LA MORT EN SOI, ou la VIE à DEUX Vitesses

Nous allons essayer de démontrer comment notre conception personnelle sur la mort peut influencer notre santé, nos schémas réactionnels, et en particulier, notre manière de recevoir un deuil.

les anciens savaient se préparer

Nous allons essayer de démontrer comment notre conception personnelle sur la mort peut influencer notre santé, nos schémas réactionnels, et en particulier, notre manière de recevoir un deuil.
les anciens savaient se préparer
La mort est inéluctable, et nombre de civilisations ont tenté de montrer au futur défunt (defunctus sorti de sa fonction) comment s’y préparer.
Le livre des morts égyptien signale que celui qui voulait vivre après sa mort devait le lire tous les jours…mais il fallait aussi qu’il ait « fait graver le texte sur les parois de son cercueil, afin qu’il puisse rentrer et sortir sans qu’on puisse lui opposer la moindre résistance ».
Pour le monde chrétien (surtout autrefois) tous les jours de la vie doivent être vécus , en pensant que l’existence peut nous être ravie n’importe quand, et qu’il faut se tenir prêt, sans péché, car « le Maître pourra venir la nuit comme un voleur… »
Citons également pour leur caractère excessif, l’existence des « confréries de la bonne mort » du 19 ème siècle à Montréal: « tous les jours de notre vie chrétienne doivent être une préparation continuelle a la mort puisqu’elle est un terme qui nous attend tous, terme inévitable qui doit décider du bonheur ou du malheur de notre éternité ».
Certains, comme les hindous et à un moindre degré les bouddhistes (branche tibétaine) se consolent en pensant que la métempsycose va leur permettre de transvaser leur âme dans un autre corps qu’elle pourra animer, ou se dissoudre car le moi n’est qu’une illusion pour les seconds.
Le hic, c’est que si la réincarnation est assez confortable, la métempsycose prévoit le retour en animal, en végétal, voire en minéral ( la Kabbale judaïque), ce qui rejoint l’animisme africain. On a donc quand même intérêt à faire attention à ce que l’on fait dans cette vie-là….

la vie et la mort sont UNE

Il faut reconnaître que la vie et la mort sont intimement liées car elles n’existeraient pas l’une sans l’autre, ce qui fait dire à Françoise Dolto: « l’expérience de la naissance est la première expérience de l’émergence de la mort. »
Ce qui confirme la pensée de Heidegger: « la mort est une manière d’être que la réalité humaine assume dès qu’elle est; dès qu’un humain naît, déjà il est assez vieux pour mourir »

la mort escamotée.

Ainsi donc les civilisations qui nous ont précédés avaient toutes inscrit la mort comme un acte important de l’existence, auquel il fallait se préparer. Pourtant notre société actuelle, basée sur l’Hédonisme et le consumérisme, la recherche du profit et de la compétitivité, semble repousser l’idée de la mort pour en arriver à son déni (Louis Vincent Thomas). Le professeur Patrick Baudry rajoute : « faire comme si la mort n’existait pas, ou surtout comme si elle n’avait aucune importance, caractérise une société en panne de sens et de solidarité ».
L’homme moderne est conforté, dans cette idée d’une mort obsolète, par sa prise en charge démesurée par une science médicale hégémonique qui repousse sa durabilité, en lui greffant des organes de rechange, en dissolvant l’idée de la vieillesse par la chirurgie esthétique, et avec des techniques de rajeunissement, en lui faisant une vie d’accumulations de quantités de temps. Sa finitude est repoussée au loin, et ses projets s’étalent sur au moins 100 ans…après on verra.
« On est partis pour rester » , la dernière chanson de Francis Cabrel, illustre bien cette tendance qui est dans l’air du temps. On est loin de la notion de tenir sa lampe allumée des vierges de la bible…

la peur du néant

Certains philosophes ont démontré que la peur de la mort n’est en fait que la peur de n’être plus rien, une arrivée dans un néant inconnu. Pour en sortir, deux solutions, d’où le conflit entre les matérialistes et les dualistes. Les matérialistes constatent que le corps, étant matériel, est mortel et, si les dualistes acceptent cette notion, ils considèrent que l’âme étant immatérielle, est immortelle.
Regardons la mort chez Platon: « est-ce autre chose que la séparation de l’âme et du corps? On est mort quand le corps, séparé de l’âme, reste seul à part avec lui-même et quand l’âme, séparée du corps reste seule avec elle-même »
Épicure a bien sûr une autre définition : « familiarise toi à l’idée que la mort n’est rien pour nous, car tout bien et tout mal réside dans la sensation: or la mort est la privation complète de cette dernière (…) aussi celui des maux qui fait le plus frémir n’est rien pour nous, puisque tant que nous existons la mort n’est pas et que la mort est là où nous ne sommes plus »
De là naissent chez les dualistes la notion de résurrection (avec le Christ et par lui), les notions d’Enfer et de Purgatoire, qui sont plus acceptables grâce à la promesse du Paradis, car pour les philosophes, la peur de l’Enfer est plus confortable que celle du néant. Pour le monde chrétien la Résurrection est LA solution pour vivre une vie heureuse, sans angoisse de la fin, car le croyant doit être persuadé de son immortalité future avant la fin de sa vie.
Les compagnies d’Assurance vie américaines ont sorti des enquêtes montrant qu’un croyant vivait en moyenne quelques années de plus qu’un athée. (Ce qui confirmerait le bien fondé du Pari de Pascal dont nous reparlerons un peu plus tard).

le retour brutal au réel

Si nos sociétés modernes veulent reculer l’échéance de la mort aussi loin que la pensée est capable de l’imaginer, certains événements dramatiques viennent brutalement les rappeler à la dure loi de la réalité. Prenons pour exemple le Crash récent de l’A 320 de la Germanwings, dont l’évocation répétée engendre une émotion importante pour le spectateur (on pourrait même dire le voyeur) car elle ramène tout un chacun au côté violent et imprévisible d’une certaine forme de mort. Et si son tabou essaye d’évacuer insidieusement notre rapport naturel à la mort, les médias, de manière obsessionnelle, répètent à l’envi le drame des victimes et ceux de leur famille, nous montrant des photos, et faisant des incursions dans leur vie, pour nous faire vivre l’émotion la plus intensément possible. Cela permet une séance de psychologie collective, comme en témoignent les marches blanches ou l’incontournable mise en place des cellules de soutien psychologique.
La « scoopissime » Information est inévitable. C’est le principe, revu par les médias, des contes de fée sordides où l’enfant doit s’accoutumer à l’idée de la mort par les aventures du petit héros, mis en danger par les adultes (l’ogre, le loup, etc…)
L’émotion zoomée des parents de victimes nous rappelle la phrase de Jean Cocteau:
« le vrai tombeau des morts c’est le cœur des vivants » version altruiste de ce que confirmait Sartre d’une manière moins poétique et très égoïste: « La mort représente le sens futur de mon pour soi actuel, pour l’autre ».

l’angoisse existentielle.

Mais il peut y avoir un écueil, c’est qu’en en repoussant l’idée de cette mort qui ne fait plus partie de la vie, aussi bien que la naissance, elle vienne s’installer comme une angoisse qui pourrait durer toute l’existence, car plus inconnue et lointaine, plus inquiétante et terrifiante elle devient. En plus elle empêche tous les existentialistes de vivre paisiblement leur Quantum de vie….
Cette idée d’une mort injuste rend notre société capable de statuer sur la fin de vie ….des autres. En la posant comme un acte volontaire, elle devient une option qui en quelque sorte, lui enlève son pouvoir de nous attendre et de nous saisir selon son bon vouloir. Le suicide est aussi une manière d’exorciser cette angoisse: « certains se pendent pour échapper à la peur de la mort » (Montaigne).
Pendant ce temps l’Assemblée vote les lois sur l’Euthanasie et le suicide assisté, du Eu grec qui signifie bon, après le « bien vivre ensemble » optons pour le « bien mourir », ou mourir dans la dignité, autre manière de reprendre le contrôle sur les événements, comme si l’on commandait la mort au lieu de la subir, ce qui est aussi une manière d’éviter la déchéance de la fin et les souffrances, mais aussi la compassion de ses proches, les veillées et les prières, et …le temps du repentir, qui est parfois ultime.

la nostalgie du passé

Pourtant les anciens l’avaient incorporée à leur existence comme étant normale. Déjà Georges Brassens s’inquiétait de son éloignement en chantant les petits corbillards de nos grands-pères…
« Lorsque l’on mourrait chez soi, entouré de sa famille, de ses voisins et de ses amis, cela faisait partie du quotidien et elle était plus visible: on voilait de noir la porte d’entrée, on venait passer, en voisin, un moment au chevet du mourant » rappelle Marie de Hennezel.
Cette dimension visible de la mort a quitté l’espace public, pour aujourd’hui se traduire par un silence gêné à l’annonce d’un décès, voir une excuse « je ne savais pas », ou d’une compassion exagérée. On ne meurt plus, on disparaît. Cette anormalité peut même conduire à la « marginalisation » des personnes en deuil.

la Grâce accordée au mourant

Certains auteurs nous donnent une note d’espoir sur la Grâce du mourant. Joseph Kessel écrit (en substance):
« quand nous savons que nous allons mourir dans un mois , nous pensons qu’il nous reste deux mois à vivre , s’il ne nous reste qu’une semaine, nous pensons qu’il nous en reste deux, s’il nous reste une heure, nous pensons qu’il nous en reste une de plus à vivre, et s’il nous reste qu’une minute… »
C’est la grâce du mourant qui ne connait pas l’heure exacte de sa mort (« Dieu merci »).

la vie ou la mort ?

Après tout ce que nous avons dit, nous pouvons dire qu’il n’y a que deux choix sur la Mort: elle est un passage vers une forme d’éternité, ou elle est une fin avec une ouverture sur le néant. Ce qui nous permets de méditer sur le « pari » de Pascal:

« Vous avez deux choses à perdre: le vrai et le bien, et deux choses à engager: votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir, l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée en choisissant l’un que l’autre, puisqu’il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude? Pesons le gain et la perte en prenant croix que Dieu est, estimons les deux cas, si vous gagnez, vous gagnez tout, si vous perdez vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est sans hésiter!  » (fragment 233 des Pensées 1670)

Ce à quoi Hans Jonas fait une critique tout à fait recevable:  » en choisissant de croire en Dieu, je dois vivre en accord avec cette croyance. Donc si Dieu n’est pas,  la différence doit se faire entre ma vie vécue et le néant de la mort. Or entre ma vie vécue et le néant de la mort la différence est incommensurable. Mais si je vis en athée, et que Dieu est, je perd quelque chose d’inestimable, la béatitude éternelle. Dans les deux cas la perte est infinie ».

pas d’accord!

Si le raisonnement de Hans Jonas est très mathématique et raisonné, il oublie néanmoins une différence considérable entre les deux modes de vie, et c’est là où nous voulons en venir (enfin, dirons certains). Dans un premier cas l’être vit une vie (presque) sans angoisse de la mort, avec une importance mise sur la relation à l’autre avec la notion de bien et de mal, et avec la notion du Pardon, qu’il sait aussi demander ou accorder aux autres. Sa vie sera plus ancrée dans la sphère émotionnelle et dans une sphère spirituelle, à laquelle l’athée s’est fermé l’accès. Ses accidents de vie, ses maladies seront conformes à cette option sur le refus du néant, c’est ce qui est représenté par la diathèse Tuberculinique.
A l’inverse, celui qui aura opté pour la vie ou rien, vivra un enfer sur terre, celui d’avoir une peur constante d’une mort immanente, car c’est le seul bien qui lui reste et qu’il faut chérir. Ses options seront différentes risquant le choix du matérialisme combattif, des plaisirs faciles et de l’argent facile, souvent au mépris de l’autre, avec le jeu du pas vu pas pris, pratiquant le sans gêne, ou le sans scrupule, prenant plaisir à la souffrance de l’autre, même en lui donnant la mort. C’est ce que nous appelons la Luèse.
Entendons-nous bien, nous ne parlons pas de religion en particulier, ni de pratique rituelle, mais d’un choix, d’une position par rapport à la mort: le néant ou l’éternité.
Ces deux choix conditionnent inconsciemment tous les autres choix de notre vie, même les plus petits.
Nous allons donc décrire les différents aspects de la peur de la mort en fonction de ces deux diathèses, en sachant que les tuberculiniques ont aussi ces peurs, parce que nul n’est parfait, mais elles seront surtout centrées sur la peur de perdre l’autre alors que le luétique a une peur plus égoïste de se perdre lui-même.

Mais alors une question peut se poser: si la diathèse est héritée, a-t-on vraiment le choix?
Est-ce que le tuberculinique par ses aspirations et sa perméabilité reçoit la « Grâce de la Foi » et est-ce que le luétique est prédisposé à y être peu ou pas réceptif, comme imperméable, sauf si intervient une conversion d’ordre volontaire ou surnaturelle ? Serait-il condamné de fait à ses angoisses existentielles?
Il y a deux autres diathèses, mais nous y sommes tous soumis et elles dépendent moins de notre choix fondamental : la Psore et la Sycose

LA PEUR DE LA MORT CHEZ LES TUBERCULINIQUES

Nous appelons Tuberculinique toute personne qui présente un ensemble de signes caractéristiques (qui, quand ils sont partagés en commun avec un grand groupe de personnes, permettent de définir un ensemble pathologique que nous appelons diathèse, car il ne rentre pas dans le même cadre nosologique qu’une maladie étudiée par la médecine officielle), que ces signes soient congénitaux (hérités de la fragilité de la lignée), ou acquis par le tuberculinisme vaccinal (avec le BCG qui ne prend pas sur ce terrain, les revaccinations et les nombreuses intra dermo réactions de tuberculine).
Ces signes sont:
-des perturbations émotionnelles importantes axés sur l’hypersensibilité du sujet, sa faible résistance aux émotions déprimantes, et une tendance à la dépression, ce qui retentit sur sa fragilité physique: quand il déprime son immunité chute parallèlement (ce que la Thymuline peut inverser, prise au bon moment).
L’angoisse est vespérale, à l’heure où la fièvre inflammatoire s’installe chez le tuberculeux, avec de l’oppression, des palpitations, et des suées.
– une fragilité ORL et respiratoire face aux virus, par exposition au froid humide, et bien sûr à la tuberculose (ce que le BCG ne peut enrayer sur ce terrain non répondeur, puisqu’il est tuberculose lui-même)
– des troubles circulatoires des extrémités (acrocyanose, Raynaud, inadaptation aux variations thermiques).
– diarrhées fréquentes.
-tendance nette à la déminéralisation, en Calcium (dents fragiles++), en fer, en potassium, en magnésium, pour les plus importants, avec deux pics dans l’année, » quand les feuilles viennent aux arbres et quand elles en tombent ».
Certains ont une tendance à avoir du mal à cristalliser un choix            (« c’est renoncer à tous les autres ») et changent facilement leurs attachements sentimentaux, professionnels, ou même à leur lieu de vie, rêvant toujours à un autre « ailleurs » (Phosphorus et TK), allant même jusqu’au refus de rentrer dans le « système » , avec une tendance à la marginalisation, aux métiers atypiques, à la drogue, aux addictions, au trip et même au squat (TK)(ce dernier est bien illustré par les poèmes chantés de Renaud, le gentil rebelle, anarchiste de gauche au grand cœur, mais tout aussi auto destructif que les autres de la lignée des tuberculiniques malheureux)
Vous me direz « le tableau n’est pas brillant », et vous auriez raison, car je vous ai décrit ceux qui vont mal, ceux qui n’ont pas réussi à sublimer leur diathèse, qui les pousse à donner de l’amour et à se donner soi-même, jusqu’au bout.
Quand un tuberculinique va bien, il est joyeux et altruiste, social, pacifique et conciliant, délicat et prévenant, toujours dans le désir d’aimer et d’être aimé, sensible à la musique et à la poésie (un « enfoiré » comme JJ Goldman) avec cette capacité à connaitre la béatitude ( qui peut alterner assez rapidement avec une grande misère humaine, parfois même par compassion)
Le « sermon sur la montagne » est fait pour eux.

Pulsatilla.

Dès sa plus tendre enfance la personnalité Pulsatilla a une angoisse prégnante, qui peut l’assaillir presque tous les soirs, en cherchant le sommeil, celle de perdre un être cher, généralement sa mère, ou plus symboliquement le parent dominant, avec lequel elle cherche à garder une relation fusionnelle.
Il arrive que des larmes coulent silencieusement.
Pulsatilla ne redoute pas sa mort, mais la séparation d’avec ceux qu’elle aime.
Perdre l’Amour, c’est perdre la protection, et cette angoisse est tellement présente, qu’elle essaye de tout faire pour ne pas déplaire. Elle accepte sans broncher le carcan de l’éducation, ce Surmoi qui va peser toute sa vie sur ses choix et ses actions et qui va la faire rougir de honte, lorsqu’elle transgresse son règlement intérieur. Ce Surmoi fort va l’inciter à devenir « ce que », ou « comme » l’on voudrait qu’elle soit, ne s’affirmant presque jamais et cherchant à se justifier tout le temps.
Ce désir de perfection et cette humilité passive seraient louables en soi, s’ils étaient moins subis et moins sous-tendus par la peur de ne pas y arriver, et donc de perdre l’Amour.
La personne Pulsatilla ressent une forte émotion anxieuse avant, et une tristesse infinie après la perte tant redoutée. Le deuil est teinté de nostalgie du bonheur perdu. Pensant un moment aux agréables souvenirs des moments passés avec le défunt, elle ressent une courte joie consolatrice, puis constatant qu’il s’agit du passé, elle se met à pleurer, le plus souvent avec des sanglots (à la différence des autres, Pulsatilla à tendance à retenir l’eau, car trop d’amour à donner). En cas d’évolution mélancolique, à la suite du deuil maternel, la tendance naturelle sera la noyade, comme pour se diluer, se fondre, dans ce liquide amniotique originel, dans un ultime retour au « berce-eau ».
Cette angoisse est tellement intrinsèque à la personnalité, que nombre de femmes m’ont avoué quel lors de leur ménopause, les bouffées de chaleur amenaient une émotion triste qui leur faisait penser à leur mère, avec quelques larmes….et des suées.

Pulsatilla 15 CH sèche les larmes, permet de retrouver une autonomie affective, et évite de compenser avec le sucre consolateur (les « douceurs » d’autrefois). « si tu es sage tu auras un bonbon… »

Ignatia

Ignatia correspond à une personnalité aussi sensible que Pulsatilla mais un peu teintée de Luèse, car dans le deuil, c’est le manque de l’autre qui domine (un aspect mineur du néant).
C’est un sujet hanté par l’angoisse de la séparation, autant de l’Amour que de la sécurité, moins fusionnelle que Pulsatilla et ne cherchant pas à mériter l’Amour, plus égocentrée sur sa tristesse, un peu versatile et paradoxale. Ignatia va surtout se différencier par son ressenti. Si Pulsatilla pleure, intensément, Ignatia, ne sait plus pleurer ( « les grandes douleurs sont muettes »). Ses pleurs refoulés se traduisent par une boule à la gorge, un nœud d’autant plus serré que l’angoisse est plus forte. La nourriture est peu désirée, elle ne descend pas, car cette situation lui donne la nausée.
Morosité, démoralisation, tristesse, aggravée par les périodes de date anniversaire, illustrent le quotidien de ces personnalités.
Angoisse très forte avant, imaginée et pré vécue, tristesse teintée de culpabilité(« j’aurais pu faire mieux si j’avais su ») façonne la deuxième partie du deuil et la troisième, la culpabilité et le manque. (la première est le déni du réel de Phosphorus).
Ignatia 15 CH en granules, Ignatia 30 CH à J-3 avant les règles, pour les deuils anciens, ou deux fois par mois pour les dépressions de suite de deuil, à combiner dans ce cas avec les granules au quotidien.

Phosphorus

Nous rentrons la dans l’illustration d’ombre et lumière du tuberculinisme. Personnalité rayonnante le matin, éteinte en milieu d’après-midi, anxieuse et fébrile intérieurement à la tombée de la nuit, représentant symboliquement l’anxiété de la tuberculose consomptive. Cette anxiété est ressentie en particulier dans la solitude, lui donne une bouffée sanguine au visage et aux joues, lorsqu’il est au plus fort de son émotion, avec un une sensation d brûlure dans tout ou partie de corps. (les évangiles citent les perles de sang au front de Jésus au mont des oliviers, au plus fort de sa compassion, espérant une présence consolatrice de ses disciples, qui ont préféré s’endormir malgré plusieurs sollicitations). Rêveur éveillé surtout quand son idéal ne correspond pas à ses réalisations, il se protège de la douleur du deuil, en refusant de le réaliser. « Je pense qu’il va franchir la porte, qu’il va me téléphoner, je lui ai écrit une lettre, que j’ai collée au mur, il la lira… » Le même feu de sa passion amoureuse pour le conjoint dans la jeunesse, le consume dans le deuil, le soir seul dans son lit, avec un pressentiment de la mort. C’est une période qui ne dure que quelques jours pour presque tous les débuts ce deuil, mais plusieurs semaines ou mois pour les Phosphorus chroniques, ou plus encore si se déclenche une décompensation psychiatrique.
« J’irai jusqu’au bout de mes rêves, là où la raison s’achève » (chanson de JJ Goldman) ou bien : « Je me ferai prince de sang, rêveur ou bien adolescent, comme il te plaira de choisir, et nous ferons de chaque jour toute une éternité d’amour, que nous vivrons à en mourir » (chanson de Georges Moustaki) Ces deux poèmes évoquent bien le côté excessif du sujet, qui vit ses passions de manière « héroïque ».

Phosphorus 15 CH (ou 30 CH si les troubles sont intenses, avec tendance à perdre le contact avec le réel, dans les moments d’isolement avec le monde).

Natrum Muriaticum

Ce sujet est très sensible et très FRAGILE. Quelle différence avec les autres?
C’est surtout la somatisation de la perte de l’Amour, par la perte de son eau corporelle, eau symbole d’Amour, puisque nous naissons dans le liquide amniotique, et nous ne pouvons pas vivre sans eau. De nombreuses représentations religieuses l’illustrent: l’eau de baptême, celle qui coule de flanc droit du Christ, le fleuve d’Ézéchiel…
Le sel (Natrum) retient l’eau, mais plus dans son cas.
Tout devient sec, les muqueuses en particulier, ce qui est facilement visible, notamment au niveau des lèvres qui nécessitent l’usage d’un stick en permanence, le nez, les yeux, quand il utilise toute son énergie pour ne pas pleurer (devant quelqu’un). Car cette personne n’a jamais cru en l’Amour pour lui, c’est à dire qu’il ne se considérait pas comme « aimable », ce qui explique sa susceptibilité et son amour « propre » hypertrophié.
Lorsque j’enseignais, je rappelais souvent : « il n’y a pas pire œil sec qu’un œil qui refuse de pleurer » et ceci est valable pour d’autres parties du corps…
Pourtant la déshydratation est visible, car le sujet maigrit, même en mangeant encore bien, car l’eau le traverse: il a très soif, boit beaucoup car il a peu de salive, dort avec sa bouteille d’eau, mais se lève souvent pour uriner des urines pales de faible densité.
Comme un neurone sec est un neurone triste et passéiste, le sujet rumine tous les moments où le défunt lui a manqué de respect et d’Amour. Quand il est seul, il ne cesse de pleurer, ce qui rajoute encore une perte d’eau et de sel. Les phrases « Il a pleuré toutes les larmes de son corps » ou » il a perdu le sel de la vie » résument la sagesse populaire.
Natrum Muriaticum 4 CH deux ou trois fois par jour pour fixer l’eau, et des doses en 15 CH pour stopper ce chagrin concentré.

Arsenicum Album

Avec lui nous rentrons dans une situation encore plus difficile à vivre, car il a une conscience permanente de sa mortalité. Il est littéralement empoisonné par l’idée de la mort. Il vit avec, conditionnant ses actions sur le fait qu’il sera peut-être mort demain. Le sentiment d‘incomplétude de sa vie lui fait tout ranger derrière lui, testament bien acté. Il en devient maniaque, car l’ordre le rassure et le désordre l’angoisse. Ces crises sont plus volontiers entre minuit et trois heures du matin, car c’est l’heure de la faiblesse de ses surrénales. Outre les angoisses qui le poussent hors de son lit, il peut faire de l’eczéma, de l’asthme, des gastro entérites sévères, entre autre, toujours par sa déficience en Cortisol. Son appétit est pratiquement nul, car cette « idée de sa mort inéluctable » le dégoûte, ravivée par l’odeur et la vue même des aliments. Cette viande morte et froide la représente trop. Chaque deuil est pour lui une piqure de rappel sur la précarité de son souffle de vie. Les enfants font des décompensations lorsque qu’ils sont confrontés à la mort du petit chat, ou du grand père, et si l’on parle trop des morts, notamment le culte des morts le deux novembre au cimetière. Il peut avoir des tocs, rituels expiatoires de son angoisse.
Les granules en 7 CH sont plus rapides d’action, à compléter par des doses en 15 CH au moment des crises.

Sépia

Ce n’est pas particulièrement un remède de peur de la mort, mais plutôt un remède de désir de mort. C’est la mélancolie vraie. Chaque deuil fait vivre une période de culpabilité. Les personnes fragilisées peuvent s’en trouver particulièrement affectée. De plus, différents évènements de sa vie, et leur interprétation noircie, l’amène cette personne à d’amères constatations : « Je suis une mauvaise mère, car cela me peine de m’occuper de mes enfant, alors que cela devrait me faire plaisir ». Si l’on y rajoute : « je suis une mauvaise fille, une mauvaise épouse, et même une mauvaise malade » la culpabilité est telle que le désir d’autopunition est très violent et l’emporte sur le désir de vie et l’instinct de conservation. C’est le désir de repos, une souffrance permanente de voir tout en noir, le désir de solitude pour pleurer et se désespérer, qui lui font souhaiter la mort. Le risque suicidaire est grand, même collectif, par exemple une mère qui se jette à l’eau, en tenant par la main ses deux enfants pour les noyer avec elle.

Pas d’automédication!,

image  Statue de Chopin (Monceau, Paris)

Les tuberculiniques sont sensibles à la musique, à la peinture, à la sculpture, à la poésie, au romantisme, à la beauté et au merveilleux.
Cette statue représentant Frédéric Chopin, mort à 39 ans de tuberculose et, ou de mucoviscidose, illustre bien toutes ces tendances. Il est sculpté avec une silhouette et une élégance naturelle typiques du sujet Phosphorus.

 LA PEUR DE LA MORT CHEZ LES LUETIQUES

 Comme nous l’avons dit ceux-là croient qu’après la mort il y a un trou noir (au sens cosmique) et qu’ils vont être aspirés par le néant. Point de lumière pour eux.
La peur du « noir » s’installe dès l’enfance, puis cela devient la tombée de la nuit qui est anxiogène, et tous les personnages luétiques sont aggravés la nuit, du coucher au lever du soleil, et ce pour le moindre symptôme ressenti. L’adrénaline étant leur hormone principale de somatisation, ils s’exposent essentiellement aux accès de panique, et avec le temps aux maladies cardiovasculaires de toutes sortes, mais aussi aux désordres cellulaires.

Argentum Nitricum

Lui n’est pas toujours conscient de sa peur de la mort, car pour y échapper, il court.
Il court dans toutes ses actions, comme s’il avait la mort à ses trousses et qu’il ne fallait pas qu’elle puisse le rattraper. Le temps presse car il est court, la vie est courte.
Il a toujours peur de manquer………. de temps, d’argent (« time is money »), du sol sous ses pieds (en avion notamment), de confiance en lui, car il appréhende l’instant qui vient. Il a le vertige, et toute sa vie se passe comme s’il était au bord du précipice. Il a peur de sauter. Alors il court, il jogge, il court après son centre de gravité, car il vit dans le futur, comme pour y être plus vite et se débarrasser de l’angoisse qu’il représente. Et comme dormir c’est mourir un peu, quand il s’endort, il sursaute, comme s’il lâchait prise sur le contrôle de sa vie. En plus c’est du temps perdu…
Le moindre symptôme l’inquiète et représente peut être le début de la fin, et alors il devient hypocondriaque, ou hyper, car ce terme lui convient au mieux.
Le deuil l’aggrave, et il a peur des morts, car ils représentent ce qu’il fuit et ne veut même pas entrevoir. Comme le suivant, il craint de se réveiller dans son cercueil.

Argentum Nitricum 7 CH, dès qu’il ouvre son deuxième œil le matin, et qu’il considère qu’il n’y a pas de temps à perdre… Idem pour ses somatisations, surtout gastriques et intestinales (la « chiasse avant un examen », les brûlures gastriques), et 15 CH le dimanche soir pour l’appréhension de la semaine qui commence, ou de l’intervention chirurgicale qui s’annonce…

 

Aconit

Si Argentum connait des périodes de forte anxiété, c’est toujours pour un événement du monde extérieur qui s’annonce. Pour Aconit, c’est le milieu intérieur qui ne va plus et le sympathique qui s’emballe. L’adrénaline coule à flot, tous les capteurs de danger clignotent au rouge et le cœur n’a jamais battu aussi vite. Son bras gauche fourmille….
C’est l’attaque de panique, telle qu’elle est décrite en psychiatrie. « Le stress est fait pour fuir ou pour combattre » avait démontré le professeur Laborit.                                                                                                             Lui a choisi définitivement la fuite. Autant dire que les obstacles l’aggravent. Il est claustrophobe, n’aime pas les ascenseurs, la foule…il dort avec de la lumière, et si possible jamais seul, et il ne sait pas pourquoi. Tout simplement parce qu’un cercueil, c’est petit, c’est noir, il y a peu d’air, et on ne pas s’enfuir…Il préfère l’incinération, ou être enterré dans un sac (…et avec son Smartphone).
Aconit 15 CH en granules et des doses en 30 CH a chaque crise, avec une bonne psychothérapie de soutien.

Luesinum

C’est le chef de file de la Luèse, la syphilis primordiale et ancestrale, qui pousse à des conduites sexuelles dangereuses (le microbe veut survivre) et à avoir peur de la ruine.
La ruine au sens large, ruine du corps et ruine de l’esprit. Peur de la déchéance, de l’infirmité de la souffrance terminale, des asticots, mais aussi peur de perdre la raison peur de devenir fou. Ils ont peur d’être enterrés vivants comme les deux précédents, et préféreraient l’incinération (représentation mineure de l’enfer?). Les somatisations sont trop nombreuses pour être envisagées ici. L’hystérie peut être un mode d’expression courant. Le symptôme principal est la phobie des microbes, avec le lavage obsessionnel des mains, et la désinfection abusive ( à l’eau de javel du sol au plafond), mais toutes les phobies peuvent survenir, y compris celle, fréquente, de l’insomnie totale, par peur de souffrir, ou simplement de ne pas dormir…

Luesinum 30 CH en doses.

 

Aurum

Un mot sur lui, car sa conception de la mort diffère des précédents. Aurum ne croit pas à la rédemption, et il ne se pardonne pas lui-même ses erreurs, ses faiblesses et ses crimes. Lors du bilan de sa vie, sa conscience est lourde, rongée de remords et de scrupules. Les nuits sont longues l’hiver, et il manifeste l’une des formes de dépression saisonnière. Cette souffrance l’amène à souhaiter la punition, souvent capitale, qu’il s’inflige lui-même, après que l’idée du suicide se soit lentement installée. Ce sanguin autrefois violent, rumine ses fautes dans le silence, ignorant comme Juda le salut qui allait venir. Il ne prévient personne et prémédite minutieusement sa mort. Qu’importe s’il est détesté, cela ne fait qu’augmenter la salvatrice punition. (Andreas le pilote d’A 320 ?)

pas d’automédication pour ce remède

Actea Racemosa

Une jeune femme peut ne pas avoir peur de la mort, mais dès qu’elle a un bébé, elle commence à avoir peur pour sa vie, une peur folle de laisser son enfant derrière elle, ou qu’il arrive quelque chose à son enfant et qu’elle en soit responsable. C’est une névrose phobique mais surtout altruiste (les deux diathèses sont présentes, et presque à égalité). C’est un instinct maternel excessif multiplié par l’instinct de conservation et par par l’angoisse de la séparation, vécue de manière phobique. Il y a des composantes hormonales certaines, car la grossesse, l’approche de l’accouchement, le post partum, la période prémenstruelle, et parfois la ménopause sont les périodes fortes de la pathologie. Cela commence dès la grossesse, et d’autant que l’accouchement approche;  les peurs sont diverses, notamment que la mère et l’enfant meurent. Nous en avons parlé lors de la préparation à l’accouchement: des spasmes du col en freinent l’ouverture, comme si l’angoisse de le laisser partir au dehors de son ventre, et de le mettre ainsi en danger.                                                                                                                                         En post partum, l’angoisse de la culpabilité (qu’il arrive quelque chose à son enfant) pouvait être tellement oppressante que certaines femmes se défenestraient avec leur bébé sous le bras. J’ai connu un cas chez une parente d’une patiente. La névrose puerpérale est rare, mais de toute manière je n’en ai jamais rencontré, car je donne systématiquement Actea Racemosa 9CH en dose au début de l’accouchement. Les somatisations de type hystérique sont fréquentes chez ces personnes, surtout autour du cœur et sur l’appareil génital, sous forme de spasmophilie gynécologique.

Quand une femme a perdu en enfant, elle voit des scénarios catastrophes sur la perte du  suivant, et de ce fait  devient très anxiogène pour l’enfant. Elle se met à avoir des tocs pour exorciser les drames futurs, qu’elle entrevoit dans ses cauchemars ou ses période d’insomnie, comme des prémonitions. Dans ce cas les troubles peuvent persister après la ménopause, et cette femme peut même faire un transfert sur les petits enfants, traumatisant sa belle fille sur les règles de sécurité….

pas d’automédication, sauf pour la grossesse.

 Il nous reste un mot à dire sur les deux autres diathèses, qui ne dépendent pas du choix sur l’après vie, et auxquelles nous sommes tous soumis:  la Psore et la Sycose que nous résumerons à deux remèdes seulement:

Psorinum.

Son état mental et physique sont désespérants d’autant qu’il ne réagit pas aux traitements qu’on lui propose. C’est pour lui un vrai sentiment d’infériorité, dont il aura parfois eu le complexe dans sa vie. La frilosité, la faim et la fatigue l’envahissent (les 3 F). Et là s’installe un paradoxe, il a peur de la mort et veut en finir. Tous racontent : « je préfèrerais mourir que de continuer à vivre comme ça » Cet état d’esprit peut de retrouver dans de nombreuses pathologies physiques ou mentales, avec des échecs thérapeutiques successifs. Ce qui importe alors c’est son ressenti de cette phrase qui est entre parenthèse.

La mort escomptée lui apportera enfin le repos.

pas d’automédication pour ce remède

Thuya

Maître remède et draineur de la Sycose, il soigne toutes les idées obsessionnelles, notamment celle de la fragilité du corps, du moi mental et du moi physique.
Il rejoint en cela les remèdes de Luèse, mais non sur un mode phobique, et avec des somatisations très différentes, faciles à reconnaître. Ses pics de Cortisol épuisent ses surrénales, le font grossir, avec une rétention d’eau, des doigts boudinés, une bouée autour de la ceinture et de la cellulite (il en tirera l’obsession du poids entre autres). Sa peau et ses muqueuses se couvrent de manifestations virales liées à ses chutes de l’immunité lors de l’hyper corticisme : herpès verrues, molluscum, condylomes, papillomes, puis par la suite, par une réaction centripète de l’organisme, des kystes, des fibromes, des polypes, ou pire…
On lui reconnaît la peur obsessionnelle du cancer (ce qui est légitime sur ce terrain) ce qui le pousse à vérifier son état par moult examens biologiques et radiologiques.
Un deuil va augmenter son stress, ses décharges surrénaliennes et les maladies virales qui en découlent, des cauchemars de mort, un réveil à quatre heures du matin, et de cancer et va le pousser à rechercher chez lui la maladie qui a emporté le défunt….

Pour ces deux remèdes seul le médecin peut déterminer la posologie idéale.

pas d’automédication.

Pour conclure, il se peut que vous vous reconnaissiez dans les deux tableaux, car vous avez une foi pour le surnaturel, mais elle est intellectualisée, et non pas vécue par votre corps, notamment le neurovégétatif. Baudelaire n’a-t-il pas attrapé tour à tour la tuberculose et la syphilis, deux maladies qui s’opposent en principe par leur terrain? Cela qui lui a fait porter la poésie aux  sommets de son art, et vivre aussi des descentes aux enfers très rapides et intenses.      

Dans ce cas faites soigner d’abord la Luèse, car c’est le plus urgent.

Désolé de vous avoir parlé aussi longuement de la mort. Pardonnez moi si cette lecture vous a inquiété…
« gagez donc… »

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3 réflexions sur « LA MORT EN SOI, ou la VIE à DEUX Vitesses »

  1. Brillante analyse d,un sujet encore un peu tabou, excellente description de la société actuelle, facile à chacun de trouver son « cas « personnel à contrario de la plupart des sites médicaux où l on se reconnaît seulement dans les pires scénarios. Tout simplement, bravo docteur Tisserand et merci.

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