LE TUBERCULINISME

Voila un titre qui pourrait paraître inquiétant, tant il est chargé du spectre un peu fantasmatique de la phtisie, avec tous les drames du passé, encore dans l’imaginaire collectif. Pourtant c’est une réalité, très difficile à définir, tant elle est chargée de  symptômes complexes dans la sphère émotionnelle surtout, marqués de plus par leur extrême variabilité, ce qui pourrait déjà faire office de définition succincte.

Pourquoi avoir eu besoin de créer ce terme, au début du vingtième siècle (Dr Léon Vannier), ce qui représente dans notre sémantique homéopathique, la quatrième diathèse ?

D’abord, qu’est ce encore qu’une diathèse ? C’est un ensemble de symptômes ressentis et vécus en commun par un groupe indéfini de personnes. Indéfini, car infini. Nous voilà bien avancés! En fait il faut comprendre qu’il y a des un découpage des maladies qui n’est pas le même selon la vision de la médecine, allopathique ou homéopathique. Ainsi, si j’associe troubles ORL fréquents, troubles circulatoires des extrémités, et fragilité émotionnelle par exemple, vers quel spécialiste se tourner pour l’ensemble de ces trois affections? L’otorhinolaryngologiste, le phlébologue ou le psychologue ? En l’occurrence, préférez l’homéopathe, qui a une autre grille de lecture des ensembles pathologiques.

La diathèse permet donc de regrouper de nombreux caractères de fragilité physique, émotionnelle ou mentale, sans parler de maladie au sens propre, mais de tendances et de prédisposition retrouvés chez un grand nombre d’individus d’une population, ayant des points de ressemblance dans leur fonctionnement.

Nous dénombrons quatre diathèses:

  • la Psore, qui correspond (en simplifiant) à la gestion de l’alimentation et des organes chargés de l’élimination des résidus-toxines. Cette diathèse correspond donc à une intoxication métabolique.
  • la sycose, qui correspond (en simplifiant) à une rétention de produits exogènes (débris microbiens, ADN des vaccins, molécules chimiques et toxiques, antibiotiques…). Originellement elle correspond aux suites de blennorragie. Cette diathèse correspond à une intoxication par des produits étrangers à l’organisme. Elle aura néanmoins ses signes psychologiques et mentaux, comme la précédente.
  • la luèse est une diathèse qui correspond étymologiquement à l’imprégnation toxinique de la syphilis ancestrale, ce terme devant être élargi aux carences alimentaires prénatales (quart monde) et aux atteintes du fœtus liées à l’alcoolisme, une hérédité n’étant pas exclue. Cette diathèse correspond donc plus à des anomalies de transcription, avec anomalies de formation, et de fonctionnement de parties de l’organisme. Les signes mentaux sont complexes et auront un chapitre dédié dans un autre article.
  • Le tuberculinisme, que nous allons définir longuement dans les paragraphes suivants.

Apport des diathèses:

en schématisant,

  • la psore a aidé l’humanité dans la maitrise de la matière, la compréhension de celle ci, et à développer l’intelligence de la construction (bâtisseurs, architectes, ingénieurs, mais aussi chefs cuisiniers, pâtissiers, et pour la même raison, gastroentérologues, hépatologues et autres cardiologues….) . En échange il faut dépenser l’énergie. La rançon : les maladies métaboliques.
  • La sycose a aidé à développer la Raison, la Philosophie, le rationalisme, la vaccination. La rançon : l’inquiétude, le stress négatif, les obsessions et les maladies en rapport.
  • La luèse a aidé à développer l’intelligence, la rapidité, l’intuition, les inventions de génie ( la bombe atomique, Apple, Windows, Google…et l’Homéopathie ! ). La rançon : les névroses phobiques, les addictions, les perversions, les désordres cellulaires, la folie.

Conclusion : les maladies et les grandes intoxinations qui ont traversé l’humanité à travers les millénaires ont permis de faire évoluer la civilisation, car une molécule d’ADN peut engendrer des modification au fonctionnement de tout l’organisme. (voir la mémoire de l’eau)

 

    LES TUBERCULINIQUES TUBERC

 

Comment devient-on tuberculinique ?

par la naissance, ou par les acquis. Si votre grand père a été tuberculeux, c’est qu’il n’a pas réussi à ne pas l’attraper, mais a peut être survécu. Par contre il ne peut pas léguer à sa descendance l’aptitude à se défendre, et par conséquent vous avez une note tuberculinique dans votre terrain. Elle sera plus complète si on vous fait le BCG, car il ne « prendra » pas sur ce terrain inapte. Ce qui lui vaudra des rappels tout aussi inefficaces , et des injections de Tuberculine , TK, qui est le jus du BK, une fois tué. Votre immunité est difficile à mesurer, car la défense contre la tuberculose repose sur une immunité cellulaires (macrophages et lymphocytes)et non sur une immunité circulante (anticorps). Ceci explique la recherche d’une réaction cutanée à la tuberculine (cuti ou intra dermo), à laquelle les allergiques répondront préférentiellement présents (incohérence du système.)

Caractéristiques générales

Nous pourrions déjà définir les caractéristiques générales, avant de rentrer dans des descriptions plus fines

A- extrême variabilité des symptômes

nous en avons déjà dit que c’était déjà pratiquement une définition de la diathèse. Dans nos livres de matière médicale (le Vidal du médecin homéopathe) la description de Pulsatilla, qui est le draineur privilégié de ce terrain, commence par/ « tout est changeant, tout est variable »

B- fragilité de l’arbre respiratoire:

en particulier aux virus, et par exposition au froid humide. Tout se passe comme si le BK (bacille tuberculeux) facilitait la rentrée des virus, par un affaiblissement du système immunitaire, réalisant ainsi une association de malfaiteurs, avec parfois une réciprocité comme dans Sida et Tuberculose. Le BCG est tuberculose lui-même. Le psychisme peut faciliter la baisse immunitaire. Interface: Thymuline 9 CH.

C- mauvaise adaptation au froid

en particulier au niveau des extrémités, qui présentent des troubles circulatoires, comme les mains violettes qui deviennent blanches si l’on appuie (syndrome de Raynaud) mais aussi dans d’autres appareils notamment les muqueuses ORL. C’est une désadaptation: les capillaires s’ouvrent à la chaleur, et se ferment au froid, au lieu de s’ouvrir.

D- tendance à la déminéralisation:

les patients de ce terrain ont tendance à perdre de nombreux sels minéraux, d’où la tendance à préférer les aliments salés, et à boire beaucoup. Selon les états et remèdes correspondants, ils peuvent montrer une perte de calcium, magnésium, etc…Cela facilite l’installation de:

  • spasmophilie
  • problèmes de phanères et de dents +++, sous forme de caries des molaires par décalcification
  • baisse de tonus au niveau du système nerveux central, avec céphalées, problème de concentration et baisse de résistance à la fatigue

E- troubles psychologiques

une vie centrée sur la sphère émotionnelle avant tout, avec des hauts et des bas, une tendance aux alternances dépression excitation, et une défense immunitaire dépendant des états d’âme

 

Symptômes par appareils

 

CŒUR :  

ce sujet sensible ressent beaucoup ses émotions au niveau de la sphère cardio vasculaire, avec une grande sensibilité à l’adrénaline, se manifestent par des palpitations, des extrasystoles, des troubles du rythme, et à l’épuisement, une hyposystolie et une hypotension. A l’auscultation, les bruits du cœurs sont variables, et on peut noter également un dédoublement du premier bruit disparaissant à l’effort  (à l’auscultation cardiaque). il peut y avoir une hypertension labile, c’est à dire instable et difficile à équilibrer.

POUMONS :

a) cage thoracique rétractée, avec différentes déformations du thorax, en bréchet, en carène…(Calcarea Phos)

b) respire mal, surtout en air confiné, besoin de respirer de l’air frais, malgré la fragilité, surtout au froid humide. Pathologie ORL fréquentes, avec rhinos, laryngites, trachéites, bronchites, pneumopathies, congestion pulmonaire, pleurésie et tuberculose, et certaines formes d’asthme allergique

c) varicosités sur la cage thoracique, soit en haut du dos, au niveau des sommets, soit devant, par une guirlande vasculaire dessinant une guirlande suivant la courbe du diaphragme (guirlande vasculaire de Saali)

d) grande sensibilité à la pression atmosphérique, notamment l’orage, les basses pressions, le froid humide.

e) vertiges déclenchés par l’hyperpnée ou l’hyperventilation

SYSTÈME NERVEUX :

potentiel nerveux épuisable, avec des alternances d’excitations.

– peu d’endurance, mais flambées passionnées.

– sommeil troublé par les émotions (avec cris ou pleurs)

-hypersensibilité aux émotions et au douleurs, avec céphalées chroniques à la fatigue ou à la déminéralisation, douleurs musculo-squelettiques chroniques, avec courbatures aggravées par le repos et améliorées par le mouvement continué (non brutal).

-névralgies dentaires+++        

PSYCHISME : 

Les ressortissants de la diathèse ont des états d’âme très changeant, passant parfois par tous les états possibles dans la même journée (TK) avec des alternances GAÎTÉ-TRISTESSE,  IRRITABILITÉ-DÉPRESSION, VOLONTÉ-APATHIE.

Par contre ils sont sujets à un altruisme naturel, l’opposant à l’égoïsme possible du psorique qui n’aime pas le partage. Voyant le monde en « 4 D » ils pont une tendance naturelle à la spiritualité, leur permettant de s’échapper à la rigueur du réel (voir « la mort en soi »), les autres diathèses préférant vivre en « 3 D ».

Une aggravation des troubles dans la sphère psychique est toujours possible, à la fatigue, au surmenage, devant une épreuve insurmontable, ou le passage dans le monde des adultes pour les adolescents. Il peut alors  se produire:

 -ABOULIE 

 -MÉLANCOLIE

  -MANIES

  -SCHIZOPHRÉNIE

Il est à noter les observations des anciens médecins, du 19 ème siècle qui avaient remarqué qu’un tuberculeux guéri pouvait évoluer vers la folie, et qu’un malade mental guéri pouvait finir sa vie par une tuberculose. Cela signifie à quel point la notion d’alternance est forte et à quel point l’imprégnation peut être tenace, si l’on a pas mis le nosode Tuberculinum (TK). DE même, un psychiatre en 1969 (Dr BAUDOIN) a pu énoncer « la schizophrénie est la forme psychique de la tuberculose » La maladie a cessé de ravager les corps , elle trouble les esprits. Nous pouvons mieux comprendre les problème de civilisation des jeunes qui ont des difficultés à entrer dans le monde des adultes avec les squats, la drogue, les problèmes des banlieues, l’alcoolisme, ou à l’opposé les nombreux « Tanguys » qui ne quittent plus le foyer parental.

APPAREIL   ENDOCRINIEN :

Là encore, la variabilité domine. Le système neuro endocrinien des jeunes femmes suit le moral (Natrum Muriaticum en particulier) et la dépression donne une insuffisance ovarienne, avec des cycles irréguliers, le plus souvent long et en retard et parfois même une aménorrhée durable (dépression affective de l’adolescence, suite à rupture ou conflit avec les parents, avec anorexie le plus souvent). Les caractéristiques circulatoires peuvent se reporter sur le flux (Pulsatilla).

Les surrénales sont faibles dans les deux sexes, en particulier le matin, ce qui ne permet pas d’avoir assez d’énergie pour bien démarrer la journée.

Il peut néanmoins exister des flambées hormonales avec de la noradrénaline, en période d’excitation ou de passion.

La thyroide est fragile, avec des alternances d’hyper et d’hypo fonctionnement, avec une tendance aux dysthyroïdies en période de stress, avec possibilité de thyroïdites virales ou auto immunes.

 

EN CONCLUSION

Il faut arrêter de tuberculiniser les enfants avec une vaccination par le BCG, aussi inutile que nocif. Il a été heureusement supprimé pour cette raison grâce aux pressions exercées par les autorités européennes, du calendrier de vaccination 2007. Il est à remarquer qu’il n’y a pas plus de cas de tuberculose déclarés en France depuis sa suppression, ce qui confirme son absence d’activité. Néanmoins certains médecins peuvent encore le proposer, en forçant la main aux parents qui se trouvent « obligés ».

Et pourtant il ne fait même plus partie du carnet de vaccination surchargé de Madame Buzin ! …

Donnez de la vitamine D à vos enfants, une alimentation riche en Silicium et vitamine C, offrez leur des vacances au soleil et une vie heureuse, et ils ne contracteront pas la tuberculose.

Il ne suffit pas néanmoins de donner le remède Tuberculinum de manière spontanée, sans qu’il y ait correspondance des symptômes, car ce serait méconnaître les principes de prescription, ce qui a fait dire à JT Kent (19ème siècle) : « ce n’est la meilleure idée que l’on peut se faire de la doctrine homéopathique (…) elle relève de l’homéopathie délirante qui prévaut dans ce siècle.  Malgré tout beaucoup de bien en est sorti. »

Que dirait il de nos jours !!!

 

 

 

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