CHAPITRE 4: Les enfants peu scolaires et les blocages

Nous abordons ici le dernier chapitre des remèdes les plus souvent utilisés pour aider les enfants à dépasser leurs difficultés, par un traitement simple et sans danger. Nous ne dirons jamais assez comment le visage de l’enfant se détend en fin de consultation, quand le médecin et les parents ont mis un éclairage nouveau sur sa problématique, ce qui lui apporte à la foi un espoir et une déculpabilisation.
Nous allons voir dans cet article le cas difficile des enfants de tempérament « non scolaires » pour ne pas dire présentant des  difficultés de concentration.
Ces enfants s’ils ne sont pas pris en charge rapidement vont redoubler le CP ce qui leur annonce une carrière scolaire difficile et qui sera probablement écourtée.     
Nous verrons ensuite les blocages que certains enfants ressentent par rapport à un professeur qui a eu une attitude maladroite, et en dernier le stress négatif qui est très inhibiteur et qui ne permet pas à l’enfant de s’épanouir dans les études.

les enfants NON SCOLAIRES:

 BARYTA CARBONICA :

il est de loin celui qui a le plus besoin de l’aide du médecin homéopathe, car, comme pour les déminéralisés, il n’ y a aucun équivalent en médecine officielle. Ce sont souvent des enfants qui ont manifesté un certain retard d’acquisition, comme la position assise, la marche et la parole. Ils sont d’une corpulence assez trapue et plutôt ronde, avec les épaules tombantes, quelques asymétries de posture, et souvent des problèmes oculaires (comme un astigmatisme irrégulier), mais cela n’est qu’une image d’Épinal, car il faut savoir aussi discerner les mêmes difficultés chez des enfants qui ont une apparence plus dans la norme.
La problématique de ces enfants est très simple, c’est le manque de confiance ABSOLU. Quand ils sont un peu plus dans la verbalisation, ils se définissent eux mêmes  comme NULS, ce qui ne peut pas se dire sans une certaine souffrance.                                                                                                                                                                                                                                            
Certains ont peur de ne pas y arriver (Gelsemium) et ont tendance à perdre leur moyen, mais au moins ils participent à l’épreuve. Baryta reste en amont « je suis trop petit pour comprendre ou pour faire cela, laissez moi jouer » et en fait ils se réfugient dans un puérilisme, avec des jeux et des attitudes enfantines, déplacées pour leur âge.    
 En réalité, ils n’osent même pas essayer de comprendre la consigne, persuadés qu’ils sont de leur incapacité. Et pourtant si un adulte s’assoit à côté d’eux et leur pose la main sur l’épaule, ils se mettent à l’ouvrage. Ils ont besoin d’être maternés.
J’en ai vu qui restaient bouche bée quand on leur pose une question, même si on la répète. Pourtant s’ils essayent d’apprendre quelque chose pour eux mêmes ils sont capables de citer les noms latins de papillons ou de dinosaures. C’est en cela que l’on peut dire qu’ils ont un cerveau « non scolaire » car ils sont inhibés dès qu’il s’agit d’une demande imposée par un adulte.
Toute épreuve imposée est insurmontable, et toute activité personnelle est possible.
pour lever ce barrage il faut donner des doses de Baryta Carbonica en 15 CH. Ceci n’est qu’une indication, car il convient de consulter, car ces enfants ont besoin aussi des explications rassurantes du médecin.
Après quelques doses, l’enfant ne dit plus jamais qu’il est nul…
Il a franchi une étape, mais il y en aura encore d’autres sur sa route. Il est complémenté en aigu, c’est à dire devant l’épreuve par Gelsemium.

KALIUM BROMATUM

Nous l’avons déjà évoqué.
« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément » ( Boileau)
Pour bien comprendre Kalium Bromatum, il suffit de prendre le symétrique de cet adage « Ce qui est confus dans la conception ne permet pas de l’expliquer clairement, et l’on ne trouve pas les bons mots ».
Voila donc un enfant qui, avec la fatigue liée à l’anxiété qu’il aura dû combattre seul la journée durant , va redire avec erreurs et confusion ce qu’il savait la veille ou le matin même. La synthèse d’un récit est aussi très difficile, et c’est d’ailleurs l’exercice que je propose aux parents, pour entrainer l’enfant après  avoir assisté à une histoire, à un spectacle ou à la télé. Il n’est pas rare que l’enfant commence par le milieu, ou qu’il insiste sur un point qu’il a retenu, et qu’il ne puisse pas dominer le sujet.
Ils sont également d’une exquise distraction, oubliant toute consigne ou l’inversant, perdant leur cahier de texte, partant à l’école en pantoufle, la poubelle à la main après avoir expédié leur cartable dans la poubelle…Ils sont dans la lune, mais différemment de Phosphorus, car eux ne rêvent pas, on peut même se demander si ils pensent.
ces enfants ont un sommeil perturbé quand ils sont épuisés, avec des cauchemars, des terreurs, et même du somnambulisme, ce qui est une caricature de leurs activité diurne. (dans certains cas il faut suspecter des crises convulsives pendant le sommeil qui pourraient passer longtemps inaperçues).
Kalium Bromatum 5 CH deux fois par jour, matin et goûter, avant les devoirs, arrange vite la situation. Les dilutions au dessus, à partir de 7CH peuvent être insomniantes, car réveillant trop la vigilance.
Les progrès passeront d’abord par l’amélioration de la qualité de sommeil, car comme je l’ai déjà dit un enfant qui n’a pas un sommeil reposant ne pourra pas bien se concentrer à l’école le lendemain.

LES BLOCAGES

IGNATIA            

Nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises, notamment dans les troubles de la rentrée scolaires, ou en tant que remède d’angoisse et de deuil.
Ce sont des personnalités sensibles , émotionnables (Calcarea Phosphorica), qui se fatiguent vite (petites batteries) et  qui ont une hyper sensorialité ce qui contribue à de la fatigue nerveuse et à des maux de tête migraineux, en serrements aux tempes.
Ces enfants peuvent rester imprégnés d’une atmosphère déprimante: une ambiance scolaire bruyante, une parole maladroite d’un professeur, une note décevante au plus haut point, une ambiance familiale destructrice (séparation des parents, divorce), c’est à dire toute situation correspondant à un renoncement douloureux, c’est à dire petit ou grand deuil à assumer. Il doit renoncer douloureusement à un couple parental uni, à une relation satisfaisante avec le professeur, ou même à tous ses copains lorsque les parents déménagent (ce qui peut être fréquent dans certaines familles) bref à chaque fois qu’il doit changer d’école.
Il véhicule sa tristesse, sa lassitude et sa démotivation. Il s’ennuie, baille et soupire, ou même se ronge les ongles et présente quelques tics du visage, en particulier des paupières. Il va à l’école ou au collège « à reculons » avec une certaine nausée morale, qui l’empêche le plus souvent de déjeuner le matin.
Hors si vous n’utilisez pas la gomme à chagrin, c’est à dire    Ignatia 15 CH, aucun psychostimulant, magnésium ou vitamine, ni même psychothérapie ne passeront par dessus ce blocage dû à un deuil non assumé. La posologie varie en fonction des circonstances en granules quotidiens ou en doses hebdomadaires. Des dilutions plus basses peuvent être utilisées en 9 CH pour les migraines, en 5 CH pour les maux de ventre et en 4 CH de préférence pour les ongles et les tics.

STAPHYSAGRIA

« Ce n’est pas la peine de continuer tes études, cela ne te sert à rien, tu ferais mieux d’être caissière dans un supermarché ».          Voila une phrase encourageante et méprisante (y compris pour le métier conseillé) qui fut prononcée à une jeune fille de première, qui fit par la suite des études brillantes, mais, évidemment en la changeant de lycée, et après avoir effacé la blessure profonde enfoncée comme un poignard par cette enseignante indélicate. Ignatia et Staphysagria se complètent dans ce cas. (voir Staphysagria , la plante du pardon des offenses).                                                                                   Ces harcèlements scolaires peuvent exister quand un professeur , parfois à juste titre ne supporte plus un élève, et le poursuit de ses remarques vexantes, devant toute la classe « tiens, c’est encore toi qui a la plus mauvaise note de la classe » ce qui d’ailleurs eut être facilité par une sous notation préférentielle, comme j’ai pu le constater parfois. Il est donc compréhensible que l’élève traité ainsi, devenu  également la risée  de ses camarades, s’isole dans une fausse indifférence, de l’insolence, et un comportement qui ramène des « mots » aux parents et des convocations.                        
Nous sommes devant  des situations instables et dangereuses chez un adolescent qui peuvent l’amener à se mettre en danger ou même au suicide. N’hésitez pas à faire aider votre enfant par le médecin et la psychothérapie (même dans le milieu scolaire), car une parole maladroite de votre part pourrait mettre le feu aux poudres.

THUYA

Ce sont des situations inclassables, car nous abordons là  les effets dévastateurs du stress négatif sur la scolarité. Il s’agit du défaitisme et du pessimisme qui peuvent amener au fatalisme « de toute manière quoique je fasse, je vais redoubler, et je n’aurai pas mon bac ».
Un cas fréquemment rencontré est celui d’un enfant entré en sixième, et qui  se met à prendre 10 kilos dans l’année. C’est souvent à la ceinture que s’installe une bouée molle, de la cellulite en haut des cuisses, et avec souvent, surtout chez les jeunes filles, l’apparition de disgracieuses vergetures (Vitamine C et Zinc) ainsi que des transpirations abondantes d’odeur fade et désagréable.
Le comble du défaitisme fût exprimé par une jeune fille qui venait de recevoir les résultats de son bac blanc. Elle avait une mine pale et dépitée:                                                                       « Que t’arrive-t-il?                                                                                                    – j’ai été reçue à mon bac  blanc!                                                                       – et alors?                                                                                                                    -avec la chance que j’ai, j’aurais préféré que cela tombe sur le vrai bac, car une chance pareille je ne l’aurai pas une deuxième fois! »                                                                                                                           
C’est une véritable obsession de l’échec qui ne permet plus d’apprécier le réel avec lucidité. Il serait trop long d’envisager les somatisations multiples de cet état qui fera l’objet d’un article dédié, mais citons quand même une faiblesse du système immunitaire, et dans les périodes de doute intense, une apparition de mycoses, notamment aux pieds ou des verrues douloureuses. (« avancer avec un caillou dans la chaussure, ne permet pas d’avoir la tête dans les étoiles »: Mao)
Thuya 7 CH permet de dissiper les brumes du doute, et permet également de faciliter les choix notamment dans les problèmes d’orientation. Avant un contrôle, il permet à l’enfant de ne pas partir « battu » d’avance et d’avoir une poussée de cortisol qui va le stresser et ruiner sa concentration.
(nous rappellerons qu’en médecine fonctionnelle et micro nutrition, l’apport simultané de vitamine C, de Magnésium et de Taurine, avec des vitamines du groupe B, permet de diminuer la flèche de cortisol et d’en minimiser les effets péjoratifs)

CONCLUSION

 

Voila terminé ce panorama des principales situations qui pénalisent les enfants et étudiants  dans l’apprentissage des connaissances. Il peut se présenter d’autres cas, et de toute manière chaque enfant est  particulier, avec sa propre histoire, avec sa naissance et son vécu. Il n’est pas rare d’être obligé d’adopter une stratégie utilisant plusieurs remèdes tour à tour ou simultanément.
Commencez à donner quelques remèdes simples à votre enfant dans les cas faciles, mais, malgré la raréfaction des médecins homéopathes (hélas!), n’hésitez pas à consulter dans les cas difficiles, car, en dépit de ce que professent certains esprits chagrins, il n’ y a pas d’effet placebo, ce ne sont pas des bonbons et vous pourriez avoir du mal à maitriser certaines réactions au traitement (même s’il y a innocuité du remède, mais pas absence de réaction).
Bonne lecture, et n’hésitez pas à partager, surtout si vous avez pris plaisir à découvrir cette autre manière d’aborder les problèmes scolaires, car en dehors de la psychothérapie, qui peut être longue et coûteuse, il n’y a pas d’autre solution en médecine officielle.

                                   

 

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2 réflexions sur « CHAPITRE 4: Les enfants peu scolaires et les blocages »

  1. Tellement vrai !!Dommage que nous n’ayons pas le docteur Tisserand dans notre école pour faire franchir le cap à certains enfants .
    Merci pour cet article criant de vérité et d’année à observer les petits comme les grands.

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