LES PRINCIPAUX TROUBLES DE LA RENTREE SCOLAIRE

Voila déjà la rentrée qui s’annonce et les mamans qui s’affairent, mais leurs chères têtes blondes seront-elles prêtes à se remettre au travail? Le plus souvent ces grandes interruptions dans le rythme de travail ont tendance à les démotiver pour la reprise. C’est une loi générale. On se lève plus facilement pour aller travailler le mardi ou le mercredi que le lundi. Pendant les périodes d’inactivité, notre corps ralentit ses métabolismes, et une diathèse s’installe, la Psore. Nous avons déjà parlé des diathèses plus haut, mais nous les définirons progressivement, tout au long de nos articles pour éviter un enseignement trop formel.

La Psore, c’est quand nous mangeons plus que ce que nous éliminons, en particulier le sucre et les glucides. Cela s’obtient, à travers une sédentarité qui diminue le débit circulatoire sanguin dans nos organes d’élimination, foie reins et pancréas, mais aussi au niveau de la peau que nous devons considérer comme notre troisième rein. La transpiration est une source de meilleure santé…Nous disons toujours dans nos cours, « un Sulfur qui transpire est un Sulfur qui va mieux! ». Cela rejoint, comme nous l’avons dit plus haut le « Buvez Eliminez ». Pourquoi parler de Sulfur ? Parce que le soufre est un remède d’élimination centrifuge, et c’est pour cela qu’on le manie avec une certaine précaution, si la peau souffre de maladies chroniques (eczéma, psoriasis) ou si le patient a des émonctoires trop fragiles, qu’il faudra au préalable drainer (consultez votre médecin homéopathe).

Mais chez nos enfants, pas de souci de ce genre, car leur jeunesse ne leur a pas laissé le temps d’accumuler trop de déchets métaboliques. Pourquoi prévoir du Sulfur pour la rentrée? Parce que le sujet qui en a besoin a tendance à chercher la facilité partout et à éviter le moindre effort. Son corps et son esprit font encore de la chaise longue…et ce pendant un bon mois après la rentrée, et quinze jours après arrivent les vacances suivantes qui vont encore casser son rythme, et l’arrêter sur sa lancée. Si votre enfant vous paraît paresseux , brouillon et négligent, prévoyez de lui donner une dose de Sulfur 9 CH avant la rentrée, et de la renouveler les samedis matins suivants, avant le nouveau changement de rythme hebdomadaire…Observez le quand il vous dit « qu’il l’a lu une fois, que c’est fastoche, et qu’il le sait par coeur » ou bien quand il vise juste la moyenne. Car s’il avait ramené un 16, il se serait dit: « zut, si j’avais su, j’aurais pu jouer une heure de plus ». Sur le plan de l’éducation, apprenez lui à manger moins de sucre (le cerveau lui aussi va à la facilité, car il a moins de travail à trouver le sucre dans un gâteau que dans du céleri!), apprenez lui à travailler avant de jouer, et à mettre de l’ordre dans sa chambre et dans son cartable.                                                                                                                                   J’ai coutume de dire à ces jeunes, « si quelqu’un voit le bazar qu’il y a dans ton cartable, il pensera qu’il y a en de même dans ta tête, et cela te déconsidérera ».

LES TROUBLES LIES A L’ANXIÉTÉ AVANT LA RENTRÉE

Nous distinguerons deux situations: la rentrée en maternelle et celle en primaire ou même au collège.

1) la rentrée en maternelle:

dans cette période d’âge, le trouble se situe dans la sphère affective. L’immaturité va leur faire appréhender la séparation d’avec leur maman: « et si maman ne revenait pas me chercher? » Cette question anxiogène, ils se la répètent trop souvent pour échapper à la peur qu’elle produit. Attention à ne pas entamer votre « capital confiance » en arrivant en retard, car ces enfants, trop sensibilisés, rechuteront de plus belle, et ne manqueront pas de vous le faire payer les matins suivants.

les quatre situations les plus courantes sont:

– l’enfant farouche:

Il est obsédé par la peur de l’abandon, et a peur des adultes, des étrangers, et du monde extérieur en général. Il va s’accrocher à vous comme un petit singe, il va hurler pour vous lâcher la main, et va pleurer en se mettant dans un coin de la cour de récréation, sans communiquer avec personne. C’est l’enfant Silicea, le Silicium que nous avons déjà cité. Si vous comprenez maintenant le raisonnement de la pensée homéopathique, vous ne serez pas surpris en constatant que cet enfant va somatiser en faisant chuter son silicium, donc ses défenses immunitaires et donc être souvent malade. De ce fait il tire un bénéfice certain de sa maladie, car il n’ira pas à l’école, il pourra rester avec sa mère, qui, elle, ne pourra pas aller travailler…Donnez du Silicea 7 CH  tous les soirs en commençant quelques jours avant la rentrée. C’est un enfant qu’il faudra rassurer en permanence.

– l’enfant timide:

Il est fusionnel avec sa mère dont il attend une protection permanente. La séparation le plonge dans une tristesse larmoyante, avec une timidité qui le rend très réservé pendant un bon moment de sa scolarité, n’accordant sa confiance qu’à une âme sœur. Il en attend fidélité amour et protection, et malgré sa douce humilité, il peut devenir jaloux. Lorsque le transfert sur la maîtresse est réussi en tant que substitut maternel, dans cette école « maternelle » (et de grâce, gardons cette dénomination), la situation s’améliore, mais il aura souvent cette appréciation  » ne participe pas assez ». En effet, dire une bêtise devant tout le monde serait le début de sa mort sociale, le timide craignant le regard et la parole des autres. L’image d’Epinal, c’est la petite fille parfaite, rougissant à la moindre observation qui la culpabilise, vite la larme à l’œil: « la fille au mouchoir ». Elle a néanmoins la qualité d’être vite consolée (alternance de sourires et de larmes). Et comme Pulsatilla est aussi un remède de rhinopharyngite, vous pourrez tirer les mêmes conclusions que pour le précédent, mais la situation est plus « feutrée », bien que l’enfant Pulsatilla reste collé à sa mère quand il est malade. Quand la mère sera « absente » affectivement, ou quand il y a des rivalités affectives avec la fratrie, la rhino viendra également, amenée par la tristesse retenue. Lui aussi tire un bénéfice de ses symptômes Donnez Pulsatilla 7 CH le matin, trois granules, à renouveler le soir s’il pleure au coucher à l’idée de retourner à l’école le lendemain: « maman, il y a école, demain? »

– l’enfant angoissé:

celui-ci ne laisse rien paraître, sauf qu’il est souvent pâle et fatigué le matin, et qu’il ne peut déjeuner le matin sauf le mercredi, le dimanche et bien sûr pendant les vacances. C’est « parce qu’il se lève plus tard » disent les mammys promptes à innocenter leur descendance. Pas du tout, parce que, si on les force, ils vomissent, ou bien ce sera sur la banquette de la voiture, en arrivant à l’école!…Ils paraissent souvent tristes et silencieux, l’angoisse les empêche de parler ou de s’exprimer clairement. Ce sont les champions du mal de ventre, au moment de manger, ou ceux du mal de tête au moment de faire les devoirs, ou s’ils sont contrariés par une déception. Ils peuvent même ressentir de vraies migraines, aggravées, comme il se doit par les odeurs. Car ces personnalités ont un « nez » de chien de chasse. Depuis leur plus jeune âge en arrivant quelque part ils s’expriment en disant « ça sent mauvais ici », ou plus simplement « ça pue ». Avant que vos fibres olfactives ne se réveillent ils ont déjà perçu l’odeur de cigarette, ou le relent de parfum qui flotte dans une pièce. Et cette hyper olfaction est proportionnelle à leur hypersensibilité au monde extérieur, ou même à leur angoisse. Donnez leur de l’Ignatia 9 CH le matin et le soir si nécessaire, leur humeur sera plus stable, les maux de ventre disparaîtront et tous les petits déjeuners se ressembleront…

– l’enfant déprimé:

un petit enfant déprimé? C’est une plaisanterie, direz vous, mais c’est parce que les enfants n’expriment pas leur mal être comme les grandes personnes. Il pleure pour un rien, il est hyper susceptible, il boude , il « chouine », il se révolte intérieurement. Il se roule par terre, crie, hurle ou tape un plus petit que lui dans la fratrie. C’est que, voyez vous, il ressent la blessure narcissique de l’aîné, qui était bienheureux avec ses deux parents, et a qui on a fait un enfant…dans le dos, sans lui demander son avis.Ce n’est pas la seule situation qui peut déclencher sa pathologie, mais celle-ci est une des plus fréquentes. Alors il claque la porte et se renferme dans sa chambre et sur lui-même, en se jurant que quand il sera grand « il partira de cette maison puisque personne ne l’aime! » Et ce ne sont pas les exemples qui manquent: » c’est toujours lui qui est puni, c’est à lui qu’on demande de mettre le couvert, c’est lui qui doit montrer l’exemple », alors que « les petits, on leur pardonne tout. »                                                                                                           Le « qui aime bien, châtie bien », ils ne l’ont pas digéré…A ceux qui pleurent donnez Natrum Muriaticum (le sel de mer, ou de mère…) car le sel retient l’eau, et l’eau c’est l’Amour, amour du liquide amniotique dans lequel ils baignaient de …bonheur. Un neurone sec est un neurone triste qui a du mal à se concentrer (à l’école). Avec le traitement il retrouve le » sel de la vie », et la joie d’avoir des frères et sœurs. Fini le pipi au lit, lorsqu’il pleure avec… sa vessie, par amour propre ou par pudeur. Natrum Muriaticum 7 CH, quatre granules matin et soir, résoudront le problème familial (et faites le avant l’adolescence !…) .

2) la rentrée en primaire

En fonction des réminiscences du séjour dans la petite école, certains troubles psychoaffectifs peuvent persister et le traitement antérieur peut être reconduit, tant que l’enfant n’a pas trouvé son équilibre. Par contres d’autres troubles plus intellectualisés peuvent survenir.

-l’enfant défaitiste :

Cet enfant pense souvent qu’il est « nul », qu’il n’y arrivera jamais. C’est le troisième rat du Professeur Laborit. Chaque mauvaise note devient une catastrophe, et il pense avec certitude qu’il va redoubler. Il est hyper stressé avant et après un contrôle et qu’il va ou a tout raté. C’est un inquiet permanent qui dramatise tout, et puis c’est aussi un grand vérificateur à la limite du TOC. En pleine nuit, il peut se lever, angoissé, pour vérifier dans son cartable, s’il n’a pas oublié de faire un exercice, quitte à se relever cinq minutes après, pour vérifier sa vérification…Il est très introverti sur ses problèmes et l’on sait quinze jours après s’il a des problèmes à l’école. Donnez à cet enfant quatre granules de Thuya 7 CH pour lui redonner sa spontanéité et le faire sortir de son obsession de l’échec.  Préférez Thuya 4 CH deux fois par jour s’il y a des verrues associées (souvent, et c’est un signe typique), ou des mycoses récidivantes.

l’enfant traqueur:

il est très frustrant de savoir quelque chose, de l’avoir bien appris et de perdre ses moyens devant l’adulte qui va nous évaluer. Cette inhibition instantanée de la mémoire, parfois totale, permet des grands blancs, qui donnent des notes qui ne reflètent pas la valeur de l’enfant. Il peut perdre ses moyens plus dans certaines matières ou avec certains professeurs à l’autorité plus fortes. Même s’il on peut naître peureux (spécificité du tempérament lymphatique, au sens hippocratique du terme), il y a malheureusement un parent qui a souvent accentué le trait. Ces enfants ont besoin d’être encouragé en permanence. Donnez leur Gelsemium 7 CH une à deux fois par jour, de préférence matin et midi, lorsqu’ils pensent manquer d’assurance. Les autres dilutions ont des résultats un peu aléatoires ou paradoxaux.

Dans tous les cas votre médecin saura vous conseiller, car il faut parfois combiner deux de ces six remèdes.

Dans un prochain article nous traiterons « L’insomnie des petits enfants », ce qui est un motif de consultation fréquent pour des jeunes mamans qui sont épuisées, à force de ne pas dormir et de ne trouver aucune solution.

Partagez et Likez
0

2 réflexions sur « LES PRINCIPAUX TROUBLES DE LA RENTREE SCOLAIRE »

  1. Bonjour,
    Je vous écris sur les conseils d’Ines que j’ai rencontré la semaine passée et après avoir découvert votre article dans Jalons. Ma fille de 3 ans vit une rentrée très difficile. Les pleurs sont encore quotidien, et elle refuse souvent les activités collectives meme si depuis la semaine passée elle a 2 copines avec lesquelles elle commence à jouer. En vous lisant je la reconnais à la fois dans l’enfant farouche et l’enfant timide ! Peut on associer les 2 et si oui à quelle posologie ? merci pour votre réponse

    1. Bonjour madame,
      Comme je l’ai dit, vous pouvez parfaitement associer les deux remèdes, par exemple Pulsatilla 7 CH le matin, avant d’aller a l’école, et Silicea 7 Ch quatre granules le soir. Néanmoins, les pleurs sont un moyen d’expression qui évoque plus Pulsatilla. Commencez donc par celui ci et attendez le résultat. Vous aurez toujours le temps de rajouter un autre remède si nécessaire.
      Cordialement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *