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Attachement, Angoisse et IGNATIA

INTRODUCTION:

Le temps était venu d’envisager le développement d’un grand remède homéopathique, déjà souvent cité « IGNATIA AMARA ».

Son champ d’activité est très vaste et se trouve sans équivalent en médecine officielle, si ce ne sont les anxiolytiques* qui recouvrent une partie seulement de son action, avec toute la réticence que l’on connaît à la prescription. Son usage est de plus est tout à fait adapté aux premiers âges de la vie, sans dépendance ni toxicité. Serait-il le remède idéal de beaucoup de souffrances?

En premier lieu il soigne l’angoisse de la séparation, que celle-ci soit réelle ou symbolique: tout renoncement ressenti douloureusement à quelque chose ou à quelqu’un est un petit ou un grand deuil.             Si c’est par rapport à une chose ou à une situation, l’empreinte morale laissée par l’épreuve sera moins durable, mais gare à l’accumulation…Si c’est un renoncement à la présence d’une personne aimée et ou source d’amour, cela peut durer toute une vie.

Personne n’y échappe, hommes, femmes et enfants, de tous âge et de toute condition. Tous égaux devant l’épreuve? Oui pour l’épreuve et moins sur la façon dont elle nous affecte. Les personnes les plus sensibles à ressentir une tristesse grandissante sont celles qui sont introverties sur leurs émotions. Cela pourrait même signifier qu’une prédisposition innée a déjà donné une particulière sensibilité aux évènements déprimants… Ils font partie des « types sensibles »*, même avec leur remède, tout comme Pulsatilla, Ambra Grisea, Moschus et Actéa Racémosa.

Mais l’action de notre remède homéopathique va bien au delà de la simple angoisse de séparation par rapport à une figure d’attachement, comme l’expriment les psychologues et psychanalystes, car il soigne l’angoisse avant, la douleur pendant, et la tristesse après, ainsi qu’un état d’âme morose qui s’installe, et même tous les symptômes de la somatisation* de l’angoisse et du deuil (à ce sujet voir le chapitre intitulé « la mort en soi »). Nous pouvons même rajouter qu’ Ignatia, par extension, soigne la personnalité et les troubles comportementaux définie par une extrême intolérance à la moindre contrariété.

Mais pour arriver à des troubles liés à une séparation, il faut d’abord « s’attacher’. C’est la raison pour laquelle j’ai pensé utile de partir de la théorie de l’attachement telle qu’elle  est démontrée expérimentalement par les chercheurs en psychologie, pour ensuite montrer les correspondances possibles entre nos remèdes (et même nos diathèses*) et les différents schémas réactionnels décrits.

Précisons également que, dans ce domaine sensible en particulier, le traitement homéopathique n’exclut aucune des techniques de rééducation psychologique et comportementale. Il est seulement facile d’accès et doit être une première intention en médecine familiale, en l’absence de médecin qualifié pour vous conseiller en thérapie homéopathique. Cette absence deviendra grandissante, ce qui me motive d’autant plus pour vous partager cette expérience.

(*pour les mots compliqués de notre sémantique médicale je vous renvoie à un chapitre glossaire dédié aux définitions. Ils seront signalés par une astérisque)

EMPREINTE et ATTACHEMENT

Après les travaux de Karl Lorenz sur les oiseaux dans les années 50, la notion d’« empreinte » a été définie pour ces animaux:  ils s’attachent à l’image qu’ils voient au sortir de leur coquille, et c’est cette personne, humaine ou animale qui va être intégrée comme parent. (actuellement des oies sauvages sont élevées pour voler à côté d’un ULM, pour commercialiser le vol demandé par un client; en réalité elles ne suivent pas l’ULM mais uniquement le pilote qui les a élevées selon la théorie de Karl Lorenz).

 

 

 

 

Le psychanalyste britannique John Bowlby en 1958 a défini la théorie de l’attachement qui traite de l’évolution de la relation entre les êtres humains, à partir de la naissance. Un bébé naît avec des savoir-faire qui lui permettent progressivement de communiquer avec le monde extérieur, et d’établir, pour survivre, les premières relations sociales, ce qui a fait dire au célèbre psychanalyste anglais Donald Winicott « qu’un bébé tout seul, ça n’existe pas! », également que « la parentalité est aussi importante pour la nation que le premier ministre, car elle est la seule base d’une société saine » ou que « le bonheur de l’humanité ne dépend pas du confort ou du modernisme, mais de la manière dont les parents ont élevé leur enfant ».

Pour simplifier, dans les six premiers mois l’enfant va surtout apprécier la personne qui le nourrit. Entre six mois et deux ans va s’établir une autre relation avec la ou les personnes qui s’occupent de lui le plus souvent, et avec une bonne cohérence avec la demande. Ce donneur de soins est appelé par le nom anglais caregiver, qui reste le terme utilisé en psychologie. Il est certain que la première figure d’attachement est le plus souvent la mère biologique, mais en réalité; en cas de carence, toute personne et en particulier le père, une mammy, ou même une personne affectée au caregiving peut remplacer cet attachement à la mère. Ceci met à part la notion d’affection et d’amour qui mettent en jeu d’autres intégrations.

A partir de cette figure d’attachement peut s’établir une « base de sécurité » qui met en jeu l’instinct de conservation, mais qui engendre par la même occasion, l’angoisse de la séparation, l’anxiété par anticipation de la séparation, ou l’alarme face à un danger supposé réel. Nous reviendrons plus tard sur ces notions, en y opposant des remèdes homéopathiques concordants.

 

Le débat entre les partisans de l’attachement par le nourrissage et ceux qui mettent en avant le caregiving, a été définitivement clos par les expériences du psychologue américain Harry Harlow, dans les années 70, en plaçant un bébé macaque séparé dès la naissance de sa mère, devant deux mères virtuelles, la mère « fil de fer » qui lui donne le biberon, et la mère « tissu doux » qui ne lui donne rien.  Le bébé macaque ne se sent sécurisé que par la maman tissu doux, vers laquelle il revient à chaque stress, ne la quittant que lorsque la faim le tenaille.

Passé l’âge de deux ans, l’enfant peut réaliser que son caregiver est indépendant de lui et peut construire d’autres attachements en fonction des prises de conscience des sentiments ou des actions d’autres personnes, et donc moduler ses actions.

D’ailleurs, il peut construire d’autres figures d’attachement « secondaires », toujours dans un objectif de garder la sécurité, en plaçant ces personnes selon un organigramme pyramidal, laissant la première figure d’attachement au sommet.

Par la suite, vers quatre ans, avec l’acquisition de nouvelles compétences et l’exploration de l’environnement, le stress de la séparation peut s’atténuer et disparaitre lors du développement de la confiance en soi (qui ne s’accomplira que dans une ambiance sécure) . Se développent alors les périodes de « négociations » avec le caregiver.

En grandissant, vers sept ans, l’enfant prend conscience de l’existence de ses pairs avec lesquels il complexifie ses relations sociales, et qu’ils pourra prendre pour figures d’attachement secondaires (indisponibilité des caregivers parentaux). Ceci atténue l’importance de l’image parentale, qui reste pourtant le centre de leur univers.

Les travaux sur l’attachement ont été complétés parla psychologue américaine du développement, Mary Ainsworth, qui, par ses études notamment sur des couples mère-enfant en Ouganda, et en utilisant en particulier « l’étrange situation ». Elle publie en 1967 une classification des différents schémas réactionnels des enfants en fonction du comportement du caregiver (les psychologues utilisent le mot anglais schèmes)

Quatre schèmes d’attachement:

-a) le schème sécure:      

(65 % d’une population générale, et 35 % pour les autres schèmes) l’enfant construit une bonne base de sécurité par la proximité du caregiver, ce qui lui permet de progresser dans l’exploration et la confiance en soi, avec un caregiver qui répond rapidement et de manière appropriée à la demande. L’enfant proteste lors de son départ mais à son retour, reprend ses explorations. Le caregiver d’attachement est nettement préféré aux étrangers.

-b) le schème évitant:

l’enfant paraît assez indifférent, échangeant peu, même pendant les jeux, manifestant peu de détresse lors de la séparation et de même au retour. Il peut même se détourner quand il est pris dans les bras, ne faisant aucun effort pour maintenir le contact. Les étrangers sont traités de la même manière. Le caregiver s’est montré peu répondant au stress de l’enfant, ou de manière distante, avec une nette tendance à faciliter l’indépendance en décourageant toute manifestation de pleurs.

-c) le schème ambivalent/ résistant:  

 L’enfant n’a pas établi sa base de sécurité. Il recherche la proximité avant la séparation. mais de manière ambivalente, car Il manifeste de la colère quant le caregiver  s’éloigne, tout en résistant au moment de son retour. Il reste préoccupé et stressé par la médiocre disponibilité de son caregiver, tout en ne manifestant pas de vraie sympathie pour lui, mais plutôt des bouderies. Il n’est pas non plus consolable par un étranger. Marry Ainsworth l’a attribué au comportement du caregiver, soit inapproprié, soit négligeant, soit incohérent.

(C’est le cas le plus pathétique, car il manifeste une certaine dépression affective qui, à mon avis, correspond à Natrum Muriaticum, dont nous avons déjà parlé, mais si l’interrogatoire homéopathique peut retomber sur les mêmes schèmes réactionnels, il rajoute la composante de l’inné, en particulier la notion de dépendance affective du tuberculinique, accentuant ainsi les imperfections relationnelles avec le caregiver, alors que la théorie précédente axe l’essentiel sur l’acquis.

-4) le schème désorganisé:

l’enfant ne développe pas de stratégie organisée d’attachement, se comporte de manière peu cohérente et désorganisée, voire imprévisible et instable, parfois figée. Le caregiver a été lui ,figeant, ou trop anxieux (Gelsemium) se tenant en retrait, négatif (Thuya) avec confusion des rôles, une mauvaise communication affective, ou alors comportement intrusif, voire abusif, allant jusqu’à la maltraitance. Ceci compromet la confiance en soi et les explorations, donc le développement psychologique équilibré. (nous allons dans ce cas vers un comportement de type luétique*, où la encore la note congénitale ne peut être négligée)         

Notons que le quatrième schème a été rajouté  par les chercheurs de l’université de Berkeley, pour compléter le travail de Mary Ainsworth.

Notons également que si le schème sécure est le plus répandu et le plus confortable, il peut aboutir également à des trop « ‘bons » enfants, par des trop « bons » parents, dont se méfiait Donald Winicott et qu’il nommait les « faux moi »(nous l’avions ébauché dans « l’enfant modèle » timide correspondant à Pulsatilla, dont le remède présente la particularité de lever le carcan du « surmoi »)

A l’inverse les schèmes évitants (« non optimal ») peuvent permettre à l’enfant, dans les meilleurs cas, de développer sa personnalité plus indépendante, plus solide, moins anxieuse, à force de confronter ses expériences répétées avec ses caregivers,  construisant lui même son courage face aux épreuves ,tout en diminuant certainement la sensibilité affective, (au pire,  l’égoïsme et le matérialisme de Sulfur).

Qui a eu plusieurs enfants sait qu’il est difficile de les éduquer tous de la même manière et qu’il faut s’adapter pour trouver le mode d’emploi idéal!

L’attachement chez l’adulte est la suite logique de celui de l’enfant et quatre types ont été décrits (Cindy Hazan et Philip Shaver en 1980): sécure (parfait?), anxieux-soucieux (Thuya), distant-évitant (Natrum Muriaticum), et craintif évitant (Gelsemium). (notons que ces quatre types ne laissent pas de place pour la violence qui est pourtant le résultat de la méfiance envers le milieu social, de la désorganisation, de la sensation de rejet, avec difficulté à s’intégrer dans le « système ». Ceci correspond à la révolte de la luèse* (Hépar Sulfur et Tarentula Hispana) et à celle du tuberculinisme* blessé représenté par TK (Tuberculinum de Koch) et dans une moindre mesure par le duo Natrum Muriaticum-Staphysagria). Nous ne détaillerons pas plus ces états, considérant que les chapitres déjà traités et d’autres  apporteront des éclaircissements)

 

ANGOISSE DE LA SEPARATION

 

Nous ne pouvions pas définir la séparation sans parler de l’attachement qui la  précède obligatoirement. Une première angoisse, inconsciente et réflexe, naît avec nous quand nous quittons le cocon douillet et moite du liquide maternel. Après un presque saut à l’élastique, puis pendus par les pieds par une main ferme, nous percevons un bruit fort: « c’est un garçon! » S’ensuit une aspiration violente des trous de nez et de la trachée, par un tuyau plastique. Que cela doit être douloureux à vivre!

il est fort probable que le problème de la séparation doit être plus conscientisé et ne peut se développer qu’après un « attachement », comme, il a été défini plus haut. Par contre, je tiens à souligner, par l’expérience de plus de quarante ans d’interrogatoires de femmes enceintes, et pour avoir souvent contribué à traiter le résultat de cette grossesse que deux paramètres sont prévalents: l’ambiance affective de la mère et la sensibilité affective de l’enfant (lui même, reflet de celle de sa mère qui l’a créé « à son image).

l’ambiance affective de la mère

Nous n’évoquerons pas toutes les névroses dont la mère peut manifester certains symptômes, mais seulement les cas fréquents et dont la pathologie est facile à comprendre. Il arrive que la mère, ayant construit un attachement précoce et intense (grossesse « précieuse »), ait une peur aussi forte de perdre le foetus. Nous soignons cet état avec Ignatia  9 CH, et il faut savoir que cette incertitude qui concerne les douze premières semaines d’aménorrhée, correspond à la période nauséeuse où les hormones gonadotrophines placentaires stimulent le corps jaune, jusqu’à ce que le placenta prenne le relai. Les angoisses, les nausées, la fatigue, les « envies » de la grossesse sont donc quasi physiologiques. Il en est autrement quand la mère s’attend à un deuil pendant sa grossesse, avec tristesse et angoisse de la perte de la figure d’attachement parental (voir le chapitre sur la mort en soi ou la vie à deux vitesses) Le deuil sera perceptible par le bébé pendant la grossesse et après la naissance, pendant l’allaitement, si la mère fait une fixation sur la perte de l’être cher. Le bébé peut avoir des comportements anxieux (plus que normalement) ou avoir peu d’appétit, sauf avec un autre caregiver, comme la nourrice par exemple. Il faut donner Ignatia 9 CH au duo mère-enfant. Nous ne ferons que signaler, parmi d’autres évènements pathétiques de la grossesse, la situation (possiblement) ressentie par le foetus, si la mère a envisagé, même pendant un temps court, la possibilité d’une interruption volontaire de grossesse. L’ambiance de mort et l’angoisse celle-ci, peut être déterminante pour l’enfant, et obsédante dans les premières années de son existence (Arsenicum Album).

Il est à noter que pendant la grossesse ou pendant l’allaitement, vous soignez l’enfant en soignant la mère.

la sensibilité particulière de l’enfant:

comme nous l’avons dit, l’inné peut prendre le pas sur l’acquis, ou celui-ci peut venir renforcer la tendance naturelle de l’enfant. Il s’agit d’un enfant délicat (il est difficile de percevoir avec certitude ce comportement avant six mois) qui est une vraie éponge par rapport à son entourage. Il est triste quand l’ambiance est triste, et gai quand celle-ci l’est également (voir le passage sur Ignatia dans « les troubles de la rentrée scolaire »).

L’hospitalisation dans les premiers mois, soit du nourrisson, soit cas trompeur et souvent oublié dans l’anamnèse, celle de la maman, correspond plus à Silicea (voir » les enfants déminéralisés »). En effet le bébé n’ayant pas encore bien pu définir l’attachement, semble plutôt ressentir une sensation d’abandon affectif (« un bébé ça n’existe pas tout seul »). Néanmoins cette réaction dépend encore du terrain, car on peut voir un enfant né de césarienne en urgence pour malformation cardiaque et opéré deux fois en quelques jours et ne pas vivre la dépression anaclitique prévisible, ce qui confirme la phrase populaire énonçant que: dans certaines épreuves de la vie, »si on en meurt pas on en ressort plus fort »(résilience). Il pourra néanmoins traverser, en grandissant des moments de « petit cafard ». pour lesquels quels Ignatia sera d’un grand secours. (il est bon de faire dessiner l’enfant sur ses souvenirs plus ou moins inconscients)

 

 les symptômes de l’angoisse de séparation

 

D’abord, une définition simple: angor=serrement. L’angine serre la gorge en avalant, l’angoisse donne une boule à la gorge, même sans avaler (le globus hystéricus des anciens). L’angoisse serre, l’anxiété ne serre pas. L’anxiété évoque la peur, fait trembler, donne des palpitations, donne envie de fuir ou paralyse, fait aller uriner ou aller en diarrhée, pour pouvoir courir plus vite . Elle est prévisible (la veille d’une épreuve) et correspond souvent à l’appréhension d’un évènement venant de l’extérieur, et elle est d’ordre neuro végétatif.(Argentum Nitricum 15 CHpour celui qui part en courant et Gelsémium 15 CH pour celui qui est paralysé, figé par la peur). L’angoisse, elle, est imprévisible, mais parfois rappelée par un souvenir sensoriel, une image, une odeur, un lieu (angoisse réactionnelle).

L’angoisse oblige à passer par « la porte étroite ». Elle survient quand on ne l’attend pas car la cause n’est pas toujours clairement conscientisée. Elle est d’ordre affectif, même si le sympathique est sollicité lors de décharges d’angoisse (palpitations diarrhées, comme dans le cas précédent).Il peut y avoir un noeud à l’estomac, ou remontant à la gorge, des soupirs (pour décontracter le diaphragme), des bâillements (pour décontracter les mâchoires). Le serrement peut concerner la tête, avec une barre au dessus des yeux, d’une tempe à l’autre, ou en clou dans la tempe (la migraine en « clou » d’Ignatia). A noter l’exquise sensibilité aux odeurs typiques de ces personnes. Une odeur de fumée de tabac est détectée à plusieurs mètres, ainsi qu’un parfum « entêtant » de femme, une odeur de peinture, qui provoquent malêtre ou même déclenchent la migraine (l’excitation du cerveau émotionnel excite le rhinencéphale voisin).

L’angoisse peut rendre l’appétit variable et capricieux. Ce sont des états où la boule à la gorge empêche d’avaler, et si on force, on provoque nausée ou vomissement, alors même que les nausées de onze heures sont aggravées à jeun et améliorées en mangeant, car tout est paradoxe chez la personne Ignatia. Elle a plus de mal à avaler des liquides que des aliments solides, elle a plus d’hémorroïdes en ayant la diarrhée, alors qu’on attend le contraire, et souvent elle digère un cassoulet, alors que la veille elle avait calé sur un jambon salade. Car cela dépend souvent, et l’on dit même que si une personne répond au moins trois fois  « ça dépend »dans son interrogatoire médical, il faut penser à Ignatia…En fait cela dépend…de son humeur. L’enfant ne déjeunera pas les jours d’école, car il appréhende la séparation d’avec sa mère (son caregiver de référence et sa base de sécurité) alors que si l’on invite des cousins l’appétit sera très fort, car cela dépend plus de l’ambiance qui est autour de la table que de ce qu’i y a dans l’assiette. A l’inverse, j’ai vu des nourrissons de quelques mois serrer les lèvres quand la maman approche la cuiller, alors que la nourrice témoigne du bon appétit de l’enfant, ce qui ne fait qu’angoisser la maman, ce qui aggrave le symptôme, vous l’aurez compris. Le bébé fait la tête et veut punir la maman de l’avoir mis en nourrice…

C’est le remède des repas tristes et de l’ambiance lourde des disputes de la période du pré divorce, avec l’angoisse de perdre les repères du foyer parental. Cela peut devenir une porte d’entrée dans l’anorexie. C’est l’ambiance de tristesse  qui règne autour d’une mère cancéreuse, ou à la veille de la mort d’un partent aimé. C’est le paradoxe d’un deuil stoïque, alors que l’on attend un effondrement (les grandes douleurs sont muettes). C’est aussi la tristesse du veuvage, ressentie comme un vide, que rien ne peut combler. C’est l’angoisse de rester seul, sans amour à recevoir…ou de se sentir séparé de Dieu pour une personne religieuse (la nuit de l’esprit).

C’est aussi le remède de l’humeur changeante, passant du « fou » rire (tiens, quelle drôle d’expression!) à la tristesse la plus profonde, car Ignatia est aussi un remède thymo régulateur, quand l’excitation n’a pas encore été remplacée par l’asthénie*, et que l’angoisse non encore conscientisée, laisse place aux symptômes physiques. Nous sommes là dans un système « on-off », car le sujet change d’humeur, aussi vite que les nouvelles bonnes ou mauvaises lui arrivent. Il faut se rappeler, que quelle que soit la profondeur apparente de sa neurasthénie (ancienne dénomination) il sera une toujours amélioré par une distraction. Mettez lui un film drôle, changez lui les idées, sortez le, il se sent bien, et même joyeux, mais aussitôt que la distraction s’arrête, qu’il referme sa porte, c’est un peu comme si un rideau de fer noir retombait devant ses yeux. Cette alternance montre que le sujet n’est pas encore atteint en profondeur. (Ignatia  5 CH). Il faut éviter la 7 CH car elle fait pleurer, et parfois longtemps. Elle fait sortir les émotions retranchées dans les angoisses. .Elle est réservée à ceux qui pensent « qu’ils se sentiraient mieux s’ils pouvaient à nouveau pleurer ». 

La période prémenstruelle (trois jours avant les règles) est particulièrement pénible et l’état devient anxio dépressif, car la chute hormonale fait diminuer la sensibilité des récepteurs de la sérotonine. La femme est triste, énervée, fatiguée, migraineuse, avec des envies de pleurer ou de crier, ou de s’isoler. Par contre une présence affectueuse et compréhensive du conjoint est acceptée. Les règles sont très foncées avec des caillots et souvent malodorantes (ce qui ne correspond pas uniquement à l’hypersensibilité typique de l’odorat, ni à l’odeur habituellement forte du sang). Un des signes les plus objectifs est représenté par la couleur du sang des règles qui redeviendra rouge plus vif et non odorant par la prise régulière d’Ignatia 9 CH, car la période prémenstruelle est, d’après moi, le résultat de l’angoisse du mois. On pourra donner une dose globules d’Ignatia 15 CH à J-3, mais les dés sont jetés, et la situation s’améliorera plutôt au cycle suivant.

Le paroxysme de la douleur morale est vécu par une femme qui a perdu un enfant. En période prémenstruelle, la tristesse du deuil lui revient en pleine tête, avec souvent une part de culpabilité, qui empêche tout envie de se  distraire et peut faire rejeter le conjoint. Ignatia 30 CH une dose globules à J-3, jusqu’à ce que le deuil devienne surmontable, ou supportable, car rien jamais ne pourra l’effacer.(« ce jour là, j’ai ressenti une douleur d’arrachement dans mon ventre »)

L’angoisse empêche de s’endormir, alors que la dépression fait plutôt se réveiller en milieu de nuit. L’enfant Ignatia peut pratiquer le rituel de « la main » ou même d’une mèche de cheveux pour s’endormir. Il peut se réveiller vers cinq ou six heures du matin pour venir faire un câlin, probablement pour conforter sa base de sécurité avant le départ à l’école. L’adulte va encore plus ressentir les effets du manque de sommeil qui aggrave la fatigue, les migraines et l’hypersensibilité sensorielle (températures extrêmes, lumières , odeurs ou bruits forts). A force de lutter seul contre son angoisse, la personne ressent progressivement s’installer un état anxio-dépressif, et l’insomnie de milieu de nuit apparaît, avec son cortège de coups de pompe et de bâillements le lendemain. Le café est recherché mais il aggrave la fuite et la carence en neuromédiateurs*, donc la fatigue en excitant l’hypersensibilité. L’alcool peut avoir les mêmes effets, mais pas le chocolat…d’autant qu’il existe souvent une petite note de spasmophilie sensibilisant le sujet au manque de soleil.

Quelqu’un, enfant ou adulte, qui alterne mal de ventre, nausées et mal de tête sine materia (sans raison objective) manifeste de l’angoisse (masquée par les symptômes physiques). Chez l’enfant le mal de ventre est souvent localisé dans le flanc droit, au niveau de l’appendice, mais en surface. Par contre une séparation des parents peut aussi déclencher une vraie appendicite, avec une difficulté diagnostique…

Si vous avez des contractures dans le cou ou dans les épaules, en rapport avec une ambiance tendue autour de vous, parce que vous « tendez le dos » (ou l’échine…), prenez Ignatia 4 CH plusieurs fois par jour. (la contracture peut se déplacer et affecter d’autres muscles). C’est la même tension émotionnelle qui peut donner des tics aux enfants, ou une toux nerveuse (4CH également).

L’angoisse peut provoquer des crises, mais l’angoisse d’avoir une crise peut déclencher la crise, et la » peur d’avoir » peur ou d’être malade est tout aussi justiciable d’Ignatia.

La démotivation qui incite à aller au travail à reculons, parce que les moments à venir sont peu gratifiants, ennuyeux ou anxiogènes, appelle Ignatia 15 CH.

L‘ennui, c’est déjà porter un petit deuil, c’est déjà, quel que soit l’âge de la personne, un renoncement douloureux à une situation plus joyeuse. Un enfant qui vous dit « maman, je m’ennuie » est déjà justiciable d’Ignatia, car il n’est plus capable de se trouver une occupation tout seul; alors donnez lui quelques granules, ou mieux, asseyez vous par terre, et initiez une activité pendant quelques minutes, car c’est peut être justement le temps passé sans vous, volé par vos occupations, qui l’a mis dans cet état (attention, les écrans, les dessins animés, ne font que distraire l’ennui). Un enfant, un pré ado, peut porter longtemps » l’ennui « d’avoir été séparé de ses amis et camarades, par le déménagement obligatoire des parents et le changement d’école imposé.

en conclusion, Ignatia est une « gomme à chagrin »
même si vous avez du mal à me croire, et plus le chagrin est intense et ancien, et plus il vous faut monter la dilution. Notre cerveau limbique* est comme une calculette, il additionne les plus et les moins. Une peine, une émotion déprimante est un moins, et une bonne nouvelle, une joie devient un plus. Et un plus efface un moins.
Quand nous n’avons que des émotions négatives à retenir, parce que la vie aussi nous y a trop rendus sensibles et quasiment allergique à la moindre contrariété, alors le spleen s’installe et des nuages sombres commencent à flotter dans notre cerveau , comme les petits drapeaux noirs sur le crâne de Charles Baudelaire. Alors, sachons nous ménager des espaces temporels et spatiaux, où nous pourrons remettre notre calculette à zéro, appuyer sur reset comme si rien ne s’était jamais passé. La santé, c’est aussi d’être à jour dans ses émotions et de ne rien stocker de préjudiciable.  Et prenons Ignatia quand le noir s’incruste dans notre cerveau malgré nos efforts.
Au fait, pourquoi appelle-t-on cette souche Ignatia Amara?  Parce que la déception est aussi amère que cette fève,  et que son découvreur, un père jésuite l’a nommée comme son saint patron…
Saint Ignace lui même ne disait-il pas : »dans la vie, il y a une succession de désolations et de consolations ».

 

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NUX VOMICA : Le remède des Chefs

NUX VOMICA:  le remède des chefs

 

S’il n’est assurément pas le chef des remèdes, il correspond à des personnalités fortes qui sont nées chef ou qui le sont devenues par leur volonté et leur position sociale.
Il n’est pas rare de voir de petites personnes de deux ans avoir une humeur « napoléonienne ». Ce sont les enfants qui crient le plus fort si on leur refuse quelque chose…..
Nous abordons le genre volontaire, le tempérament bilieux, mais avec la force du sanguin. Ou plus exactement le tempérament mixte, sanguin bilieux dans la jeunesse et bilio-sanguin dans l’âge mûr.
Car le primum movens de sa pathologie, ce sont les spasmes d’adrénaline. Ceux ci agissent sur les récepteurs alpha adrénergiques majoritaires , entraînant une vasoconstriction sur les capillaires hépatiques, ainsi que la congestion portale fonctionnelle qui en découle. (Veine porte revenant vers le foie)
Cette dernière explique la plupart de ses symptômes.
Comme c’est un sujet « foie » et que le foie est à droite, presque tous ses symptômes commencent à droite ou sont majorés de ce côté.
C’est ainsi que l’on explique les latéralités dominantes en homéopathie. Lycopodium, le bilieux pur ou le nervo-bilieux, partage cette même latéralité, pour la même raison.

« tableau à double entrée »

On peut devenir Nux par le haut ou par le bas. Par le haut, c’est le stress positif du sujet actif et travailleur, par le bas, c’est la multiplication des gueuletons surtout gras et arrosés. Mais il est facile de combiner les deux !!!!! Ce qui est le cas le plus fréquent.Nous ne développerons que le premier chapitre du stress car il vous est aisé d’imaginer le second, avec la gueule de bois du lendemain matin…
Selon notre pratique habituelle nous soignerons son cerveau avec des dilutions allant de 7 à 15 ch ,et son foie avec des dilutions de 4 à 5 ch.

le stress positif:

 

A la différence du sujet Thuya qui est son opposé sur la ligne des sujets consciencieux, Nux est un battant et non un battu. Le combat est même quasiment sa motivation dans l’existence, car sinon il aurait tendance à ….s’ennuyer. Rien ne vaut un bon challenge personnel, ou une opposition forte en face de lui pour qu’il motive son énergie et l’exploite au mieux. Tant pis si cela passe en force, parfois avec des coups de gueule, surtout chez les sujets masculins qui appellent leur testostérone a la rescousse…
Celui qui sort la manivelle au feu rouge, c’est Nux……..ou un psychopathe. Il vaut mieux tomber sur le premier qui garde le sens des responsabilités, à la différence du second !!
Le cinéma nous montre avec le regretté Lino Ventura un Nux constitutionnel (au demeurant au grand cœur).
C’est un sujet qui ne rechigne pas sur le travail, les horaires, les responsabilités, et ….même la culpabilité (petite fixation au stade anal qui lui vaudra constipation et hémorroïdes….) Très dur dans ses explications, avec un ton qui ne permet pas vraiment la discussion, il a une intolérance marquée pour les gens qui ne comprennent pas assez vite, ou qui n’agissent pas de même.
Car avec lui, pragmatisme et efficacité dominent son mental d’acier (remède martien par excellence, le fer est l’instrument de Mars dieu de la guerre). Pour la même raison, il délègue peu, préférant tout gérer, ou vous taxant d’un  » poussez vous, je vais le faire moi même, car au moins je serai sûr que ce sera bien fait… »
L’un de mes Maîtres disait il y a bien longtemps et fort justement: « le patron Nux vole au dessus des cadavres de ses secrétaires »…ce qui n’est plus très tolérable ni politiquement correct de nos jours!!!
Mais si les règles de la société changent, les hommes s’y adaptent mais ne changent pas vraiment. Un Nux reste un Nux, et il restera typé toute sa vie (le remède a pour but de l’équilibrer, mais pas de le changer)…
Dans ces conditions, deux solutions: la colère s’extériorise et ses secrétaires sont cachées sous leur bureau, ou bien il se contient, et c’est là que commencent les problèmes et la somatisation.

a) le problème du sommeil

Le travail est un excitant pour lui, les horaires qui n’en finissent plus , la concentration tardive sur écran vont hélas  freiner la sécrétion de sérotonine et de mélatonine .
La première aurait pu le sauver de son excitation cérébrale, la seconde, de son insomnie.
De plus, il aime être tendu comme un arc pour gagner en efficacité , donc il aime se « doper ».  Le café est recherché, devient vite indispensable pour exciter sa noradrénaline et lui redonner plus d’activité et de rapidité dans la réflexion, mais également l’épuise.
Il peut combiner l’alcool (fort de préférence) ou le tabac (les cigares) pour continuer à essorer ses vésicules de catécholamines et congestionner un peu plus son foie (surtout pour les Nux masculins).
Car un de ses principaux problèmes en rentrant le soir est de rester  » branché » sur ses soucis et activités professionnelles de la journée.
En d’autres termes il ne sait plus déconnecter. Il mange, se distrait, fait l’amour, comme un Nux, non pas en chantant……mais en travaillant.
Épuisé le soir, la congestion portale lui donne un coup de pompe digestif, qu’il aurait combattu le midi par un café supplémentaire , et le fait s’endormir , comme une masse, le plus souvent sur le canapé.
Par contre le retour au lit le laisse longtemps éveillé au-delà de minuit.
Après un bref sommeil récupérateur, il se réveille vers trois heures et se met à rechercher les solutions aux problèmes non résolus dans la journée, car son cerveau calcule….Certains ne se rendorment qu’après avoir pris des notes, pour ne pas oublier, et d’autres , juste avant que le réveil ne sonne alors qu’ils viennent de retomber en sommeil profond…
Donc barre au front obligatoire au lever, humeur lourde et soucieuse, peu encline à causer avant le premier café, véritable starter de son activité cérébrale.
Gare aux téméraires qui le croiseraient dans le couloir vers la cuisine!..
Sa tendance naturelle à aimer le stress prédispose le sujet Nux au surmenage . Nux Vomica devient un des premiers remèdes du pré Burn Out (voir l’article dédié à ce sujet).
Une dose de Nux Vomica 15 CH le vendredi soir leur permet de déconnecter de leurs problèmes de la semaine et de mieux se consacrer à la famille pendant le week end, sans imposer une ambiance tendue et une longue sieste. La dose fait le travail pendant la nuit du vendredi au samedi….c’est une véritable gomme a ennuis.
Une de mes anciennes patientes aimait à « commander » à chaque consultation sa dose de  » Je me fous de tout ».

b)  une vie adrénergique.

 

Les spasmes vont atteindre plusieurs types de fibres, les lisses dites viscérales et les striées dites musculaires.
Pour les premières les principaux organes touchés sont l’estomac, le rectum, la vessie et les artères .
L’estomac peut vivre en hyperchlorhydrie permanente, avec une sensation de nœud ressentie par le patient, et souvent aussi à la palpation de l’estomac. Le reflux est courant, avec le pyrosis (brûlure) et la pharyngite matinale, et s’il y a chronicité, aphtes et déchaussement des dents. L’haleine est forte.(halitose) Un ulcère peut s’installer.
Le foie travaille en hypoxie, peut devenir stéatosique (gras)
voire cirrhotique (alcoolisme mondain). Même dans les cas moins avancés, déréglé dans sa fonction, le foie peut fabriquer en excès du cholestérol de stress.
Nux Vomica 9 CH est un excellent antidote de la chimie. Si vous avez mal supporté une anesthésie, un traitement anti inflammatoire ou antibiotique, une dose globules vous rétablira rapidement, et vous évitera nausées, maux d’estomac et gueule de bois.
Le réflexe nauséeux est tel chez ces personnes que certains ont du mal à se faire soigner les dents, de la même manière qu’une femme enceinte qui se brosse les dents le matin.
Comme nous l’avons déjà dit, ces sujets forts préoccupés par leur planning, négligent souvent les besoins naturels dans la journée, et se trouvent ainsi constipés en semaine (exonération insuffisante) avec hémorroïdes hyper algiques ou avec des spasmes urinaires vésico-prostatiques.
L’adrénaline resserre les vaisseaux. Notre sujet Nux va donc être sujet à une hypertension de stress, et quand il cumule, sédentarité, tabagisme et mauvaise hygiène alimentaire, il se trouve prédisposé à l’infarctus du myocarde. Dans les cas sévères il faut quand même avoir recours à une chimie adjuvante, mais Nux gardera son efficacité sur le stress et sur la tolérance du médicament,
renforçant le plus souvent son action attendue.

c) les fibres musculaires striées et le lumbago.

Comme nous l’avions dit pour Staphysagria, il ne faut pas être contracté des muscles lombaires lorsque l’on se baisse, sinon on entend un crac, qui correspond à la déchirure d’un muscle ou d’une capsule articulaire entre deux vertèbres. C’est le lumbago d’effort.
Le psoas et le moyen fessier droits étant toujours plus contractés qu’à gauche, le sujet vit avec un « serre joint permanent » qui le prédispose à une sciatique du côté droit, avec également des crampes dans ce membre a l’étirement le matin.
Nous pourrons avoir des signes comparables au niveau de la ceinture scapulaire, avec des douleurs dans le biceps droit.

d) l’arbre respiratoire

 

Tous nos remèdes de rhumes sont des remèdes de foie, et donc Nux Vomica est en tête de ligne pour les éternuements, le nez qui coule dans les courants d’air et qui se bouche la nuit, devenant une cause supplémentaire de mauvais sommeil et de….mauvaise humeur. Un sujet Nux Vomica est un détecteur de courant d’air dont il condamnera l’auteur de manière massacrante. Si vous éternuez en marchant sur le carrelage froid, attention vous êtes en train de virer a Nux….
Il peut se rendre utile dans certains bronchospasmes asthmatiques, pourvu que les autres symptômes du patient concordent avec la situation habituelle du sujet Nux. Nous ne soignons pas la grippe, mais un sujet Nux Vomica grippé, et il en est ainsi pour tous les autres chapitres de sa pathologie. C’est une règle absolue en homéopathie: nous ne soignons pas un patient pour ce qu’il a mais pour ce qu’il est. Et ce sont ses modes d’adaptation et ses schémas réactionnels définis par l’interrogatoire
qui nous permettent de retrouver le remède auquel il correspond le mieux, ce que nous appelons dans notre sémantique: le similimum.
Pour les mêmes raisons, il est un des terrains principaux de la grippe, surtout celle du deux janvier, après les deux réveillons de fin d’année. (L’épidémie commence souvent le deux car les cabinets médicaux sont fermés le premier…)

et madame Nux Vomica ?

Bien sur le sexe féminin, dit faible, peut posséder ici une résistance insoupçonnée. Chef d’entreprise, ou chef de famille, elle mène son monde avec une main de fer. N’espérons pas de délégation là non plus, tout au plus un peu plus de douceur liée à la féminité. Son appareil génital va également somatiser sa manière d’être, ce qui nous permet grâce a l’interrogatoire gynécologique de confirmer le remède.
Depuis ses premières cycles, la période prémenstruelle s’annonce par une humeur très déterminée…a aboyer sur quiconque contrarie sa volonté. Les enfants subissent une pression très forte, et le mari doit rester à sa place. Les règles s’annoncent par une lombalgie horizontale, ou une barre frontale pesante plus ou moins accompagnée de nausées au réveil. Elles sont plutôt de sang foncé avec des caillots. Il y a de fortes contractions, qui peuvent retentir sur le rectum et la vessie.
Pendant la grossesse, elle programme déjà la crèche et l’école ou ira l’enfant, tout en rêvant de son travail et du poste qu’elle a laissé vacant…
L’accouchement est très tonique avec des spasmes horizontaux freinant la descente de l’enfant et un travail « par les reins ». De toute manière il sera rapide, car tout ce qu’elle entreprend est tourné vers l’efficacité.

un remède de civilisation.

Vous l’aurez compris, un remède qui touche toute l’économie d’un individu peut se rendre utile très souvent, et nous n’avons ébauché que les indications caractéristiques du remède. Par son implication sur le surmenage, le manque de sommeil, la nécessité d’un rendement personnel de plus en plus performant, Nux Vomica est le grand remède de cette civilisation laborieuse et stressée.

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BURN OUT: avant, pendant et après.

BURN OUT: avant, pendant et après….

Nous sommes tous capables de nous laisser aller à un burn out, dans la mesure où chacun, à la place qu’il occupe, peut subir de fortes pressions lui faisant outrepasser les limites de ce qu’il peut endurer.

Nous pourrions même nous en tenir à cette définition, car la définition classique décrit plutôt une dépression dans un cadre professionnel, avec surmenage et harcèlement.

Quelle jeune mère de famille avec plusieurs enfants en bas âge ne s’est pas un jour sentie harcelée par les demandes de ses chers petits anges ?

Quel étudiant avec des programmes surchargés ne s’est-il pas senti harcelé par ses révisons et par ses parents qui s’en inquiètent ?

Nous allons donc envisager toutes les situations où cet état de surmenage, avec dépassement des limites de résistance, va engendrer cette dépression plus ou moins masquée, où le sujet a épuisé ses réserves. Dans le cas d’une, dépression masquée, le patient arrive à mener toutes ses activités sans rien laisser paraître, mais il ne prend plus plaisir à ce qu’il fait, repousse toujours plus loin sa fatigue, et se contient pour ne pas exploser.

Nous allons séparer les trois principales circonstances qui amènent au surmenage, dans un but de clarification, en particulier le surmenage global, la saturation intellectuelle et le harcèlement, qui est le plus connu, mais pas toujours présent. Il faudra souvent traiter les trois causes en même temps lorsqu’elles sont associées.

LE SURMENAGE

Le surmenage survient, lorsque le poids des responsabilités, le poids des horaires de travail et la fatigue des transports ne sont plus compensés par un repos suffisant et un sommeil réparateur.

Si vous vous réveillez plus fatigué que le soir au coucher, c’est le symptôme d’un sommeil non reposant, car votre cerveau, passablement excité par les problèmes de la journée, a continué ses cogitations plus ou moins anxieuses pendant le sommeil.

Pire, le travail étant un excitant, au même titre que le café, recherché pour s’y trouver plus efficace, peut vous empêcher de dormir. C’est le cas des personnes en poste à responsabilités qui ont du mal à déconnecter en rentrant du travail, qui ont une petite partie de leur cerveau avec plusieurs fenêtres ouvertes, comme l’ordinateur qu’ils viennent de mettre en veille…

Ils ont un peu de mal à rester calmes devant le bruit des enfants, n’arrivent pas à rentrer dans l’émission de télé, et finissent d’ailleurs par s’endormir, assommés par la digestion. Par contre, après une petite période d’endormissement difficile, ils vont se réveiller vers trois heures du matin, avec de nombreux questionnements sur les problèmes non résolus pour lesquels ils avaient manqué de temps la veille. Ils se disent plus efficaces, trouvent les solutions, et même prennent des notes pour ne rien oublier. Malheureusement, le sommeil profond revient peu de temps…avant la sonnerie du réveil. Ces personnes se réveillent en plein sommeil profond, la tête floue et de mauvaise humeur !

Il est précautionneux de ne pas les rencontrer dans le couloir avant qu’ils n’aient pris leur premier café…véritable starter de leur activité mentale (indispensable le matin dans ce cas malgré sa toxicité générale cumulée dans la journée).

Si vous êtes comme cela, pensez à prendre une dose globules de Nux Vomica 15 CH la veille au soir de votre jour de repos, afin de bien déconnecter la nuit suivante et de vous sentir plus disponibles pour votre famille pendant la fin de semaine. Cela évitera la sempiternelle sieste de récupération du dimanche après-midi, briseuse de l’emploi du temps des distractions familiales, et vous isolant davantage de leur rafraîchissante présence.

Vous pouvez compléter au quotidien par Nux Vomica 7 CH, avant ou après le repas de midi, pour éviter le coup de pompe digestif et l’abus de café, ainsi que pendant le retour vers la maison pour éviter la fatigue irritable.

Les différents compléments à base Mélatonine et de végétaux sédatifs, disponibles en pharmacie, peuvent vous aider à retrouver une meilleure qualité de sommeil.

LA SATURATION INTELLECTUELLE.

Dans le cas de Nux Vomica, l’état de surmenage n’a pas encore fait décompenser la personne.

Par contre si vous travaillez en Open Space, si vous cherchez vos mots en fin de journée, si vous n’arrivez plus à engrammer la moindre information, si vous venez de relire trois fois la même page sans rien piger et si vous ne supportez plus le bruit qui vous fatigue le crâne et vous rend hyperacousique (« le sourd qui entend trop »), vous êtes arrivé à saturation.

(Si cet article vous paraît compliqué, prenez vite le remède et recommencez au début…)

Quand vous sentez ces signes s’installer progressivement, prenez Kalium Phosphoricum en 5 CH deux à trois fois par jour, et une nourriture riche en potassium, afin d’éviter les palpitations tout en évitant continuer votre travail pendant votre sommeil. Il faut parfois, selon le taux de potassium sanguin, prendre une supplémentation à dose pondérale. Ce dosage n’est qu’un pâle reflet de la carence à l’intérieur des cellules nerveuses.

Le potassium étant alcalinisant, il agit également sur l’acidité globale du sujet, responsable de l’aggravation de la déminéralisation.

Les jeunes mamans vont se lever plusieurs fois par nuit les premiers mois, pour leur bébé qui va leur réclamer soit une tétée soit une tétine ou un doudou leur ayant échappé. Leur empressement maternel et la joie de la nouveauté vont les porter pendant environ un mois. Ensuite, ces réveils nocturnes par les cris du bébé vont être de plus en plus douloureux et désagréables aux oreilles et au cerveau. L’absence de sommeil régulier, le déficit en rêves vont les faire décompenser sur Kalium Phosphoricum également. Elles peuvent suivre le même protocole que précédemment, mais je conseille plutôt de prendre un Biomag matin et soir, plus efficace et contenant le remède (délivré sans ordonnance).

Envisageons une autre situation, bien différente dans la somatisation : l’étudiant rencontre également des problèmes de bourrage de crâne, s’il a beaucoup travaillé. S’il a malheureusement un petit manque de confiance envers sa mémoire, il va sentir à un moment qu’il est inutile de continuer, car plus rien ne rentre : « je ferai mieux d’aller me coucher ». Certes, il voudrait se reposer, mais ce nœud à l’estomac, disparaissant momentanément en grignotant fréquemment, viendra lui rappeler l’angoisse de la non réalisation, car il a encore beaucoup de pages à réviser et à apprendre. Coincé entre la conscience de son incapacité cérébrale et la somme de connaissances à enregistrer, il va se sentir agressé par la situation, et de même plutôt agressif envers les parents, par un sursaut d’égocentrisme de défense. (Parents ne demandez jamais à votre adolescent, après avoir terminé votre film du soir : « alors, est ce que ça rentre ? »)

Il faut dans ce cas prendre un Biomag le matin, et un avant les révisions, du chocolat aux noisettes riche en potassium, et Anacardium Orientale 15 CH une dose globules par semaine (pas avant l’apparition des symptômes, c’est-à-dire pas avant d’avoir « potassé ») et du 7 CH une à deux fois par jour pour faire l’appoint entre les doses.

Il y a parfois des suicides en première année de fac, car le serrement aux tempes, le nœud à l’estomac, et l’angoisse de l’échec sont devenus plus forts que l’envie de vivre, et la mort permet l’évitement de l’épreuve. Que l’étudiant sache, sans honte ni fausse pudeur, exprimer sa douleur et sa souffrance à ses parents et se fasse aider par un médecin. Parents soyez vigilants.

LE HARCELEMENT

Si vous en avez assez que l’on tire sur le pianiste ou d’être chargé de toutes les tâches possibles, et que vous rêvez au plus profond de vous-même « que l’on vous fiche la paix », la situation n’est pas encore désespérée. Vous êtes en situation de pré dépression. Vous devez avoir recours à Arnica 9 CH (voir l’article dédié à ce remède), mais attention aux hautes dilutions, car si vous considérez comme lassé d’être la clé de voûte de la famille ou de l’entreprise vous risquez de tout laisser tomber, et de partir sur votre île déserte, mais pour de bon…

Nous avons déjà parlé du poids non-dit, et du refoulement de la colère ou de l’injustice dans l’article sur Staphysagria. Le salarié, ou toute autre personne soumise à une hiérarchie pesante, reçoit un excès de recommandations, de commentaires, plutôt désagréables, et a l’impression de subir un supérieur constamment accroché à son dos.

La colère ne pouvant s’exprimer par rapport à la personne l’ayant suscitée, il risque de survenir des extériorisations maladroites au détriment du milieu familial, ou pire, un refoulement complet conduisant au fameux burn out classique et ses dangers redoutables.

Personne ne peut se prétendre à l’abri, car il ne nécessite pas de qualités particulières pour en être atteint. Certes des patients ayant subi dans leur jeunesse des agressions physiques ou morales seront prédisposés, mais cette situation ne devrait pas persister si l’on emploie les bons remèdes, associés à une psychothérapie douce permettant de verbaliser les souffrances.

Les médecins ne sont pas à l’abri. Ils sont rares, après 55 ans, à résister à leur charge de travail qui en moyenne, avoisine les douze heures de concentration non-stop, avec des décisions à prendre tout au long de la journée. Ils peuvent comme tout un chacun avoir recours aux antis dépresseurs ou à l’alcoolisme mondain. Certains se défenestrent comme dans les grandes entreprises (récemment un professeur de médecine s’est jeté du sixième étage de l’hôpital, peu de temps avant la retraite).

Nous renvoyons à l’article sur Staphysagria. Il faut prendre Staphysagria 7 CH plutôt le soir ou plus rarement dans la journée. Les plus hautes dilutions sont plutôt à prescrire par le médecin car l’extériorisation possible peut être préjudiciable

un repos indispensable

Si vous êtes dans le cas d’un harcèlement professionnel, il y aura un assez long temps de nécessaire interruption de travail. L’accompagnement par un médecin ou par un psychiatre est de mise, avec également en soutien, des antidépresseurs sérotoninergiques. Dans les cas plus légers, ou en cas d’intolérance à la chimie, le millepertuis peut être préféré (attention à ses contrindications, notamment pour la contraception orale). La fin des périodes d’arrêt de travail est généralement marquée par une poussée d’angoisse à l’idée d’être à nouveau confronté à la même situation.et nécessite une nouvelle prolongation.

Vous pouvez vous aider de Gelsemium 15 CH ou d’Ignatia 15 CH selon les symptômes. De toute manière, dans ce cas-là laissez-vous guider par votre médecin, et ne faites pas trop d’auto prescription si vous vous sentez très dépressif. Ces situations rendent difficile, voire dangereux, de remettre en présence les différents protagonistes et aboutissent généralement à une rupture conventionnelle de contrat.

Après un Burn Out vous vous sentirez plus fragile et vous aurez perdu un peu confiance en vous. Pour les visites d’embauche, et pour ne pas craindre de vous tromper dans votre nouveau job, prenez Gelsemium 7 CH deux ou trois fois par jour, et vous serez étonnés des résultats, y compris des vôtres…

n’attendez pas le dernier moment !

Cet article a pour but de signaler les signes précurseurs et de prévenir les principaux symptômes avant la chute. Ne vous découragez pas, sachez reconnaître que vous n’êtes pas un surhomme ou une superwoman, sachez accepter d’être au bout de vos forces, prévenez avec les remèdes décrits qui sont TOUJOURS efficaces s’ils sont bien prescrits et acceptez de vous laisser aider.

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LA MORT EN SOI, ou la VIE à DEUX Vitesses

Nous allons essayer de démontrer comment notre conception personnelle sur la mort peut influencer notre santé, nos schémas réactionnels, et en particulier, notre manière de recevoir un deuil.

les anciens savaient se préparer

Nous allons essayer de démontrer comment notre conception personnelle sur la mort peut influencer notre santé, nos schémas réactionnels, et en particulier, notre manière de recevoir un deuil.
les anciens savaient se préparer
La mort est inéluctable, et nombre de civilisations ont tenté de montrer au futur défunt (defunctus sorti de sa fonction) comment s’y préparer.
Le livre des morts égyptien signale que celui qui voulait vivre après sa mort devait le lire tous les jours…mais il fallait aussi qu’il ait « fait graver le texte sur les parois de son cercueil, afin qu’il puisse rentrer et sortir sans qu’on puisse lui opposer la moindre résistance ».
Pour le monde chrétien (surtout autrefois) tous les jours de la vie doivent être vécus , en pensant que l’existence peut nous être ravie n’importe quand, et qu’il faut se tenir prêt, sans péché, car « le Maître pourra venir la nuit comme un voleur… »
Citons également pour leur caractère excessif, l’existence des « confréries de la bonne mort » du 19 ème siècle à Montréal: « tous les jours de notre vie chrétienne doivent être une préparation continuelle a la mort puisqu’elle est un terme qui nous attend tous, terme inévitable qui doit décider du bonheur ou du malheur de notre éternité ».
Certains, comme les hindous et à un moindre degré les bouddhistes (branche tibétaine) se consolent en pensant que la métempsycose va leur permettre de transvaser leur âme dans un autre corps qu’elle pourra animer, ou se dissoudre car le moi n’est qu’une illusion pour les seconds.
Le hic, c’est que si la réincarnation est assez confortable, la métempsycose prévoit le retour en animal, en végétal, voire en minéral ( la Kabbale judaïque), ce qui rejoint l’animisme africain. On a donc quand même intérêt à faire attention à ce que l’on fait dans cette vie-là….

la vie et la mort sont UNE

Il faut reconnaître que la vie et la mort sont intimement liées car elles n’existeraient pas l’une sans l’autre, ce qui fait dire à Françoise Dolto: « l’expérience de la naissance est la première expérience de l’émergence de la mort. »
Ce qui confirme la pensée de Heidegger: « la mort est une manière d’être que la réalité humaine assume dès qu’elle est; dès qu’un humain naît, déjà il est assez vieux pour mourir »

la mort escamotée.

Ainsi donc les civilisations qui nous ont précédés avaient toutes inscrit la mort comme un acte important de l’existence, auquel il fallait se préparer. Pourtant notre société actuelle, basée sur l’Hédonisme et le consumérisme, la recherche du profit et de la compétitivité, semble repousser l’idée de la mort pour en arriver à son déni (Louis Vincent Thomas). Le professeur Patrick Baudry rajoute : « faire comme si la mort n’existait pas, ou surtout comme si elle n’avait aucune importance, caractérise une société en panne de sens et de solidarité ».
L’homme moderne est conforté, dans cette idée d’une mort obsolète, par sa prise en charge démesurée par une science médicale hégémonique qui repousse sa durabilité, en lui greffant des organes de rechange, en dissolvant l’idée de la vieillesse par la chirurgie esthétique, et avec des techniques de rajeunissement, en lui faisant une vie d’accumulations de quantités de temps. Sa finitude est repoussée au loin, et ses projets s’étalent sur au moins 100 ans…après on verra.
« On est partis pour rester » , la dernière chanson de Francis Cabrel, illustre bien cette tendance qui est dans l’air du temps. On est loin de la notion de tenir sa lampe allumée des vierges de la bible…

la peur du néant

Certains philosophes ont démontré que la peur de la mort n’est en fait que la peur de n’être plus rien, une arrivée dans un néant inconnu. Pour en sortir, deux solutions, d’où le conflit entre les matérialistes et les dualistes. Les matérialistes constatent que le corps, étant matériel, est mortel et, si les dualistes acceptent cette notion, ils considèrent que l’âme étant immatérielle, est immortelle.
Regardons la mort chez Platon: « est-ce autre chose que la séparation de l’âme et du corps? On est mort quand le corps, séparé de l’âme, reste seul à part avec lui-même et quand l’âme, séparée du corps reste seule avec elle-même »
Épicure a bien sûr une autre définition : « familiarise toi à l’idée que la mort n’est rien pour nous, car tout bien et tout mal réside dans la sensation: or la mort est la privation complète de cette dernière (…) aussi celui des maux qui fait le plus frémir n’est rien pour nous, puisque tant que nous existons la mort n’est pas et que la mort est là où nous ne sommes plus »
De là naissent chez les dualistes la notion de résurrection (avec le Christ et par lui), les notions d’Enfer et de Purgatoire, qui sont plus acceptables grâce à la promesse du Paradis, car pour les philosophes, la peur de l’Enfer est plus confortable que celle du néant. Pour le monde chrétien la Résurrection est LA solution pour vivre une vie heureuse, sans angoisse de la fin, car le croyant doit être persuadé de son immortalité future avant la fin de sa vie.
Les compagnies d’Assurance vie américaines ont sorti des enquêtes montrant qu’un croyant vivait en moyenne quelques années de plus qu’un athée. (Ce qui confirmerait le bien fondé du Pari de Pascal dont nous reparlerons un peu plus tard).

le retour brutal au réel

Si nos sociétés modernes veulent reculer l’échéance de la mort aussi loin que la pensée est capable de l’imaginer, certains événements dramatiques viennent brutalement les rappeler à la dure loi de la réalité. Prenons pour exemple le Crash récent de l’A 320 de la Germanwings, dont l’évocation répétée engendre une émotion importante pour le spectateur (on pourrait même dire le voyeur) car elle ramène tout un chacun au côté violent et imprévisible d’une certaine forme de mort. Et si son tabou essaye d’évacuer insidieusement notre rapport naturel à la mort, les médias, de manière obsessionnelle, répètent à l’envi le drame des victimes et ceux de leur famille, nous montrant des photos, et faisant des incursions dans leur vie, pour nous faire vivre l’émotion la plus intensément possible. Cela permet une séance de psychologie collective, comme en témoignent les marches blanches ou l’incontournable mise en place des cellules de soutien psychologique.
La « scoopissime » Information est inévitable. C’est le principe, revu par les médias, des contes de fée sordides où l’enfant doit s’accoutumer à l’idée de la mort par les aventures du petit héros, mis en danger par les adultes (l’ogre, le loup, etc…)
L’émotion zoomée des parents de victimes nous rappelle la phrase de Jean Cocteau:
« le vrai tombeau des morts c’est le cœur des vivants » version altruiste de ce que confirmait Sartre d’une manière moins poétique et très égoïste: « La mort représente le sens futur de mon pour soi actuel, pour l’autre ».

l’angoisse existentielle.

Mais il peut y avoir un écueil, c’est qu’en en repoussant l’idée de cette mort qui ne fait plus partie de la vie, aussi bien que la naissance, elle vienne s’installer comme une angoisse qui pourrait durer toute l’existence, car plus inconnue et lointaine, plus inquiétante et terrifiante elle devient. En plus elle empêche tous les existentialistes de vivre paisiblement leur Quantum de vie….
Cette idée d’une mort injuste rend notre société capable de statuer sur la fin de vie ….des autres. En la posant comme un acte volontaire, elle devient une option qui en quelque sorte, lui enlève son pouvoir de nous attendre et de nous saisir selon son bon vouloir. Le suicide est aussi une manière d’exorciser cette angoisse: « certains se pendent pour échapper à la peur de la mort » (Montaigne).
Pendant ce temps l’Assemblée vote les lois sur l’Euthanasie et le suicide assisté, du Eu grec qui signifie bon, après le « bien vivre ensemble » optons pour le « bien mourir », ou mourir dans la dignité, autre manière de reprendre le contrôle sur les événements, comme si l’on commandait la mort au lieu de la subir, ce qui est aussi une manière d’éviter la déchéance de la fin et les souffrances, mais aussi la compassion de ses proches, les veillées et les prières, et …le temps du repentir, qui est parfois ultime.

la nostalgie du passé

Pourtant les anciens l’avaient incorporée à leur existence comme étant normale. Déjà Georges Brassens s’inquiétait de son éloignement en chantant les petits corbillards de nos grands-pères…
« Lorsque l’on mourrait chez soi, entouré de sa famille, de ses voisins et de ses amis, cela faisait partie du quotidien et elle était plus visible: on voilait de noir la porte d’entrée, on venait passer, en voisin, un moment au chevet du mourant » rappelle Marie de Hennezel.
Cette dimension visible de la mort a quitté l’espace public, pour aujourd’hui se traduire par un silence gêné à l’annonce d’un décès, voir une excuse « je ne savais pas », ou d’une compassion exagérée. On ne meurt plus, on disparaît. Cette anormalité peut même conduire à la « marginalisation » des personnes en deuil.

la Grâce accordée au mourant

Certains auteurs nous donnent une note d’espoir sur la Grâce du mourant. Joseph Kessel écrit (en substance):
« quand nous savons que nous allons mourir dans un mois , nous pensons qu’il nous reste deux mois à vivre , s’il ne nous reste qu’une semaine, nous pensons qu’il nous en reste deux, s’il nous reste une heure, nous pensons qu’il nous en reste une de plus à vivre, et s’il nous reste qu’une minute… »
C’est la grâce du mourant qui ne connait pas l’heure exacte de sa mort (« Dieu merci »).

la vie ou la mort ?

Après tout ce que nous avons dit, nous pouvons dire qu’il n’y a que deux choix sur la Mort: elle est un passage vers une forme d’éternité, ou elle est une fin avec une ouverture sur le néant. Ce qui nous permets de méditer sur le « pari » de Pascal:

« Vous avez deux choses à perdre: le vrai et le bien, et deux choses à engager: votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir, l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée en choisissant l’un que l’autre, puisqu’il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude? Pesons le gain et la perte en prenant croix que Dieu est, estimons les deux cas, si vous gagnez, vous gagnez tout, si vous perdez vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est sans hésiter!  » (fragment 233 des Pensées 1670)

Ce à quoi Hans Jonas fait une critique tout à fait recevable:  » en choisissant de croire en Dieu, je dois vivre en accord avec cette croyance. Donc si Dieu n’est pas,  la différence doit se faire entre ma vie vécue et le néant de la mort. Or entre ma vie vécue et le néant de la mort la différence est incommensurable. Mais si je vis en athée, et que Dieu est, je perd quelque chose d’inestimable, la béatitude éternelle. Dans les deux cas la perte est infinie ».

pas d’accord!

Si le raisonnement de Hans Jonas est très mathématique et raisonné, il oublie néanmoins une différence considérable entre les deux modes de vie, et c’est là où nous voulons en venir (enfin, dirons certains). Dans un premier cas l’être vit une vie (presque) sans angoisse de la mort, avec une importance mise sur la relation à l’autre avec la notion de bien et de mal, et avec la notion du Pardon, qu’il sait aussi demander ou accorder aux autres. Sa vie sera plus ancrée dans la sphère émotionnelle et dans une sphère spirituelle, à laquelle l’athée s’est fermé l’accès. Ses accidents de vie, ses maladies seront conformes à cette option sur le refus du néant, c’est ce qui est représenté par la diathèse Tuberculinique.
A l’inverse, celui qui aura opté pour la vie ou rien, vivra un enfer sur terre, celui d’avoir une peur constante d’une mort immanente, car c’est le seul bien qui lui reste et qu’il faut chérir. Ses options seront différentes risquant le choix du matérialisme combattif, des plaisirs faciles et de l’argent facile, souvent au mépris de l’autre, avec le jeu du pas vu pas pris, pratiquant le sans gêne, ou le sans scrupule, prenant plaisir à la souffrance de l’autre, même en lui donnant la mort. C’est ce que nous appelons la Luèse.
Entendons-nous bien, nous ne parlons pas de religion en particulier, ni de pratique rituelle, mais d’un choix, d’une position par rapport à la mort: le néant ou l’éternité.
Ces deux choix conditionnent inconsciemment tous les autres choix de notre vie, même les plus petits.
Nous allons donc décrire les différents aspects de la peur de la mort en fonction de ces deux diathèses, en sachant que les tuberculiniques ont aussi ces peurs, parce que nul n’est parfait, mais elles seront surtout centrées sur la peur de perdre l’autre alors que le luétique a une peur plus égoïste de se perdre lui-même.

Mais alors une question peut se poser: si la diathèse est héritée, a-t-on vraiment le choix?
Est-ce que le tuberculinique par ses aspirations et sa perméabilité reçoit la « Grâce de la Foi » et est-ce que le luétique est prédisposé à y être peu ou pas réceptif, comme imperméable, sauf si intervient une conversion d’ordre volontaire ou surnaturelle ? Serait-il condamné de fait à ses angoisses existentielles?
Il y a deux autres diathèses, mais nous y sommes tous soumis et elles dépendent moins de notre choix fondamental : la Psore et la Sycose

LA PEUR DE LA MORT CHEZ LES TUBERCULINIQUES

Nous appelons Tuberculinique toute personne qui présente un ensemble de signes caractéristiques (qui, quand ils sont partagés en commun avec un grand groupe de personnes, permettent de définir un ensemble pathologique que nous appelons diathèse, car il ne rentre pas dans le même cadre nosologique qu’une maladie étudiée par la médecine officielle), que ces signes soient congénitaux (hérités de la fragilité de la lignée), ou acquis par le tuberculinisme vaccinal (avec le BCG qui ne prend pas sur ce terrain, les revaccinations et les nombreuses intra dermo réactions de tuberculine).
Ces signes sont:
-des perturbations émotionnelles importantes axés sur l’hypersensibilité du sujet, sa faible résistance aux émotions déprimantes, et une tendance à la dépression, ce qui retentit sur sa fragilité physique: quand il déprime son immunité chute parallèlement (ce que la Thymuline peut inverser, prise au bon moment).
L’angoisse est vespérale, à l’heure où la fièvre inflammatoire s’installe chez le tuberculeux, avec de l’oppression, des palpitations, et des suées.
– une fragilité ORL et respiratoire face aux virus, par exposition au froid humide, et bien sûr à la tuberculose (ce que le BCG ne peut enrayer sur ce terrain non répondeur, puisqu’il est tuberculose lui-même)
– des troubles circulatoires des extrémités (acrocyanose, Raynaud, inadaptation aux variations thermiques).
– diarrhées fréquentes.
-tendance nette à la déminéralisation, en Calcium (dents fragiles++), en fer, en potassium, en magnésium, pour les plus importants, avec deux pics dans l’année, » quand les feuilles viennent aux arbres et quand elles en tombent ».
Certains ont une tendance à avoir du mal à cristalliser un choix            (« c’est renoncer à tous les autres ») et changent facilement leurs attachements sentimentaux, professionnels, ou même à leur lieu de vie, rêvant toujours à un autre « ailleurs » (Phosphorus et TK), allant même jusqu’au refus de rentrer dans le « système » , avec une tendance à la marginalisation, aux métiers atypiques, à la drogue, aux addictions, au trip et même au squat (TK)(ce dernier est bien illustré par les poèmes chantés de Renaud, le gentil rebelle, anarchiste de gauche au grand cœur, mais tout aussi auto destructif que les autres de la lignée des tuberculiniques malheureux)
Vous me direz « le tableau n’est pas brillant », et vous auriez raison, car je vous ai décrit ceux qui vont mal, ceux qui n’ont pas réussi à sublimer leur diathèse, qui les pousse à donner de l’amour et à se donner soi-même, jusqu’au bout.
Quand un tuberculinique va bien, il est joyeux et altruiste, social, pacifique et conciliant, délicat et prévenant, toujours dans le désir d’aimer et d’être aimé, sensible à la musique et à la poésie (un « enfoiré » comme JJ Goldman) avec cette capacité à connaitre la béatitude ( qui peut alterner assez rapidement avec une grande misère humaine, parfois même par compassion)
Le « sermon sur la montagne » est fait pour eux.

Pulsatilla.

Dès sa plus tendre enfance la personnalité Pulsatilla a une angoisse prégnante, qui peut l’assaillir presque tous les soirs, en cherchant le sommeil, celle de perdre un être cher, généralement sa mère, ou plus symboliquement le parent dominant, avec lequel elle cherche à garder une relation fusionnelle.
Il arrive que des larmes coulent silencieusement.
Pulsatilla ne redoute pas sa mort, mais la séparation d’avec ceux qu’elle aime.
Perdre l’Amour, c’est perdre la protection, et cette angoisse est tellement présente, qu’elle essaye de tout faire pour ne pas déplaire. Elle accepte sans broncher le carcan de l’éducation, ce Surmoi qui va peser toute sa vie sur ses choix et ses actions et qui va la faire rougir de honte, lorsqu’elle transgresse son règlement intérieur. Ce Surmoi fort va l’inciter à devenir « ce que », ou « comme » l’on voudrait qu’elle soit, ne s’affirmant presque jamais et cherchant à se justifier tout le temps.
Ce désir de perfection et cette humilité passive seraient louables en soi, s’ils étaient moins subis et moins sous-tendus par la peur de ne pas y arriver, et donc de perdre l’Amour.
La personne Pulsatilla ressent une forte émotion anxieuse avant, et une tristesse infinie après la perte tant redoutée. Le deuil est teinté de nostalgie du bonheur perdu. Pensant un moment aux agréables souvenirs des moments passés avec le défunt, elle ressent une courte joie consolatrice, puis constatant qu’il s’agit du passé, elle se met à pleurer, le plus souvent avec des sanglots (à la différence des autres, Pulsatilla à tendance à retenir l’eau, car trop d’amour à donner). En cas d’évolution mélancolique, à la suite du deuil maternel, la tendance naturelle sera la noyade, comme pour se diluer, se fondre, dans ce liquide amniotique originel, dans un ultime retour au « berce-eau ».
Cette angoisse est tellement intrinsèque à la personnalité, que nombre de femmes m’ont avoué quel lors de leur ménopause, les bouffées de chaleur amenaient une émotion triste qui leur faisait penser à leur mère, avec quelques larmes….et des suées.

Pulsatilla 15 CH sèche les larmes, permet de retrouver une autonomie affective, et évite de compenser avec le sucre consolateur (les « douceurs » d’autrefois). « si tu es sage tu auras un bonbon… »

Ignatia

Ignatia correspond à une personnalité aussi sensible que Pulsatilla mais un peu teintée de Luèse, car dans le deuil, c’est le manque de l’autre qui domine (un aspect mineur du néant).
C’est un sujet hanté par l’angoisse de la séparation, autant de l’Amour que de la sécurité, moins fusionnelle que Pulsatilla et ne cherchant pas à mériter l’Amour, plus égocentrée sur sa tristesse, un peu versatile et paradoxale. Ignatia va surtout se différencier par son ressenti. Si Pulsatilla pleure, intensément, Ignatia, ne sait plus pleurer ( « les grandes douleurs sont muettes »). Ses pleurs refoulés se traduisent par une boule à la gorge, un nœud d’autant plus serré que l’angoisse est plus forte. La nourriture est peu désirée, elle ne descend pas, car cette situation lui donne la nausée.
Morosité, démoralisation, tristesse, aggravée par les périodes de date anniversaire, illustrent le quotidien de ces personnalités.
Angoisse très forte avant, imaginée et pré vécue, tristesse teintée de culpabilité(« j’aurais pu faire mieux si j’avais su ») façonne la deuxième partie du deuil et la troisième, la culpabilité et le manque. (la première est le déni du réel de Phosphorus).
Ignatia 15 CH en granules, Ignatia 30 CH à J-3 avant les règles, pour les deuils anciens, ou deux fois par mois pour les dépressions de suite de deuil, à combiner dans ce cas avec les granules au quotidien.

Phosphorus

Nous rentrons la dans l’illustration d’ombre et lumière du tuberculinisme. Personnalité rayonnante le matin, éteinte en milieu d’après-midi, anxieuse et fébrile intérieurement à la tombée de la nuit, représentant symboliquement l’anxiété de la tuberculose consomptive. Cette anxiété est ressentie en particulier dans la solitude, lui donne une bouffée sanguine au visage et aux joues, lorsqu’il est au plus fort de son émotion, avec un une sensation d brûlure dans tout ou partie de corps. (les évangiles citent les perles de sang au front de Jésus au mont des oliviers, au plus fort de sa compassion, espérant une présence consolatrice de ses disciples, qui ont préféré s’endormir malgré plusieurs sollicitations). Rêveur éveillé surtout quand son idéal ne correspond pas à ses réalisations, il se protège de la douleur du deuil, en refusant de le réaliser. « Je pense qu’il va franchir la porte, qu’il va me téléphoner, je lui ai écrit une lettre, que j’ai collée au mur, il la lira… » Le même feu de sa passion amoureuse pour le conjoint dans la jeunesse, le consume dans le deuil, le soir seul dans son lit, avec un pressentiment de la mort. C’est une période qui ne dure que quelques jours pour presque tous les débuts ce deuil, mais plusieurs semaines ou mois pour les Phosphorus chroniques, ou plus encore si se déclenche une décompensation psychiatrique.
« J’irai jusqu’au bout de mes rêves, là où la raison s’achève » (chanson de JJ Goldman) ou bien : « Je me ferai prince de sang, rêveur ou bien adolescent, comme il te plaira de choisir, et nous ferons de chaque jour toute une éternité d’amour, que nous vivrons à en mourir » (chanson de Georges Moustaki) Ces deux poèmes évoquent bien le côté excessif du sujet, qui vit ses passions de manière « héroïque ».

Phosphorus 15 CH (ou 30 CH si les troubles sont intenses, avec tendance à perdre le contact avec le réel, dans les moments d’isolement avec le monde).

Natrum Muriaticum

Ce sujet est très sensible et très FRAGILE. Quelle différence avec les autres?
C’est surtout la somatisation de la perte de l’Amour, par la perte de son eau corporelle, eau symbole d’Amour, puisque nous naissons dans le liquide amniotique, et nous ne pouvons pas vivre sans eau. De nombreuses représentations religieuses l’illustrent: l’eau de baptême, celle qui coule de flanc droit du Christ, le fleuve d’Ézéchiel…
Le sel (Natrum) retient l’eau, mais plus dans son cas.
Tout devient sec, les muqueuses en particulier, ce qui est facilement visible, notamment au niveau des lèvres qui nécessitent l’usage d’un stick en permanence, le nez, les yeux, quand il utilise toute son énergie pour ne pas pleurer (devant quelqu’un). Car cette personne n’a jamais cru en l’Amour pour lui, c’est à dire qu’il ne se considérait pas comme « aimable », ce qui explique sa susceptibilité et son amour « propre » hypertrophié.
Lorsque j’enseignais, je rappelais souvent : « il n’y a pas pire œil sec qu’un œil qui refuse de pleurer » et ceci est valable pour d’autres parties du corps…
Pourtant la déshydratation est visible, car le sujet maigrit, même en mangeant encore bien, car l’eau le traverse: il a très soif, boit beaucoup car il a peu de salive, dort avec sa bouteille d’eau, mais se lève souvent pour uriner des urines pales de faible densité.
Comme un neurone sec est un neurone triste et passéiste, le sujet rumine tous les moments où le défunt lui a manqué de respect et d’Amour. Quand il est seul, il ne cesse de pleurer, ce qui rajoute encore une perte d’eau et de sel. Les phrases « Il a pleuré toutes les larmes de son corps » ou » il a perdu le sel de la vie » résument la sagesse populaire.
Natrum Muriaticum 4 CH deux ou trois fois par jour pour fixer l’eau, et des doses en 15 CH pour stopper ce chagrin concentré.

Arsenicum Album

Avec lui nous rentrons dans une situation encore plus difficile à vivre, car il a une conscience permanente de sa mortalité. Il est littéralement empoisonné par l’idée de la mort. Il vit avec, conditionnant ses actions sur le fait qu’il sera peut-être mort demain. Le sentiment d‘incomplétude de sa vie lui fait tout ranger derrière lui, testament bien acté. Il en devient maniaque, car l’ordre le rassure et le désordre l’angoisse. Ces crises sont plus volontiers entre minuit et trois heures du matin, car c’est l’heure de la faiblesse de ses surrénales. Outre les angoisses qui le poussent hors de son lit, il peut faire de l’eczéma, de l’asthme, des gastro entérites sévères, entre autre, toujours par sa déficience en Cortisol. Son appétit est pratiquement nul, car cette « idée de sa mort inéluctable » le dégoûte, ravivée par l’odeur et la vue même des aliments. Cette viande morte et froide la représente trop. Chaque deuil est pour lui une piqure de rappel sur la précarité de son souffle de vie. Les enfants font des décompensations lorsque qu’ils sont confrontés à la mort du petit chat, ou du grand père, et si l’on parle trop des morts, notamment le culte des morts le deux novembre au cimetière. Il peut avoir des tocs, rituels expiatoires de son angoisse.
Les granules en 7 CH sont plus rapides d’action, à compléter par des doses en 15 CH au moment des crises.

Sépia

Ce n’est pas particulièrement un remède de peur de la mort, mais plutôt un remède de désir de mort. C’est la mélancolie vraie. Chaque deuil fait vivre une période de culpabilité. Les personnes fragilisées peuvent s’en trouver particulièrement affectée. De plus, différents évènements de sa vie, et leur interprétation noircie, l’amène cette personne à d’amères constatations : « Je suis une mauvaise mère, car cela me peine de m’occuper de mes enfant, alors que cela devrait me faire plaisir ». Si l’on y rajoute : « je suis une mauvaise fille, une mauvaise épouse, et même une mauvaise malade » la culpabilité est telle que le désir d’autopunition est très violent et l’emporte sur le désir de vie et l’instinct de conservation. C’est le désir de repos, une souffrance permanente de voir tout en noir, le désir de solitude pour pleurer et se désespérer, qui lui font souhaiter la mort. Le risque suicidaire est grand, même collectif, par exemple une mère qui se jette à l’eau, en tenant par la main ses deux enfants pour les noyer avec elle.

Pas d’automédication!,

image  Statue de Chopin (Monceau, Paris)

Les tuberculiniques sont sensibles à la musique, à la peinture, à la sculpture, à la poésie, au romantisme, à la beauté et au merveilleux.
Cette statue représentant Frédéric Chopin, mort à 39 ans de tuberculose et, ou de mucoviscidose, illustre bien toutes ces tendances. Il est sculpté avec une silhouette et une élégance naturelle typiques du sujet Phosphorus.

 LA PEUR DE LA MORT CHEZ LES LUETIQUES

 Comme nous l’avons dit ceux-là croient qu’après la mort il y a un trou noir (au sens cosmique) et qu’ils vont être aspirés par le néant. Point de lumière pour eux.
La peur du « noir » s’installe dès l’enfance, puis cela devient la tombée de la nuit qui est anxiogène, et tous les personnages luétiques sont aggravés la nuit, du coucher au lever du soleil, et ce pour le moindre symptôme ressenti. L’adrénaline étant leur hormone principale de somatisation, ils s’exposent essentiellement aux accès de panique, et avec le temps aux maladies cardiovasculaires de toutes sortes, mais aussi aux désordres cellulaires.

Argentum Nitricum

Lui n’est pas toujours conscient de sa peur de la mort, car pour y échapper, il court.
Il court dans toutes ses actions, comme s’il avait la mort à ses trousses et qu’il ne fallait pas qu’elle puisse le rattraper. Le temps presse car il est court, la vie est courte.
Il a toujours peur de manquer………. de temps, d’argent (« time is money »), du sol sous ses pieds (en avion notamment), de confiance en lui, car il appréhende l’instant qui vient. Il a le vertige, et toute sa vie se passe comme s’il était au bord du précipice. Il a peur de sauter. Alors il court, il jogge, il court après son centre de gravité, car il vit dans le futur, comme pour y être plus vite et se débarrasser de l’angoisse qu’il représente. Et comme dormir c’est mourir un peu, quand il s’endort, il sursaute, comme s’il lâchait prise sur le contrôle de sa vie. En plus c’est du temps perdu…
Le moindre symptôme l’inquiète et représente peut être le début de la fin, et alors il devient hypocondriaque, ou hyper, car ce terme lui convient au mieux.
Le deuil l’aggrave, et il a peur des morts, car ils représentent ce qu’il fuit et ne veut même pas entrevoir. Comme le suivant, il craint de se réveiller dans son cercueil.

Argentum Nitricum 7 CH, dès qu’il ouvre son deuxième œil le matin, et qu’il considère qu’il n’y a pas de temps à perdre… Idem pour ses somatisations, surtout gastriques et intestinales (la « chiasse avant un examen », les brûlures gastriques), et 15 CH le dimanche soir pour l’appréhension de la semaine qui commence, ou de l’intervention chirurgicale qui s’annonce…

 

Aconit

Si Argentum connait des périodes de forte anxiété, c’est toujours pour un événement du monde extérieur qui s’annonce. Pour Aconit, c’est le milieu intérieur qui ne va plus et le sympathique qui s’emballe. L’adrénaline coule à flot, tous les capteurs de danger clignotent au rouge et le cœur n’a jamais battu aussi vite. Son bras gauche fourmille….
C’est l’attaque de panique, telle qu’elle est décrite en psychiatrie. « Le stress est fait pour fuir ou pour combattre » avait démontré le professeur Laborit.                                                                                                             Lui a choisi définitivement la fuite. Autant dire que les obstacles l’aggravent. Il est claustrophobe, n’aime pas les ascenseurs, la foule…il dort avec de la lumière, et si possible jamais seul, et il ne sait pas pourquoi. Tout simplement parce qu’un cercueil, c’est petit, c’est noir, il y a peu d’air, et on ne pas s’enfuir…Il préfère l’incinération, ou être enterré dans un sac (…et avec son Smartphone).
Aconit 15 CH en granules et des doses en 30 CH a chaque crise, avec une bonne psychothérapie de soutien.

Luesinum

C’est le chef de file de la Luèse, la syphilis primordiale et ancestrale, qui pousse à des conduites sexuelles dangereuses (le microbe veut survivre) et à avoir peur de la ruine.
La ruine au sens large, ruine du corps et ruine de l’esprit. Peur de la déchéance, de l’infirmité de la souffrance terminale, des asticots, mais aussi peur de perdre la raison peur de devenir fou. Ils ont peur d’être enterrés vivants comme les deux précédents, et préféreraient l’incinération (représentation mineure de l’enfer?). Les somatisations sont trop nombreuses pour être envisagées ici. L’hystérie peut être un mode d’expression courant. Le symptôme principal est la phobie des microbes, avec le lavage obsessionnel des mains, et la désinfection abusive ( à l’eau de javel du sol au plafond), mais toutes les phobies peuvent survenir, y compris celle, fréquente, de l’insomnie totale, par peur de souffrir, ou simplement de ne pas dormir…

Luesinum 30 CH en doses.

 

Aurum

Un mot sur lui, car sa conception de la mort diffère des précédents. Aurum ne croit pas à la rédemption, et il ne se pardonne pas lui-même ses erreurs, ses faiblesses et ses crimes. Lors du bilan de sa vie, sa conscience est lourde, rongée de remords et de scrupules. Les nuits sont longues l’hiver, et il manifeste l’une des formes de dépression saisonnière. Cette souffrance l’amène à souhaiter la punition, souvent capitale, qu’il s’inflige lui-même, après que l’idée du suicide se soit lentement installée. Ce sanguin autrefois violent, rumine ses fautes dans le silence, ignorant comme Juda le salut qui allait venir. Il ne prévient personne et prémédite minutieusement sa mort. Qu’importe s’il est détesté, cela ne fait qu’augmenter la salvatrice punition. (Andreas le pilote d’A 320 ?)

pas d’automédication pour ce remède

Actea Racemosa

Une jeune femme peut ne pas avoir peur de la mort, mais dès qu’elle a un bébé, elle commence à avoir peur pour sa vie, une peur folle de laisser son enfant derrière elle, ou qu’il arrive quelque chose à son enfant et qu’elle en soit responsable. C’est une névrose phobique mais surtout altruiste (les deux diathèses sont présentes, et presque à égalité). C’est un instinct maternel excessif multiplié par l’instinct de conservation et par par l’angoisse de la séparation, vécue de manière phobique. Il y a des composantes hormonales certaines, car la grossesse, l’approche de l’accouchement, le post partum, la période prémenstruelle, et parfois la ménopause sont les périodes fortes de la pathologie. Cela commence dès la grossesse, et d’autant que l’accouchement approche;  les peurs sont diverses, notamment que la mère et l’enfant meurent. Nous en avons parlé lors de la préparation à l’accouchement: des spasmes du col en freinent l’ouverture, comme si l’angoisse de le laisser partir au dehors de son ventre, et de le mettre ainsi en danger.                                                                                                                                         En post partum, l’angoisse de la culpabilité (qu’il arrive quelque chose à son enfant) pouvait être tellement oppressante que certaines femmes se défenestraient avec leur bébé sous le bras. J’ai connu un cas chez une parente d’une patiente. La névrose puerpérale est rare, mais de toute manière je n’en ai jamais rencontré, car je donne systématiquement Actea Racemosa 9CH en dose au début de l’accouchement. Les somatisations de type hystérique sont fréquentes chez ces personnes, surtout autour du cœur et sur l’appareil génital, sous forme de spasmophilie gynécologique.

Quand une femme a perdu en enfant, elle voit des scénarios catastrophes sur la perte du  suivant, et de ce fait  devient très anxiogène pour l’enfant. Elle se met à avoir des tocs pour exorciser les drames futurs, qu’elle entrevoit dans ses cauchemars ou ses période d’insomnie, comme des prémonitions. Dans ce cas les troubles peuvent persister après la ménopause, et cette femme peut même faire un transfert sur les petits enfants, traumatisant sa belle fille sur les règles de sécurité….

pas d’automédication, sauf pour la grossesse.

 Il nous reste un mot à dire sur les deux autres diathèses, qui ne dépendent pas du choix sur l’après vie, et auxquelles nous sommes tous soumis:  la Psore et la Sycose que nous résumerons à deux remèdes seulement:

Psorinum.

Son état mental et physique sont désespérants d’autant qu’il ne réagit pas aux traitements qu’on lui propose. C’est pour lui un vrai sentiment d’infériorité, dont il aura parfois eu le complexe dans sa vie. La frilosité, la faim et la fatigue l’envahissent (les 3 F). Et là s’installe un paradoxe, il a peur de la mort et veut en finir. Tous racontent : « je préfèrerais mourir que de continuer à vivre comme ça » Cet état d’esprit peut de retrouver dans de nombreuses pathologies physiques ou mentales, avec des échecs thérapeutiques successifs. Ce qui importe alors c’est son ressenti de cette phrase qui est entre parenthèse.

La mort escomptée lui apportera enfin le repos.

pas d’automédication pour ce remède

Thuya

Maître remède et draineur de la Sycose, il soigne toutes les idées obsessionnelles, notamment celle de la fragilité du corps, du moi mental et du moi physique.
Il rejoint en cela les remèdes de Luèse, mais non sur un mode phobique, et avec des somatisations très différentes, faciles à reconnaître. Ses pics de Cortisol épuisent ses surrénales, le font grossir, avec une rétention d’eau, des doigts boudinés, une bouée autour de la ceinture et de la cellulite (il en tirera l’obsession du poids entre autres). Sa peau et ses muqueuses se couvrent de manifestations virales liées à ses chutes de l’immunité lors de l’hyper corticisme : herpès verrues, molluscum, condylomes, papillomes, puis par la suite, par une réaction centripète de l’organisme, des kystes, des fibromes, des polypes, ou pire…
On lui reconnaît la peur obsessionnelle du cancer (ce qui est légitime sur ce terrain) ce qui le pousse à vérifier son état par moult examens biologiques et radiologiques.
Un deuil va augmenter son stress, ses décharges surrénaliennes et les maladies virales qui en découlent, des cauchemars de mort, un réveil à quatre heures du matin, et de cancer et va le pousser à rechercher chez lui la maladie qui a emporté le défunt….

Pour ces deux remèdes seul le médecin peut déterminer la posologie idéale.

pas d’automédication.

Pour conclure, il se peut que vous vous reconnaissiez dans les deux tableaux, car vous avez une foi pour le surnaturel, mais elle est intellectualisée, et non pas vécue par votre corps, notamment le neurovégétatif. Baudelaire n’a-t-il pas attrapé tour à tour la tuberculose et la syphilis, deux maladies qui s’opposent en principe par leur terrain? Cela qui lui a fait porter la poésie aux  sommets de son art, et vivre aussi des descentes aux enfers très rapides et intenses.      

Dans ce cas faites soigner d’abord la Luèse, car c’est le plus urgent.

Désolé de vous avoir parlé aussi longuement de la mort. Pardonnez moi si cette lecture vous a inquiété…
« gagez donc… »

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ARNICA le lutteur fatigué, ou celui qui porte sa croix

Tout le monde connait cette plante pour sa vertu de contrecoup , mais il serait dommage de se contenter de cette vue limitée, au regard de la multitude d’autres vertus qu’elle peut déployer pour soigner et guérir nombre de maux.
Le levier admirable que représente la dilution-dynamisation de la plante et l’expérimentation faite sur l’homme sain, permet d’entrevoir son action sur de nombreux niveaux de l’être, et de dévoiler son « génie curateur » : effacer la rumination d’un vécu traumatisant.

Les bleus à l’âme


Cette expression de la poétesse Sagan, nous souffle à l’oreille que les hautes dilutions vont avoir une action miraculeuse sur les grands chocs subis tout au cours de la vie.les-bleus-a-l-ame-me-reprennent
Lorsque j’étais jeune médecin, je rencontrais encore souvent dans mes consultations des personnes souffrant de cauchemars liés à la deuxième guerre mondiale. Ils entendaient dans leur sommeil le sifflement des bombes, le fracas de l’explosion et les bruits de toitures en tôle qui s’effondraient. Si ces rêves sont récurrents, il y a réellement une obsession par le traumatisme. Le réveil avec le cœur qui cogne et le désarroi qui s’en suit, fatigue énormément et amène une grande lassitude au matin.
Des doses d‘Arnica 30 CH répétées une à deux fois par mois ont vite réglé le problème.
Il y a des situations choquantes , comme les accidents de voiture, et dans ce cas le cauchemar récurrent est de revivre les tonneaux au ralenti et dans le détail.
D’autres situations sont plus intimes, telle la femme qui rêve du masque du chirurgien, ou de la lumière perçante du Scialytique , qui lui rappelle le moment de son avortement.
Certains ont ouvert la porte une soir, et un gendarme leur apprend brusquement la mauvaise nouvelle qui va bouleverser leur existence.
 Pour d’autres , c’est revivre trop souvent les dernières images traumatisantes d’un être cher hospitalisé, avec ses branchements censés l’aider dans son agonie, associées aux odeurs pénétrantes du service de réanimation. Le deuil sera ponctué de ces rémanences, masquant bien d’autres souvenirs, jusqu’à ce qu’Arnica ramène la nostalgie plus naturelle des bons moments passés autrefois. (Pulsatilla)

l’île déserte

Après une période de surmenage intensif, qui n’a pas rêvé de partir huit jours sur une île déserte ?
Vous avez bien noté? J’ai dit huit jours car je l’ai entendu des centaines de fois.
Cela semble la seule solution aux adeptes incorrigibles du bénévolat en tout genre , pour récupérer très vite des forces et pouvoir reprendre tout le monde sur leur dos, dès le retour.
A moins que…. Attention à la dilution, car les très hautes sont très démotivantes justement pour les grands bénévoles, et j’en ai connu qui ont tout laissé tomber pour s’occuper d’eux mêmes…
En effet, ce corps qui crie sa souffrance, avec ses courbatures matinales, telles que le lit lui paraît dur, au niveau des points d’appui, ses poussées de tension, le cœur « gros » selon l’expression provençale, les mains glacées et les joues rouges et chaudes, comme dans un sublime effort pour atteindre le but, ce corps a besoin de soins.
Il a besoin que son hôte lui accorde quelques moments de repos, pour ne s’occuper que de lui. Je le conseille d’ailleurs à ces femmes surmenées, qui portent sur leurs épaules leur travail, les enfants, leurs parents, et comme l’escargot,  leur maison, et quand tout semble accompli…….leur mari.
Une demi-heure ou une heure qui  » n’appartiendrait qu’ à elles  » supprimerait de nombreux symptômes.
Quelques granules d’Arnica 7 CH matin et soir, soulageront la peine à continuer, ce quiile-deserte devait n’être qu’une vie bien, mais aussi trop remplie.

le désir de paix

Ce symptôme revient souvent dans ces états pré dépressifs:   » qu’est ce que j’aimerais qu’on me fiche la paix… » C’est le signe formel de l’indication d‘Arnica. Dans cet état on voit disparaître, par lassitude, des sentiments naturels, comme ceux d’une femme pour son mari, ou même d’une mère pour ses enfants.
Prenons le cas de ces personnes qui accompagnent un grand malade. Après leur travail, ils vont se rendre à l’hôpital, et, outre les émotions déjà citées, ils vont devoir se faire violence, pour reprendre leur voiture, refaire les embouteillages dans l’autre sens, et rentrer harassés chez eux où, souvent d’autres tâches les attendent.
Ce sont des heures de stress en plus, prises sur des heures de repos. S’ils refusent les contacts, c’est tout simplement parce que leur corps est endolori.
Si vous vous sentez dans cet état, faites un test, en comprimant avec deux doigts une de vos masses musculaires, comme les muscles « porteurs » les cuisses ou les trapèzes. Ils sont très sensibles à la pression. Prenez des granules d´Arnica et, une demi-heure heure après, vous ne ressentirez plus la douleur…

la fièvre douloureuse

Nous avions compris dans les chapitres précédents, qu’un état fébrile est souvent préparé par un état antérieur de baisse immunitaire. Nous avions déjà envisagé qu’un patient qui a eu des épreuves pendant lesquelles son manque d’assurance avait été mis à l’épreuve ferait une fièvre de type Gelsemium, et donc, quoi de plus naturel qu’un coup de froid humide sur un patient épuisé déclenche une fièvre où les courbatures sont au premier plan du tableau clinique. Cette fièvre aura l’effet escompté de forcer le sujet à se reposer une bonne fois, sans avoir besoin de se justifier, ni de se dérober à ses tâches obligées.

la-fievre

 

Ce tableau correspond à une aggravation de tous les symptômes que nous connaissons d’Arnica: le désir de paix fait place à un état de stupeur avec prostration,  bien que le sujet nie être malade, la face est encore plus congestionnée, voire violacée, et la courbature générale est telle, que le malade cherche inconsciemment à changer constamment de position, pour soulager ses douleurs musculaires, mais en vain.
Cela peut correspondre à des états digestifs aigus, et les éructations tout comme les gaz, et autres émissions intestinales ont une forte odeur d’œufs pourris (H²S) avec tendance à l’incontinence. La soif est forte malgré les nausées, et les vertiges. Le patient peut se recouvrir de taches purpuriques, d’éruptions violacées, ou de petits furoncles nombreux et entourés de capillaires violacés, le tout avec une tendance à une topographie symétrique. Arnica 9 CH en dose est requis, ou plus haut en 15 ou 30 CH s’il y a perte de conscience et perte du contrôle des sphincters.

Le gros cœur.

Si vous soulevez un piale-gros-coeur1no dans un escalier et que vous devez peiner et tirer de toute vos forces, la pompe qui met la pression dans les vérins, c’est le cœur.
C’est lui qui monte les escaliers quand vous êtes trop lourd, c’est lui qui soulève, qui porte, c’est lui qui fait monter la tension artérielle quand il faut donner un coup de collier supplémentaire. C’est lui qui peine le plus, c’est lui qui fait tout, et comme le cœur est un muscle…il peut être endolori. C’est le cœur forcé des sportifs, qui montent le mont Ventoux debout dans les cale pieds, c’est le gros cœur de l’hypertension artérielle, car c’est lui qui pousse, mais qui lutte également contre une pression hydraulique excessive qui perturbe son effort d’éjection du sang dans l’aorte. C’est une sensation de plénitude douloureuse qui peut réveiller la nuit, avec l’impression que l’on va mourir… Alors, pour éviter l’hypertrophie du ventricule gauche, il faut prendre une dose d’Arnica 9 CH par semaine, en accompagnement des autres remèdes conventionnels, avec même un effet de synergie attendu.

 je suis un « hématome »

 » je suis brisée, docteur, je suis choquée, je suis courbatue comme tombée du premier étage »…
Mieux encore une dame m’a dit: » j’ai mal au sang » !!!                       On ne peut pas faire plus court et plus précis pour résumer Arnica. Car si le cœur pompe, les globules rouges courent pour apporter de l’oxygène, et eux aussi semblent épuisés. D’ailleurs si tout le monde peut avoir un « bleu », un hématome, seul celui qui a besoin d’Arnica sera très douloureux.
Les petits vaisseaux éclatent douloureusement dans un doigt, qui semble mourir au froid, un œil devient rouge (hémorragie sous conjonctivale), des bleus apparaissent de partout, parfois même sans traumatisme, ce qui traduit vraiment l’état de lassitude générale du système cardio-vasculaire. Ce sont également les pétéchies qui recouvrent le visage et le thorax d’une jeune accouchée qui a trop poussé.  Pour d’autres femmes, ce seront des bouquets de varicosités, ou de télangiectasies, plutôt violacées allant du coup de pied jusqu’aux cuisses, d’aspect symétrique, mais engendrant toujours cette sensation de lourdeur courbatue des jambes, comme après une très longue marche.                           Par contre cette fragilité peut justifier une supplémentation en vitamines C et P.
Un petit enfant qui apprend à marcher se fait souvent un œuf de poule sur le front. Si vous voulez être convaincu, jumelez Arnica gel et granules en 4 CH et une demi-heure après tout a disparu…
Pour de nombreux confrères, point n’est besoin de prendre des granules, mais par contre « Arnica , c’est un remède qui marche » .*                                                                                                                                   Il devient fréquent de voir des prescriptions de doses d’Arnica 9 CH avant et après une mammographie, ce qui est un excellent conseil, et peut être un bon début.                                 * ( notons que si l’un marche, peut-être les autres en feraient      autant...)

choc opératoire

Arnica 9 CH doit être pris avant n’iscialytiquemporte quelle intervention chirurgicale, car il réduit fortement, cet état de lutte du patient sur la table d’opération, que l’on appelle choc opératoire. On réduit le risque d’ hémorragie, de phlébite, et d’infection. (La prévention classique reste de mise). On peut le coupler à Pyrogenium 9 CH en dose, pour stimuler la défense anti infectieuse. Une dose de chaque avant et après chaque intervention. Pensez à prévoir la vitamine C dès la période préopératoire, car elle est la vitamine de la cicatrisation.
Arnica avant et après un accouchement, encore mieux s’il s’agit d’une césarienne, réduit les complications du post partum et post opératoires.
Enfin, laissez vous aider
Quand vous trouvez que vos épaules ploient sous le poids de la charge, parce que vous ne savez pas dire NON quand il le faudrait, parce que vous en avez assez de lutter, parce qu’il faut toujours « se battre » pour obtenir quelque chose, quand votre « croix » est trop lourde à porter, alors sachez utiliser cet infatigable Simon de Cyrène, pour que tout s’allège et que la nuit devienne reposante, avant que votre santé ne se dégrade, parfois définitivement.
retenez qu’Arnica nporter-sa-croix‘est pas qu’un remède de choc, les dilutions lui permettant de monter du corps physique aux émotions, puis à l’intellect, et du passé récent au plus lointain. Il est également remède de stress, d’épuisement, d’état précédent le break down (les bras en croix dans la poussière…) et participe, avec Nux Vomica et Thuya aux grands remèdes du stress contemporain de notre civilisation du rendement.

 

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STAPHYSAGRIA, la PLANTE du PARDON des OFFENSES

STAPHYSAGRIA, la plante du pardon des offenses

Depuis l’enfance, la deuxième demande du Notre Père m’a toujours intrigué : « pardonnez nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Voici une comparaison qui n’est pas à notre avantage! Dieu se contenterait-il de peu de clémence, ou bien nous pardonne-t-il à l’once de la nôtre ? Peut être ce conseil a-t-il autant de portée sur le plan physique que sur le plan spirituel, car le Christ ne pouvait nous conseiller que pour notre bien.

l’agressé agressif

De fait, toute vexation ou toute humiliation peut être ressassée ou rabâchée, le plus souvent sur un mode obsessionnel, car la blessure d’amour propre ne se referme que très lentement, si on ne fait pas un effort sur soi même, et de plus elle se rouvre au moindre rappel. Une offense subie en public peut être source d’une colère qui, selon les circonstances ou la manière d’être de l’offensé ne s’exprimera pas. Et là voilà bien le problème. Le mieux est de ne pas se mettre en colère du tout et de ne pas être susceptible car, si la colère ne sort pas elle se retourne contre l’individu lui même et devient destructrice. Le « non dit » devient dangereux à conserver et à accumuler. Outre la répétition fréquente de l’offense, l’offensé médite sur ce qu’il aurait pu répondre ou sur ce qu’il va dire le lendemain, et alors commence l’esprit d’escalier surtout le soir avant de s’endormir, car comme toute obsession, elle est chassée par la porte et elle revient par la fenêtre. « Ob sidere », c’est à dire siéger autour…assiéger. Ses pensées sont parasitées en permanence par ce verbe qui l’a agressé. Les mots sont parfois plus blessants qu’une arme. On voit la contrariété permanente s’installer sur le visage de cette personne et modifier sa physionomie. Cela se voit, et l’entourage, parfois un peu pervers, va s’en réjouir et continuer à le faire souffrir. On devient vite la tête de turc d’un groupe. L’individu devient « agressé agressif ». A partir de ce moment sa vie sociale change, il devient méfiant et suspicieux et vire à la persécution.

avant d’exploser

Tout cela, vous l’avez observé. Vous savez également que l’esprit de vengeance va s’installer progressivement, pour devenir haine. Un jour cette personne explosera et se mettra en danger. Les situations d’agression sont de plus en plus fréquentes, dans ce monde sans pitié. Combien de fois un salarié peut il entendre « Si vous n’êtes pas content, vous prenez la porte », avant d’exploser et d’ignorer sur l’instant qu’il va perdre son poste ? Combien de fois une personne au physique ingrat va se faire moquer avant de devenir persécutée ? Et plus elle réagit et plus les moqueurs s’en amusent. Le sadisme du persécuteur se nourrit de la souffrance du persécuté.

la souffrance doit sortir

Les voies de somatisation sont nombreuses à ce stade. Le non dit peut donner lieu à des phénomènes de compensation. Selon l’âge et l’éducation, certains vont tenter de se calmer en mangeant de manière rageuse, en fumant pour se donner une contenance, en buvant pour oublier, ou en se masturbant pour les plus jeunes, ce qui leur donnera un mal être persistant envers le sexe opposé. Toutes ces situations excitantes ont un effet aggravant. Car si la colère n’est pas hétéro agressive, elle devient vite auto agressive et parfois destructrice. Très souvent des parents angoissés m’apprennent du bout des lèvres que leur ado se scarifie les poignets. Ce symptôme signifie que la souffrance intérieure est grande et que maintenant elle doit sortir du corps, car la blessure saigne déjà au dedans. Il suffit de leur faire exprimer la manière dont ils ont été harcelés pour qu’ils pleurent et qu’ils le disent a leurs parents. Dès lors la prise du remède favorisera l’extériorisation verbale, et le retour à la confiance.

être mal dans sa peau

Le même phénomène est observé pour les prurigos nerveux, où l’ado, plus souvent une jeune fille, se gratte jusqu’au sang, laissant sur ses bras et ses jambes des plaies disgracieuses, avec des croutes qui seront elle mêmes arrachées à leur tour. Car le système nerveux et la peau font partie du même feuillet embryologique, ce qui permet au premier de se défouler sur le deuxième, sans aucune difficulté. Ainsi certains eczémas, certains psoriasis, certains lichens, certains prurits sont d’origine purement émotionnelle. Le discernement est aisé. Si l’on agresse la personne, au lieu de se défendre, elle se gratte, signant ainsi sa somatisation. Certaines localisations sont éloquentes, si l’on peut dire, pour exprimer le non dit, tous les eczémas isolés du cou par exemple sont liés à cette situation, car il est la projection d’un larynx resté silencieux trop souvent. Un psoriasis du cuir chevelu émerge à la surface de la tête! Et que penser des piercings ?

une étrange épidémie

Pour d’autres personnes la somatisation se fait au niveau du ventre: je me souviens de trois danseuses du même ballet qui étaient venues consulter tour à tour pour des spasmes violents du bas ventre, qui les prenaient en dansant, alors qu’elles étaient en parfaite santé. L’une d’entre elles m’apprit qu’une jeune danseuse se faisait rabrouer en permanence par le maître de ballet, et que la situation était souvent insupportable, ce qui me donna la solution à cette étrange épidémie. Beaucoup de coliques « sèches », sans diarrhées, sont le plus souvent liées au refoulement d’une colère.

le Ça habite un appareil aussi urinaire que génital

D’autres encore vont somatiser sur l’appareil uro-génital, appareil hautement investi par le Ça, « chaudron bouillonnant des pulsions de l’inconscient », comme le disait l’un de mes amis psychanalyste. Nous allons retrouver des cystites nerveuses, dites à urines claires, où le germe est absent. La petite goutte brûlante en fin de miction signe la situation, elle peut être d’origine mécanique, comme dans la cystite des jeunes mariées, ou d’origine psychogène, comme lors de certaines situations pré existantes dans le domaine de la sexualité. Quand la situation perdure, il peut s’installer des polypes vésicaux, susceptibles de dégénérer, et attribués classiquement au goudron de tabac qui jaillit de l’uretère, toujours au même endroit. Mais si le fumeur fume pour compenser ses frustrations, alors la causalité remonte vers le haut! Prenons l’exemple d’une femme dont l’époux est éjaculateur précoce. Elle deviendra « Staphysagria » car la patience sous tendue par l’amour au début, fera place à l’agacement, puis à la rancune répétée, jusqu’à ce que l’acte sexuel soit vécu comme une agression, puis refusé. N’attendez pas de cette personne une humeur cordiale dans la journée avec les autres femmes, semblant elles, être comblées.

une coupure perfide

Cette zone génitale est très sensible, chez la femme comme chez l’homme. Imaginez le ressenti vécu d’une épisiotomie, coupure chirurgicale, infligée à une femme, parce qu’elle a aimé son mari… Il me revient l’histoire d’une femme dont l’épisiotomie était tellement hypersensible qu’elle devenait invalidante depuis des années. La patiente m’a raconté que le gynécologue avait conseillé de ne pas couper, alors que la sage femme, hypocrite, le fit juste après, en disant: ‘trop tard ! ». J’expliquai alors à cette dame que la sage femme avait recousu son indignation dans la cicatrice de l’épisiotomie, et qu’il fallait maintenant oublier et pardonner, car finalement elle se punissait elle même et son couple avec. Le remède mis quelques mois à rendre cette plaie insensible. Car Staphysagria a autant de pouvoir sur une plaie par instrument tranchant que sur une blessure de l’âme. Je le prescris systématiquement en 4 Ch trois fois par jour, pendant la cicatrisation d’une plaie chirurgicale, surtout au niveau génital, ou même celle d’une césarienne.

un chagrin concentré

Une autre pathologie courante relève de Staphysagria: la formation d’orgelets et de chalazions, qui sont particulièrement tenaces voire récidivants. Ils correspondent le plus souvent à des pleurs « qui ne sortent pas », et c’est ainsi que les paupières servent d’exutoire.                    Une patiente avait un chalazion qui pointait à l’extrémité d’une cicatrice de la paupière supérieure. Je lui dis qu’elle devait avoir eu une bonne contrariété pour qu’il soit aussi beau. Après un Non offensé et catégorique, et après réflexion, elle m’avoua que quelques jours auparavant, elle avait vu son chirurgien esthétique, qui avait refusé de retoucher sa paupière dont elle n’était pas satisfaite.                                                                                                                                                  A la plaie par instrument tranchant, mal cicatrisée, s’ajoutait la plaie narcissique, et le sentiment d’impuissance, par rapport   à la mauvaise foi de son chirurgien.

Même s’il faut complémenter Staphysagria 4 CH avec un autre remède, qui est généralement Pulsatilla 4 CH, il est indispensable et devant ces petites pointes très douloureuses, cherchez où est l’erreur, et vous guérirez beaucoup plus vite…

plein le dos!

Combien de fois a-t-on entendu cette expression, qui correspond en général, à supporter une personne qui vous surveille, ou vous harcèle de ses remarques, qui sont parait-il pour votre bien et pour vous faire évoluer…Si vous vous baissez pour ramasser un crayon et que vous êtes bien souple, vous vous vous redresserez sans problème. Une fois contrarié, inconsciemment , vous prenez la position redressée et cambrée du boxeur prêt au combat. Refaites l’expérience du crayon, et en vous relevant, vous déclencherez au mieux un lumbago dit « d’effort », ou plus souvent une sciatique. Tous les soins ne seront pas efficaces tant que le stress ne sortira pas du dos, c’est à dire de l’image de votre dos crispé, au niveau de sa représentation cérébrale.

voir l’autre en face

Cette plante, à la destinée étrange, permet donc d’effacer la représentation mentale d’une blessure, c’est à dire de la cicatriser définitivement, pour arriver à l’oublier, prélude à la prochaine étape qui sera le pardon. Car si nous oublions notre propre souffrance qui nous enferme sur nous mêmes, nous pouvons enfin considérer l’autre en face, dans sa propre vulnérabilité, et dire enfin cette phrase qui nous sauve:  » il devait vraiment être très mal pour me dire une chose pareille. Je le plains sincèrement ».

la prudence s’impose

Mais attention de ne pas ouvrir trop vite le couvercle de la boite de Pandore…Car une haute dilution d’emblée pourrait déclencher une extériorisation subite de tout ce qui n’est pas forcément à dire. J’ai appris avec le temps à donner des basses dilutions (5 à 7 Ch) pour mettre une soupape qui laisse sortir la pression tout doucement, afin que le couvercle de la cocotte ne saute brutalement au plafond. Imaginez qu’un beau matin vous alliez déverser à votre chef hiérarchique tout ce que vous avez pensé de lui depuis trente ans!…Mieux vaut prendre le remède plutôt le soir en rentrant du travail, pour ne pas se venger sur chien qui est en travers du chemin ou sur les enfants qui n’y sont pour rien. Quand il reste un peu d’agressivité qui ressort de temps en temps, une 7 CH est tout à fait indiquée. Quand la personne décompense sur un mode dépressif, et que son expression confine au mutisme, la situation est grave, car l’auto agressivité est au maximum de son pouvoir. Des prises en 15 ou 30 CH sont nécessaires, mais je recommande vivement d’avoir recours à un médecin, car l’erreur peut être fatale. La prise le soir au coucher peut faire remonter dans les rêves d’anciennes disputes qui peuvent durer une bonne partie de la nuit, mais qui laissent le dormeur plutôt de bonne humeur au matin, considérant qu’il a réglé ses comptes avec la représentation d’une personne avec lequel il avait eu un différend qu’il croyait avoir oublié. Que nenni, il va régler dossier après dossier enfoui, ce qui le rendait morose, en remontant le temps, tant qu’il aura besoin de son remède.

le distributeur de paix

Pour finir, je pense qu’il devrait y avoir des distributeurs de granules de Staphysagria un peu partout, dans les chambres à coucher, dans les Salles de réunion, dans les bureaux, dans les paroisses, dans les communautés, dans les métros, dans les banlieues, dans les lieux de médiation, dans les réunions entre ministres de la Défense du monde entier, dans certains pays, afin qu’il n’y ait plus de conflits, plus d’agression ni de victimes, plus de guerres, plus de bombes humaines qui explosent pour exprimer les frustrations accumulées de tout un peuple, afin que nous puissions dire a notre frère: « je te pardonne, car cela « me » fait du bien, cela « nous » fait du bien, mais ne recommence pas… »
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PRÉVENTION ANTI GRIPPE POUR LES NOURRISSONS

Une vaccination n ‘est pas requise pour les nourrissons de moins de douze mois, mais vous pouvez quand même les protéger par une immunisation grâce à l’association Thymuline plus Influenzinum:

PHASE 1

pas d’épidémie en cours.  

 Pensez à une ou deux cuillerées à soupe de jus d’orange frais dilué dans un peu d’eau en fonction de l’âge de l’enfant (en sachant que ce jus un peu acide ne convient pas à tous les bébés)

donnez Manganèse-cuivre oligosol, le contenu d’une ampoule deux fois par semaine dans une cuiller ou avec un peu d’eau, et par la même voie, donnez 5 granules de Thymuline 9 CH et 5 granules d’Influenzinum 9 CH, de préférence le même jour que l’oligosol

PHASE 2

l’épidémie se rapproche de l’entourage de l’enfant, ou les parents prennent les transports en commun en période d’épidémie.

Faites le même traitement un jour sur deux et prévoyez un rajout de Vit C naturelle en augmentant les fruits frais ou en faisant fondre 50 à 60 mg de vitamine C naturelle (Acérola)dans un petit biberon d’eau (pas le soir!).                                                                                      

 A noter que quand vous préférez la supplémentation Uvestérol ADEC, l’apport de vitamine, réduit considérablement le risque de viroses et de rhinos .

PHASE 3

l’enfant est fébrile et fatigué , abattu:

Faites impérativement venir un médecin, qui jugera de l’état de l’enfant, et jugera si une hospitalisation s’impose; Si l’enfant reste sous votre surveillance:

dans tous les cas rajoutez au Paracétamol prescrit, une dose globules de Gelsemium 9 CH et donnez le traitement préventif tous les jours, en préférant,si vous pouvez vous le procurer rapidement, de l’Influenzinum 7 CH qui est plus efficace en aigu que le 9 CH.

Rajoutez du L52 (Lehning), le même que pour les adultes, cinq gouttes quatre fois par jour, pendant toute la phase aiguë fébrile.

N’hésitez pas à faire revenir le médecin en cours de maladie pour s’assurer de l’état pulmonaire du nourrisson. la grippe se termine souvent par une fièvre en V , le « V grippal ». La fièvre tombe après quelques jours de fièvre élevée, et remonte ensuite le lendemain, pour retomber à nouveau. C’est le dernier assaut des défenses immunitaires.

remarque sur Influenzinum:

Tous les ans, on vous répète dans votre pharmacie, qu’il faut attendre le vaccin anti grippe de l’année l »Influenzinum » nouveau qui ne sera disponible qu’en décembre. C’est une perte de temps inutile, car celui de l’an dernier marchera aussi bien. Si le vaccin anti grippe de chez Pasteur s’adresse à un ou plusieurs virus précisément désignés, le principe de similitude fera qu’Influenzinum immunise contre un  syndrome grippal en général.

 

 

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