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ON REPARLE DE LA MEMOIRE DE L’EAU: PROFESSEUR LUC MONTAGNIER


Le professeur Luc MONTAGNIER a repris les travaux de Jacques Benveniste qui, en 1988, avait publié « sur la dé granulation des éosinophiles par des hautes dilutions de sérum d’anticorps anti IGE ». Ce dernier, scientifique remarquable, « nobélisable » pour ses travaux en immunologie, notamment la découverte du PAF, le Plaquet Activating Factor, qui provoque une réaction inflammatoire aiguë par dé granulation histaminique des mastocytes et appel de prostaglandines (choc anaphylactique). Même s’il avait utilisé des hautes dilutions, Benveniste restait dans son domaine d’expertise. Bien mal lui en a pris, car après avoir été dans un premier temps publié dans la revue scientifique anglaise « Nature », ses travaux ont ensuite été contrexpertisés par trois envoyés de cette même revue, dont le rédacteur en chef et un magicien, afin de démonter ses expériences. Il na pas pu obtenir à nouveau ses résultats et fut convaincu d’escroquerie magico-ésotérique. La revue se rétracta en publiant: « vouloir démontrer qu’il reste la mémoire d’une molécule dans l’eau, après que cette molécule ait disparu, est aussi inutile que fantaisiste ». C’en était fini de la réputation de Jacques Benveniste, et après des persécutions morales par le monde scientifiques, son labo 200 de l’INSERM fut fermé. Démoli et très affaibli, il mourut couvert d’opprobre en 2004.

« Si les résultats sont normaux, on considère que je suis un bon scientifique, et si avec le même homme, la même technique, le même matériel et le même labo, les résultats sont déviants par rapport à la norme scientifique actuelle en vigueur, on considère que je suis un marginal, c’est le système qui est malade, ce n’est pas moi » Jacques Benveniste.

une démarche risquée

Sachant cela, le professeur Montagnier a repris courageusement la société et les locaux de Jacques Benveniste, pour continuer les recherches avec le personnel expérimenté du labo de celui-ci, mais en apportant ses idées personnelles. C’est une démarche risquée, car tous ceux qui ont approché le domaine du remède homéopathique ont perdu leur crédibilité, quand ce n’était pas leur poste universitaire. Ce n’est pas une théorie complotiste (ce qui, entre parenthèse, permet de ridiculiser ceux qui essayent de se défendre d’un harcèlement) mais simplement une récapitulation de faits vérifiables.

« La biologie moléculaire a atteint des limites, et elle n’explique pas tout. Certains phénomènes, comme l’homéopathie reste mystérieux. Je fais allusion certaines idées de Jacques Benveniste, car j’ai récemment rencontré des phénomènes que seules ses théories semblent pouvoir expliquer. Je pars d’observations, non de croyances. Certaines choses nous échappent encore, mais je suis convaincu qu’on saura les expliquer de la manière la plus rigoureuse. Encore faut-il pouvoir mener des recherches sur ce sujet. Si l’on commence par nier l’existence de ces phénomènes, il ne se passera rien! » Luc Montagnier février 2008 (Les combats de la vie » Ed Lattes)

le syndrome du prix Nobel

Le mot homéopathie est lâché, et sa réputation est maintenant entachée de cette erreur. Les critiques fusent de toute part. Chez les « Sceptiques canadiens » on trouve même la définition du syndrome du prix Nobel : « Anomalie comportementale associée à certains gagnants du prix Nobel qui les pousse à adopter des idées étranges ou non scientifiques, habituellement tard au cours de la vie » Ce qui fait que dans les articles relatant ses travaux récents on ne manque pas de rappeler qu’il a atteint l’âge de 78 ans ! Pourtant Louis Pasteur a fait ses découvertes après avoir fait une hémiplégie vers 55 ans…

Vouloir relever le défi de faire passer un message scientifique par la télévision via un reportage grand public est plus que risqué. Une communication scientifique doit être publiée après avoir été transmise et relue par un comité de pairs qui valident cette publication, si d’autres laboratoires indépendants ont vérifié les résultats de l’expérience. Peut-être n’a-t-on pas été aussi exigeant avec Louis Pasteur qui exploitait les travaux de Jenner*, et qui déclarait lui-même « Je ne tolèrerais pas qu’on mette en doute mes résultats ou que l’on vienne contrôler mes expériences » qui d’ailleurs, avec le recul du temps, se sont révélées pour certaines frauduleuses, comme l’expérimentation sur le charbon du mouton, où il avait subtilisé le vaccin de son adversaire…Mais à l’époque, il fallait que le principe de la vaccination soit établi au plus vite! Autres temps autres mœurs…

*Jenner Edward médecin et scientifique anglais injecte la première fois la « vaccine » en mai 1796.

enfin un documentaire présentant ses travaux

La chaine Arte a diffusé son émission en juillet 2014.Vous pouvez vous faire une idée personnelle en la visionnant sur You tube :  « Luc Montagnier et la mémoire de l’eau ». Il vous en coutera  51 minutes pour prendre connaissance d’un documentaire très enrichissant sur le plan des techniques nouvelles de recherche, même si la revue Sciences et Avenir Santé publiait le 11 juillet dernier : « Un film qui ne s’encombre d’aucune rigueur scientifique. Sauve qui peut, le serpent de mer refait surface… » Quel jugement à propos justement d’une équipe de scientifiques qui ont tous fait leur preuve !

Le professeur Montagnier et son équipe reproduisent leur expérience pour nous devant les caméras. Cela consiste à déceler des ondes électromagnétiques sensibles dans un sérum de patient infecté par le sida (et différentes des ondes d’un sérum d’un patient non atteint). On pratique une dilution jusqu’en D10 avec succussion dans un vortex. Ces solutions diluées seront ensuite codées en double aveugle (10 tubes témoins placebo et 10 tubes de la solution d’ADN diluée). On enregistre la solution en la plaçant sur un capteur pour trouver une variation dans les champs électromagnétiques, puis numérisation du signal sur un fichier informatique comme on le ferait pour un son.

Résultat : Certains tubes sont identifiés avec une amplitude de signal, soit 25 % de résultats, sur des dilutions assez faibles D6 et D7.

le tube d’eau écoute la »musique »pour un succès

La deuxième étape consiste à transmettre le fichier informatique par internet à l’université de Benevento. Les professeurs Collantuoni et Vitiello reçoivent le message et le transmettent à un tube d’eau qui va écouter « la musique » du fichier pendant une heure. Au passage ils relèvent que « c’est un défi pour leur réputation et leur parcours de scientifiques.          

 On retrouve ensuite des bandes d’ondes électromagnétiques sur le tube d’eau. Puis il y a reconstruction d’une molécule d’ADN complète à partir du tube d’eau qui ne contient que les ondes de l’ADN (et aucune molécule matérielle) par la technique devenue classique de PCR (nucléotides en présence d’enzyme polymérase).   La molécule est comparée à celle gardée dans le labo Paris et l’on constate 98 % de nucléotides communs, c’est-à dire un succès.                                                                                                                        

Suivent des explications notamment par le professeur Marc Henry professeur de chimie et de physique quantique, qui nous fait comprendre le phénomène des domaines de cohérences dans l’eau, qui piègent les ondes électromagnétiques.

une provocation gratuite?

Le professeur Luc Montagnier a-t-il eu raison de provoquer le monde scientifique par cette émission, sans avoir publié de manière conventionnelle ? N’était ce pas le meilleur moyen de susciter l’intérêt des autres laboratoires de recherche qui ne manqueront pas de vérifier ses expériences, pour certainement essayer de les infirmer ?

« La Science, comme dans les autres disciplines ne donne pas de réponses mais ouvre sur d’autres questions, et comme l’expérience a fonctionné, nous avons encore plus de questions ! »Giuseppe Vitiello. Il est parfois difficile d’avoir en Science des évidences et de savoir si un résultat est juste ou faux.

Quelles sont les retombées de ces travaux pour l’homéopathie ? A priori aucune, tant que la démonstration n’est pas faite, mais a priori moins négatives que celles des travaux de Benveniste. De toute manière, la seule comparaison de cette solution d’ADN diluée avec notre remède homéopathique est justement la dilution et la succussion (c’est à-dire secoué dans un vortex qui est un agitateur mécanique de tubes à essai). 

Notre remède a été tiré de la nature, en choisissant des substances nocives pour un organisme sain. La dilution et l’inversion des effets par celle-ci*, a supprimé la matière, la nocivité et l’a transformé en remède. Pour cela il faut établir la liste des symptômes qu’il peut soigner par Similitude, en les faisant ressentir à de nombreux expérimentateurs. C’est ce qu’on appelle une pathogénèsie, et l’ensemble des pathogénèsies, constitue un ouvrage de « matière médicale ». C’est un peu comme si on prenait la liste des effets secondaires d’un médicament dans le dictionnaire VIDAL, pour en établir l’action thérapeutique !

*loi d’Arndt-Schulz qui les conduisirent à formuler : « pour toute substance, de faibles doses stimulent, les doses modérées inhibent, des doses trop fortes tuent » Le soutien de Rudolf Arndt, médecin allemand, a l’homéopathie, a fait discréditer cette loi dans les années trente, et de ce fait elle n’est plus reconnue valide pour toutes les substances ( !?…)

des bruns d’ADN émettent des ondes

Par contre Luc Montagnier formule l’hypothèse que tout morceau d’ADN d’une bactérie ou d’un virus pathogène, émet des ondes électromagnétiques sensibles et pourrait être responsable de maladies graves (Il prend entre autre comme exemple la théorie microbienne de l’autisme qui a été très controversée par une mise en garde de l’Académie de médecine). Alors, si sa théorie est juste, cela  expliquerait trois faits:                                                                                                                                                                                                                                                 – les bons résultats de l’Isothérapie faites avec des dilutions de sérosités diluées dynamisées prélevées sur le malade*.                            

–  l’utilisation de nos « nosodes » qui, comme leur nom l’indique, provient de l’utilisation  du principe d’une maladie infectieuse, dont la souche est un microbe chauffé ou même un vaccin (par exemple Vaccinoxinum, Eberthinum, Steptococcinum etc.)                                                                                                                             

–  le fait que nous, médecins homéopathes, observons des effets secondaires après certaines vaccinations, alors que ceux-ci sont niés officiellement. Le BCG, dont la souche est un bacille tuberculeux bovin vivant, mais atténué, pourrait-il se comporter sur un nourrisson comme une administration de vitamines ?  Celui-ci avait moins  de chance d’attraper la tuberculose, que les complications du vaccin*(2)

* (1)L’Isothérapie ou Isopathie, est une branche de l’homéopathie qui fut mise au point vers 1833 par trois médecins Lux, Hering et Collet, dont on retiendra surtout ce dernier nom, car il s’illustra avec cette méthode, en soignant ses malades au moyen orient (1873). Il en a défini le mode de fabrication. Madame Martine Aubry ministre de la Santé à l’époque de la flambée du Sida, en a interdit la fabrication en laboratoire, par peur d’une contamination. Il est toujours possible de la pratiquer pour soi même. C’est dans cette même période que le médecin Gross mis au point le nosode Morbillinum (rougeole) en le fabriquant avec de la salive d’enfant rougeoleux.

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ET POURQUOI PAS L’HOMEOPATHIE ? Quid des dilutions ?

Entre 1789 et 1796 un médecin de génie, le Dr Samuel Hahnemann, découvre les principes de l’homéopathie, et inaugure l’expérimentation médicale sur l’homme sain.                                             C’est bien plus tard, vers 1850, que le célèbre biologiste Claude Bernard invente l’expérimentation sur l’animal rendu malade, ce qui reste le modèle de référence pour la médecine officielle. Depuis plus de deux siècles des médecins soulagent avec ces remèdes sans en connaître le mode d’action au niveau « atomique ». Quelle mère de famille n’a pas constaté l’action d’Arnica en 4 CH sur les hématomes du front de son enfant ? Alors fallait-il attendre l’explication scientifique, quand tout le monde s’accorde à dire que les dilutions homéopathiques sont dénuées de toute toxicité. D’ailleurs dans l’industrie agro alimentaire, les autorités conseillent plutôt d’utiliser des substances naturelles, pour respecter au mieux le principe de précaution. La femme enceinte est pratiquement condamnée à ne pas se soigner, si elle n’utilise pas l’homéopathie, ce qui est souvent un bon motif pour la découvrir…

la préparation du remède et les fameux « CH »

La substance de départ qui est mise dans une solution alcoolisée pour sa conservation, est appelée la souche, ou même, la teinture mère (TM). Cette solution va subir des dilutions au 10ème (DH ou décimale hahnemannienne) successivement en prenant une partie de la souche que l’on remet dans le tube à essai, avec neuf parties de solvant. Le tube est ensuite secoué (au moins 100 fois et actuellement on utilise des procédés mécaniques) pour faire la « Dynamisation ». Un remède homéopathique est dilué dynamisé, car sinon, la dilution ne serait qu’une atténuation de la matière. C’est la dynamisation qui fait l’action du remède, et un remède dynamisé neuf fois sera plus puissant qu’un remède dynamisé quatre fois, même si ce dernier contient plus de matière. Si l’on fait la même opération avec un centième au lieu d’un dixième, on obtient une CH (centésimale Hahnemannienne).

quelle dilution utiliser ?

En pratique, même si ce n’est pas une loi absolue, le même remède va soigner des symptômes différents, en fonction de la dilution. On réservera les « basses » dilutions (4 CH) pour les signes locaux ou les maladies aiguës, la 5 CH pour les symptômes qui durent un peu plus longtemps, les dilutions « moyennes » (7CH) pour les symptômes fonctionnels ou émotionnels, et les hautes dilutions (15-30 CH) pour les signes mentaux. La dilution 9 CH est plus polyvalentes car elle soigne l’interface des deux domaines, physique et psychologique. Une basse dilution agit vite et peu longtemps, et c’est le phénomène inverse pour les hautes dilutions.

attention tout de même!

On risque moins d’aggravation, en auto prescription avec une 4 CH qu’avec une dose en 9 CH qui ‘secoue le cocotier ». Car si nos remèdes sont sans danger, ils ne sont pas en effets désagréables. Une dose de Sulfur 9 CH peut déclencher, par exemple, une bonne crise d’eczéma ou de colique néphrétique une dose de Thuya 9 CH peut aggraver une maladie cancéreuse, et une dose de Phosphorus 9 CH peut aggraver une tuberculose !… La prescription se fait sur la Similitude, et sur la loi « Similia similibus curantur », soit les semblables sont soignés par les semblables, alors que la médecine officielle utilise la médecine des contraires, ce qui est encore plus vrai, quand elle fait de la médecine symptomatique.

les vertus de l’oignon

Nous reviendrons plus tard sur tous ces principes, un peu techniques, mais qu’il faut quand même aborder si l’on veut s’y retrouver. Pour illustrer la similitude il suffit de considérer l’action de l’oignon (Allium Cepa). Si vous épluchez des oignons, vous avez les yeux qui pleurent, vous éternuez, le nez coule, et une petite toux peut s’installer. Cela réalise le tableau d’un coryza au début (le bon vieux rhume attrapé dans les courants d’air humides). Si vous prenez une dose d’Allium Cepa en 9 CH, celui-ci cesse en une demie heure, mais il faut l’avoir sous la main, car la livraison risque d’être longue…Plus couramment vous trouverez Allium Cepa composé* qui est un mélange de remèdes traitant les différentes phases du rhume, et vous pourrez en prendre 4 granules quatre à huit fois par 24 heures, en fonction des accès d’éternuements ou des écoulements de nez.

*les remèdes dits composés, sont en général des mélanges de remèdes en dilution 3 CH qui n’est jamais indiquée sur le tube. Ils correspondent plus à une thématique (rhume, hémorroïdes, circulation…) qu’à une situation donnée précisément, comme les autres remèdes dont la dilution est indiquée par un chiffre, et qui sont appelés unitaires.

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