LES RHINOPHARYNGITES de L’ENFANT II (Traitement)

La rentrée scolaire est là et la mise en crèche commence. Vous en avez assez des rhinopharyngites que votre enfant ramène toutes les deux semaines, et du médecin traitant, débordé, qui ne peut pas venir. Marre de SOS médecin qui vous prescrit soit rien, du paracétamol, un mouche bébé et au mieux du lait avec du miel, soit pire, un antibiotique avec du Célestène…pas d’intermédiaire!

Vous êtes mûre pour essayer le traitement homéopathique….

Entendons nous bien: en tant que médecin avant tout, il m’arrive de prescrire des antibiotiques, soit dans les cas graves d’emblée, soit dans les cas qui ont trainé, parce que  emmenés trop tard, ou avec une immunodéficience marquée. Dans tous les cas nous avons quarante huit heures pour tester la maladie et les remèdes simples, car c’est dans cette période que l’enfant crée son immunité. Il faut donc commencer par un traitement homéopathique, médecine familiale par excellence, qui stimule les défenses, et qui va dans leur sens, sans contrarier l’évolution naturelle de la maladie. En cas de relais par l’allopathie, le traitement homéopathique pourra être poursuivi en appoint.

Pour les causes, nous avons déjà traité un chapitre dédié (voir celui-ci); nous en rappelons les grandes lignes:

  • trop de vaccinations trop précoces, BCG en tête (avec la nouvelle loi, les choses ne vont pas s’arranger, et le déficit non plus).
  • trop de laitages de vache, et pas assez de fruits, trop de sucreries (acidifiantes)
  • le laitage du soir, quand reflux associé (cause la plus fréquente des rhinos)
  • une immunodéficience relative par trop de traitement immunosuppresseurs (Advil et Célestène)

Nous avons à notre disposition, les remèdes d’immuno stimulation contre les bactéries ou les virus, les remèdes de fièvre, les remèdes de glaires, les remèdes de dégagement des bronches. A noter que la toux  qui est un sujet très difficile à traiter en homéopathie, est ici calmée par le remède de la rhino, puisque c’est l’écoulement rétro nasal qui encombre le larynx et la trachée qui fait tousser.

Immuno stimulation:

nous disposons de deux grands remèdes:

  • PYROGENIUM 9 CH, de préférence en dose globules, pour les maladies présumées bactériennes, ou pour la surinfection secondaire d’un rhinovirus (association de malfaiteurs). La fièvre est élevée, les ganglions apparaissent plus vite et l’état général paraît plus vite touché (il faut une solide habitude pour faire la différence…).

—> une dose globules en début de maladie, à renouveler trois ou quatre jour après, ou en deuxième intention en cas de surinfection (notez que plus souvent et plus tôt votre enfant sera traité en homéopathie, et mieux il réagira au traitement. Il sera même plus sensible que vous si vous avez été traitée ainsi pendant votre grossesse)

  • THYMULINE 9 CH, de préférence en granules à cause de son prix, en réservant les doses pour les cas sévères.(mais leur action puissante dure entre cinq et sept jours). Très efficace dans toutes les maladies virales (surtout pour le terrain tuberculinique , où elle est l’interface entre le cerveau émotionnel et le système immunitaire). Comment reconnaître une maladie virale, en l’occurrence un rhinovirus? Les symptômes se situent entre le coryza simple et la grippe: donc début par éternuements, frissons et courbatures, avec des ganglions moins développés et moins rapidement (sauf mononucléose infectieuse, qui fait partie des herpès viridés).

—> quatre granules matin et soir pendant la période aiguë fébrile.                                                                                                                                                         NB: nous réservons l’Oscilococcinum 200K, dont l’action nous paraît moins intéressante que la Thymuline développée en 1987 (voir »Accueil « et « Ebola versus Homéo ») pour le début d’un état grippal (et une ou deux doses seulement) ou d’une otite aiguë virale.

ÉVOLUTION D’UNE RHINOPHARYNGITE

Classiquement nous distinguons quatre étapes:

  • la phase inflammatoire: la fièvre
  • la phase de coction: apparition des glaires dans les muqueuses
  • la phase de drainage: apparition des écoulements, de la toux et de l’expectoration qui devient quasiment chronique
  • la phase de convalescence; très négligée en médecine classique et pourtant très utile pour éviter les récidives

A- la phase inflammatoire fébrile.

Le premier rang de la défense de l’organisme, consiste par différents mécanismes , à faire monter la température, ce qui suffit bien souvent pour freiner le développement des germes. Nous en déduisons l’utilité de la fièvre, à respecter le plus possible, tant qu’elle n’est pas dangereuse (je dirais en dessous de quarante, mais la plupart d’entre vous craqueront au dessus de trente neuf degrés). Aidez vous du paracétamol et éventuellement de l’aspirine, qui est beaucoup plus anti inflammatoire, mais aussi plus allergisante. Évitez  l’Advil qui, malgré le confort incontestable qu’il apporte, entraine une immunodépression, et donc des complications lorsque son action cesse (nous lui devons d’ailleurs des décès d’enfants par encéphalite varicelleuse, et la mise en vente d’un vaccin inefficace, mais comment savoir au moment de la fièvre quelle maladie éruptive peut survenir?).

  • BELLADONNA

c’est le remède le plus souvent retrouvé chez l’enfant un peu sanguin, qui a des défenses explosives, et chez lui la fièvre est plus en rapport avec sa nature défensive qu’avec la gravité de l’agent infectieux ( pour le comportement, voir le troisième chapitre des difficultés scolaires sur les enfants agités).

L’enfant est longtemps en pleine forme, malgré une fièvre intense, voire même agité, et tombe d’un coup, avec des sueurs abondantes, notamment dernière la nuque, et ses cheveux sont trempés. On ressent la chaleur moite qui irradie. Il est rouge et en nage, plutôt frileux, et s’enroule dans un vêtement chaud ou la couette. Il se plaint de battements dans la tête et ne supporte ni le bruit, ni les lumières fortes, ni les secousses sur le lit. Il a très soif, amélioré plutôt par les boissons chaudes, avec une dysphagie intense ( serrement à la gorge en avalant). D’ailleurs sa gorge est rouge vif (souvent début d’angine « rouge »), le bout de sa langue est comme une fraise (on dit framboisée…) et il est secoué par une toux sèche douloureuse au larynx. Il a mal à la tête, peut délirer à partir de 40 degrés (pas très grave dans ce cas précis) et même convulser, ce qui est ennuyeux, mais  prévisible ensuite. Belladonna convient bien après refroidissement du corps en sueur, après une activité (sortie d’école « agitée » par temps froid).

—> Belladonna 5 CH en préventif de l’inflammation tous les soirs si votre enfant est comme cela en sortie d’école (le diable qui sort de la boîte…)  et une dose globule en 9 CH, à renouveler à la demande, si la fièvre dépasse 39 degrés. Préférez une dose globules en 15 CH si l’enfant délire (prévoyez des réserves…). L’association avec le Valium est possible si la convulsion est systématique, mais Belladonna 9 CH est normalement préventif.

  • ACONIT

après un refroidissement, classiquement par temps sec (ce qui est rare chez nous…), l’enfant présente subitement une fièvre aiguë à 40. Cela ressemble beaucoup au précédent, mais la fièvre monte plus vite, le corps reste sec plus longtemps et l’adrénaline aidant, l’enfant est plus anxieux, plus agité et son cœur est beaucoup plus rapide (il suffit de poser la main sur la zone cardiaque pour sentir les coups très rapides de la pointe du cœur. Il a très soif.

—> une dose d’aconit 9 CH et de la Thymuline peuvent régler le problème dans la nuit.

Aconit convient souvent au début d’une laryngite, qui deviendra striduleuse vers minuit…prévoir avant le coucher, sinon, médecin de garde…ACONIT COMPOSE est très précieux  si début de toux laryngée fébrile.

  • GELSEMIUM

L’enfant est beaucoup plus abattu que dans les états fébriles précédents, et se présente parfois comme une poupée de chiffons somnolente, ce qui affole la maman. Les paupières sont lourdes, entrouvertes et le regard est dans le vague. La soif est faible par rapport à la fièvre (voire absence de soif). Il ne pense qu’à une chose, dormir et se reposer, et de ce fait la faim est quasi inexistante. S’il peut parler, il décrit un mal de tête en casque, une douleur pharyngée, et une lourdeur au niveau du thorax gênant la respiration. Il peut aussi avoir un rhume avec des éternuements, et un début de bronchite inflammatoire. (voir « n’ayons pas peur, pensons à Gelsemium ») Convient aux débuts de grippe ou équivalent, notamment après une peur, ou des épreuves (chez l’adulte).

—>Gelsemium 9 CH une dose globules, à renouveler trois jours de suite si nécessaire.

  • FERRUM PHOSPHORICUM

convient au terrain tuberculinique , en période de manque de fer et de manque de calcium, souvent associé. La fièvre est faible, 38.5 environ, avec des oscillations, entre fièvre et frissons et plus rien, par périodes d’une heure ou deux. les sueurs sont peu abondantes, comme la soif, par contre les yeux sont rouges de fièvre et les pommettes aussi. L’enfant est peu abattu, mais se plaint de brûlures, comme par du feu, au fond de la gorge, dans la trachée ( avec toux sèche au début, puis plus productive avec glaires jaunes et parfois sanglants), et se plaint souvent d’une douleur à une oreille, et dans ce cas le tympan est seulement inflammatoire et rouge, soulagé par la chaleur (l’huile d’olive chaude des méridionaux) . Cet état correspondant à un terrain aux défense faibles peut masquer une pneumopathie. Ne pas hésiter à consulter si la fièvre persiste au delà de deux ou trois jours, et encore mieux si elle augmente, avec peu de symptômes apparents).

—> une dose globules de Ferrum Phosphoricum 9 CH et 10 granules de Thymuline 9 CH le premier jour, puis Ferrum Phos 5 CH et Thymuline 9 CH   trois fois par jour les jours suivants (remarquez que la Thymuline est toujours prescrite en 9 CH car c’est la seule dilution recommandée par le professeur Madeleine Bastide, qui en a démontré l’action)

  • ARSENICUM ALBUM

Nous rentrons là dans la pathologie des trois A: Anxiété, Agitation, et Anorexie. C’est un enfant qui vous dit: « je ne vais pas bien, tu devrais appeler le médecin »…ce qui est une invite plutôt rare pour nous. En fait cet enfant a très peur de sa maladie, et sera toujours amélioré par le passage chez le médecin, à condition que celui ci le rassure par son absence d’hésitations…La fièvre est forte, l’enfant n’a ni faim, ni soif, ou alors de toutes petites quantités d’eau souvent répétées (sous peine de vomissements quand elle est réchauffée dans l’estomac). Les lèvres et la langue sont sèches. La vue des aliments lui donne la nausée. Il a un teint pâle ou gris (difficile à décrire) et inspire plutôt un état grave. Il couve une maladie respiratoire ou une otite qui va se déclarer en pleine nuit vers une heure du matin, avec une douleur forte améliorée par l’otorrhée qui suivra (écoulement séreux , aqueux, mais ramenant de la cire jaune…).

—> Arsenicum Album 9 CH une dose globules et 10 granules de Thymuline 9 CH, puis agir en granules les jours suivants, comme dans le cas précédent.

  • PULSATILLA

C’est un remède que nous avons déjà décrit pour sa dépendance affective, sa timidité, ses troubles circulatoires et donc sa rhinite vaso motrice.

Si nous combinons l’ensemble, nous pouvons rencontrer des enfants qui font des fièvres d’origine psychologique, parce que la mère est peu disponible, et que de ce fait son « caregiver » devra rester à la maison pour le garder. De fait l’enfant est collé à sa mère, comme si son amour était son principal médicament (ce qui est assez commun, mais chez eux cela se voit plus…). Ce sont des fièvres qui surviennent lors d’une garde hebdomadaire (toutes les semaines) avec amélioration au retour de la mère. C’est aussi à la suite de certains spectacles pouvant évoquer la mort de la maman (le film « l’ourse »où le petit ourson est livré à lui même).

Ce sont des rhinos avec des fièvres à 38.5/39, avec absence de soif, forte rougeur des joues, maux de tête pulsatiles, souvent unilatéraux. Le symptôme princeps est le nez bouché dès la première nuit, mais pas dans la journée. Quand il coule le matin, l’écoulement est jaune épais, parfois avec des filets de sang, avec perte du goût et de l’odorat. L’écoulement peut durer quinze jours… entretenu par l’obstruction nasale (rhinite vaso motrice, qui gonfle la muqueuses e à la chaleur du lit, et la laisse couler au froid). Les yeux peuvent aussi être collés le matin, par des sécrétions jaunes peu irritantes.

—> Si le contexte psychologique est évident, on peut commencer par une dose globules en de Pulsatilla 7 CH (pour ne pas trop freiner l’écoulement qui doit avoir lieu) et le plus souvent Pulsatilla 5 CH deux ou trois fois par jour, en se souvenant que cette personnalité est la plus sensible à l’homéopathie.

  • MERCURIUS SOLUBILIS

Le mercure correspond à une fièvre un peu plus rare, associée au terrain luétique, avec une tendance un peu perverse, et en même temps anxieuse du mal qu’il pourrait faire. C’est un remède qui correspond à des fièvres assez élevées aggravées la nuit,avec des suées intenses et collantes , et une soif importante plutôt améliorée par le chaud. Les signes princeps sont les ganglions apparaissant très rapidement sous le maxillaire inférieur, gros et douloureux, la salivation intense, avec forte douleur à la déglutition, rendant encore plus pénible un début d’angine… et une langue un peu gonflée marquant l’empreinte des dents (crénelée le matin). Les sécrétions sont jaunes verdâtres et irritantes, surtout au niveau des paupières, des conjonctives et des narines. L’enfant est dans un état d’abrutissement si forte fièvre (2+2=3!).

—->  Mercurius  Solubilis 9 CH et Pyrogénium 9 CH une dose de chaque en début de  rhino (souvent angine), et Mercurius et Belladonna 5 CH plusieurs fois par jour dans les jours suivants. Cuivre Or argent en oligosol est très indiqué en appoint, une demie ou une mesure deux fois par jour, selon l’âge de l’enfant.

A remarquer que à chaque fois que vous donnez Mercurius l’enfant devient plus gentil avec ses congénères…

  • DROSERA

le remède princeps des troubles pulmonaires du tuberculinisme, à la fois remède de fièvre, de ganglions, de pâleur et d’anorexie (sur un sujet de Calcarea Phosphorica), de toux quinteuse et émétisante, avec des glaires transparents et filants (typiquement « coqueluchoïde »). Longtemps réservé à la coqueluche ou aux primo infections tuberculeuses, c’est devenu un grand remède de trachéite virale, avec une altération de l’état général. Il était aussi le seul traitement des affections répétées qui suivaient l’ancien vaccin anti coquelucheux, sur le terrain post BCG. Le vaccin actuel ne pose plus ces problèmes. Dès le lendemain l’enfant se remet à manger et la toux s’améliore. Les ganglions mettront plus de temps à partir. Les rechutes sont possibles et dans ce cas on répète le traitement en préventif plusieurs fois par mois. L’association Thymuline 9 CH et TK 9CH une fois par semaine est souvent indispensable (consulter votre médecin).

—> une dose globules de Drosera 9 CH à ne pas renouveler avant au moins 5 jours, et compléter avec Drosera composé en granules quatre fois par jour, qui contient de nombreux fluidifiants antitussifs, complémentaires du précédent. Trois doses globules par mois en 9 CH chez les récidivistes, pendant la période humide et froide.

  • CHAMOMILLA

C’est une fausse rhino qu’autrefois nous appelions bronchite dentaire, terme qui s’est perdu, qui est d’ailleurs plus une laryngo-trachéite, avec enrouement et toux sèche, parfois un peu sifflante (il a crié +++et tout le quartier est au courant de ses souffrances de gencives!). La fièvre élevée, le feu de dent, typiquement sur une joue, les suées chaudes au front, et surtout les diarrhées jaunes et vertes sentant l’œuf pourri et irritant l’anus, feront facilement la différence. Il peut y avoir une otalgie inflammatoire du même côté de la poussée, et dans ce cas le tympan est seulement rouge. La poussée est classiquement vers 23 h 45, et l’enfant pousse des petits gémissements, fait des petits cauchemars, et se réveille ensuite en hurlant, se calmant immédiatement dans les bras dès qu’il est bercé, mais à la condition que l’on ne le repose pas dans le lit tant qu’il n’a pas trouvé le sommeil. Bon courage! ou alors achetez une balancelle électrique, avec les sons de la mer incorporés…

—>Toutes les dilutions sont efficaces, mais on monte la dilution en fonction de l’humeur exécrable de l’enfant. Les suppositoires en 9CH sont incontestablement la forme la plus efficace.

  • cas particulier: LE RHUME

Quand vous êtes enrhumé(e), c’est un peu comme si vous épluchiez des oignons: les yeux pleurent, vous éternuez, le nez coule, la gorge pique et même une petite toux d’irritation peut s’installer. Il vous faut prendre tout simplement de l’oignon dilué (similitude) devant tout coryza, fébrile ou non, c’est à dire: ALLIUM CEPA (oignon en latin).

—> ALLIUM CEPA COMPOSE est un complexe très commode pour soigner toute maladie aiguë dont les éternuements représentent le symptôme dominant. Rappelons qu’un bébé se mouche en éternuant, mais s’il le fait dix fois de suite et que son nez coule c’est un coryza qui démarre: quatre granules quatre fois par jour au moins le premier jour puis ajuster selon les symptômes. Si la symptomatologie est forte, par exemple coryza plus rhume des foins associé, commencer par une dose d’ALLIUM CEPA 9 CH, à répéter si nécessaire, et en gardant les granules composés.

B- la phase de coction: apparition des sécrétions

deux jours environ après le début de la maladie,  apparaissent les glaires, et schématiquement, la couleur et la consistance, ainsi que leur caractère irritant ou non nous guident pour choisir le remède.

  • KALIUM BICHROMICUM (vert)

les glaires sont verts épais ou jaune verdâtre et soit filants, soit en paquet fibreux sortant difficilement du nez. La douleur pharyngée est vive, ainsi que dans les sinus frontaux (mais les enfants de moins de six ans ne les ont pas encore développés) La toux est intense, parfois rauque et pouvant amener des vomissements de glaires verts accumulés dans l’estomac (se rappeler qu’un vomissement est un reflux maximum, et qu’une toux émétisante appelle un anti reflux genre Gaviscon ou Polysilane). L’angle interne des paupières est un peu collé le matin (l’enfant s’est « mouché dans les yeux »). La rhino peut se retrouver dans les trompes d’Eustache et les mêmes glaires apparaissent derrière le tympan sans otite vraie et pratiquement sans douleur.  Le sujet est globalement aggravé au froid.

—> Kalium Bichromicum 9 CH en dose globules, puis en 5 CH quatre fois par jour. A noter que les tous les Kali (Kalium = Potassium) sont fluidifiant et que la quatrième prise sur 24 heure est souvent indispensable pour calmer la toux.

  • KALIUM SULFURICUM (jaune)

Nous sommes dans la même situation que le sujet précédent, mais cette fois les glaires sont de couleur jaune ou jaune foncé. La différence est l’aggravation par la chaleur, avec la rhino vaso-motrice de Pulsatilla avec qui il complète l’action. La composant soufre, en fait également le traitement de l’intolérance aux sulfites et donc de la pollution, avec parfois des glaires gras et un peu sifflants dans les bronches (« ronchi ») pouvant en imposer pour de l’asthme.

—> Même posologie que le précédent, mais on peut garder une dose par semaine, en cas de forte exposition (ou réaction) à la pollution.

  • KALIUM MURIATICUM (blanc)

Les glaires sont ici blanc épais, muqueux. L’enfant fait même des bulles d’escargot avec ses narines, et il en reste un petit dépôt blanc farineux de fibrine, tout autour. Le même dépôt blanc peut se retrouver sur les amygdales, et peut faire porter hâtivement le diagnostic d’angine blanche. Mais si pas de douleur en avalant, pas d’angine! Les glaires blancs se retrouvent dans la trompe d’Eustache et constituent la glu de l’otite séro-muqueuse chronique. Car nous nous trouvons plutôt en fin de rhino, ou pire devant un encombrement rhinopharyngé et bronchique, entretenu et initié par la toux, De plus le Célestène prescrit devant cette bronchite « asthmatiforme » subaiguë ou chronique, aggrave la gastrite catarrhale et fait partir le potassium…

Il faut associer un traitement allopathique anti reflux efficace avant chaque coucher, et réduire fortement les laitages de vache, qui augmentent les sécrétions muqueuses.

—> même posologie que les autres Kali, mais souvent sur une plus longue durée (comme Kalium Sulfuricum)

C- le drainage: la toux chronique

Tous les remèdes précédemment cités peuvent trouver leur place ici, car avec l’évolution, et l’encombrement, ils se sont accumulés et parfois sur-infectés. Il faut continuer le traitement en évitant les facteurs aggravants (le reflux), faire des lavages de nez au sérum physiologiques, faire du drainage respiratoire par la kiné (de préférence le claping). Par contre il faut parfois avoir recours aux grands remèdes, en choisissant le plus adapté au terrain présumé de l’enfant.

THUYA – PULSATILLA – MERCURIUS – SULFUR

Quand la situation traine plus de quinze jours, il faut drainer le terrain, pour les glaires verts et désespérants de Thuya (la sycose post vaccinale), les glaires jaunes non irritants de Pulsatilla (le tuberculinisme) et Mercurius, pour une rhino verte et irritante (la luèse), ou la rhinite chronique, parfois allergique de Sulfur (la psore).

—> Quatre granules en 5 CH deux fois par jour, le temps qu’il faudra.

une dose lobules de Natrum Sulfuricum 9 CH peut suffire à résorber les glaires humides et abondants qui remplissant les poumons.

D- la convalescence

Comme nous l’avons déjà dit, elle est peu considérée par la médecine officielle et pourtant indispensable. Trois remèdes se détachent.

  • GELSEMIUM

l’enfant reste fatigué et cherche le plus souvent à récupérer en dormant le plus possible.

—> une dose de Gelsemium 9 CH et c’est reparti  (à donner de préférence le matin pour éviter de tonifier dans la soirée).

  • SULFUR IODATUM

l’enfant va mieux, mais il toussote et garde quelques glaires et quelques petits ganglions, il est plutôt de nature sanguine et agitée.

—> Sulfur Iodatum 5 CH deux fois par jour jusqu’à résolution complète de la maladie, que l’on pourra garder plusieurs mois avec une prise matinale, ce qui le plus souvent évite toute autre rhino.

  • CALCAREA PHOSPHORICA

nous l’avons déjà décrit dans les troubles de la scolarité « enfants déminéralisés ». Lors de la fièvre les cartilages de croissance sont activés par la température plus élevée, et l’enfant grandit (ce n’est pas la croissance qui donne la fièvre, mais l’inverse). Donc toute maladie aiguë fébrile s’accompagne d’une décalcification momentanée. L’enfant devient pâle, lent le matin, et fatigable et déconcentré à l’école. Il se voute facilement. IL reste quelques ganglions dont l’évolution prendra plusieurs mois.

—> Calcarea Phosphorica 4 CH deux fois par jour matin et goûter, ou le soir si la fatigue matinale persiste                                                                                                                                                                                                                                                                                             LA PRÉVENTION

comme nous l’avons déjà dit, l’excès de laitages animaux, de vache surtout, est nuisible, surtout le soir en période de toux, qui ne manquera pas de déclencher le reflux, ou inversement, avec comme corollaire la fabrication d’immunoglobulines et de glaires blanchâtres par les organes lymphoïdes, amygdales et végétations, qui deviennent hypertrophiques (on vous propose de les faire enlever, mais vous a-t-on dit pourquoi elles avaient grossi?). Deux laitages suffisent, et en évitant le soir au moindre doute de reflux (la toux de reflux  présente un paroxysme vers trois heures du matin, et un verre d’eau fraiche suivie de Gaviscon suffisent pour la stopper). Les apports de vitamine D fréquents, au moins une ampoule par trimestre contribueront à un bon métabolisme du calcium, sans les inconvénients diététiques. Par contre il faut garder la crème et le beurre , en quantité normale (ce sont des graisses non allergisantes) car elles apportent les vitamines liposolubles indispensables  A, D, K et E Le manque de vitamine C est très fréquent dans cette civilisation où les enfants sont élevés aux brioches-Nutella le matin, sans aucun fruit frais dans la journée. Il est possible de rajouter un peu de jus de citron Bio dans les compotes ou dans les yaourts aux fruits (qui n’en contiennent pas. Il faut aussi donner 125 mg de vitamine C naturelle (Acérola) qui est deux fois plus efficace que la vitamine C chimique.

Pour les enfants fragiles , on peut donner Thymuline 9 CH et Influenzinum 9 CH, cinq granules de chaque une fois par semaine, dans l’ordre, en prévention anti grippe, mais qu peut le plus peut le moins, et c’est une bonne prévention anti virale.

Pendant deux mois on peut aussi faire une cure d’oligo-éléments, pour le terrain des rhinos saisonnières, en alternant une ampoule de Manganèse Cuivre et une ampoule de Zinc oligosol trois matins par semaine (les boites jaunes).

Un article suivant traitera des otites et des angines, en sachant qu’une gravité peut exister, et qu’un diagnostic médical doit être fait dans tous les cas.

Bonne lecture et à vos tubes de granules!…

 

 

 

 

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