

Dès le matin, elle se lève, voyant tout en noir, fatiguée ou épuisée, rêvant de repos de congés ou de retraite, se demandant avec effroi où trouver force de faire face à ses devoirs. Car justement c’est une femme de devoir et de raison, ayant souvent fait passer les autres avant elle-même et surtout ses enfants, mettant le plus souvent sa sensualité et sa sexualité en bandoulière, préférant des métiers où elle peut se dévouer et s’offrir aux autres, car elle se sent souvent coupable. Coupable de vivre (suite à de graves traumatisme de la jeunesse, ou à cause de la répression d’un Oédipe qu’elle n’a jamais conscientisé), coupable de peiner pour s’occuper de ses enfants (« je devrais les aimer, donc je suis une mauvaise mère »),  de son mari (« je suis une mauvaise épouse ») et encore plus de ses parents vieillissants (« je suis une mauvaise fille »). S’enfonçant dans la culpabilité, elle ressent de plus en plus le désir de se punir, le plus facile étant de refuser le plaisir (et le plaisir sexuel, mais c’est aussi punir le couple…) . Elle traverse des périodes sombres, où elle cherche des solutions ultimes.

Chez cette femme nous avions coutume de dire « tout tombe », et c’est le remède de « la ptose ». Le moral tombe, les seins se vident, l’estomac et l’intestin descendent, responsables respectivement des nausées à jeun et de la stase colique avec constipation, la vessie descend et l’utérus aussi…Ce dernier étant attaché au sacrum, cela la rend encore plus cambrée et aggrave l’arthrose lombosacrée, prémenstruelle en pré ménopause, plus douloureuse encore au matin, aggravée par la constipation opiniâtre.

Bien sûr c’est aussi une caricature, une image d’Épinal, et vous pouvez avoir besoin de Sépia 5 ou 7 CH sans attendre d’avoir l’estomac dans les talons… IL vous suffit de moins bien dormir, d’être plus irritable envers vous-même et envers les autres, de somnoler après les repas, d’avoir du mal à assumer votre quotidien depuis l’arrêt des règles et d’avoir des bouffées suivie s de froid. Plus le tableau se complète et plus vous pouvez monter la dilution. Sépia 9 CH si vous commencez à déprimer, et même des doses de Sépia  15 CH hebdomadaires, jumelées à une prise de Sépia 5 CH plusieurs fois par 24 heures si vous associez dépression, frilosité, absence voire dégout pour la sexualité

Je rappelle que ces deux femmes,  Sépia et Lachésis, ont strictement les mêmes analyses hormonales, mais elles n’interprètent pas la situation de la même manière, loin s’en faut. Il s’agit d’un équilibre différent au niveau des autres glandes endocrines, de l’état et du nombre de récepteurs hormonaux, et surtout de l’équilibre émotionnel et de celui des neuro médiateurs cérébraux.

La ménopause c’est le résumé de tous les cycles, des grossesses, des allaitements, de tous les vécus, et finalement d’une vie de femme.

quid du traitement hormonal substitutif (THS)?

Je ne suis ni pour ni contre. Certaines femmes en tirent un grand bénéfice,  à d’autres il est interdit, et d’autres encore n’en ont absolument pas besoin, sous peine d’aggraver les réserves d’hormones dans les graisses hormono dépendantes ( la ménopause rose de type Pulsatilla)

Nous étudierons les indications et les implications du THS dans un chapitre ultérieur.

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