BURN OUT: avant, pendant et après.

BURN OUT: avant, pendant et après….

Nous sommes tous capables de nous laisser aller à un burn out, dans la mesure où chacun, à la place qu’il occupe, peut subir de fortes pressions lui faisant outrepasser les limites de ce qu’il peut endurer.

Nous pourrions même nous en tenir à cette définition, car la définition classique décrit plutôt une dépression dans un cadre professionnel, avec surmenage et harcèlement.

Quelle jeune mère de famille avec plusieurs enfants en bas âge ne s’est pas un jour sentie harcelée par les demandes de ses chers petits anges ?

Quel étudiant avec des programmes surchargés ne s’est-il pas senti harcelé par ses révisons et par ses parents qui s’en inquiètent ?

Nous allons donc envisager toutes les situations où cet état de surmenage, avec dépassement des limites de résistance, va engendrer cette dépression plus ou moins masquée, où le sujet a épuisé ses réserves. Dans le cas d’une, dépression masquée, le patient arrive à mener toutes ses activités sans rien laisser paraître, mais il ne prend plus plaisir à ce qu’il fait, repousse toujours plus loin sa fatigue, et se contient pour ne pas exploser.

Nous allons séparer les trois principales circonstances qui amènent au surmenage, dans un but de clarification, en particulier le surmenage global, la saturation intellectuelle et le harcèlement, qui est le plus connu, mais pas toujours présent. Il faudra souvent traiter les trois causes en même temps lorsqu’elles sont associées.

LE SURMENAGE

Le surmenage survient, lorsque le poids des responsabilités, le poids des horaires de travail et la fatigue des transports ne sont plus compensés par un repos suffisant et un sommeil réparateur.

Si vous vous réveillez plus fatigué que le soir au coucher, c’est le symptôme d’un sommeil non reposant, car votre cerveau, passablement excité par les problèmes de la journée, a continué ses cogitations plus ou moins anxieuses pendant le sommeil.

Pire, le travail étant un excitant, au même titre que le café, recherché pour s’y trouver plus efficace, peut vous empêcher de dormir. C’est le cas des personnes en poste à responsabilités qui ont du mal à déconnecter en rentrant du travail, qui ont une petite partie de leur cerveau avec plusieurs fenêtres ouvertes, comme l’ordinateur qu’ils viennent de mettre en veille…

Ils ont un peu de mal à rester calmes devant le bruit des enfants, n’arrivent pas à rentrer dans l’émission de télé, et finissent d’ailleurs par s’endormir, assommés par la digestion. Par contre, après une petite période d’endormissement difficile, ils vont se réveiller vers trois heures du matin, avec de nombreux questionnements sur les problèmes non résolus pour lesquels ils avaient manqué de temps la veille. Ils se disent plus efficaces, trouvent les solutions, et même prennent des notes pour ne rien oublier. Malheureusement, le sommeil profond revient peu de temps…avant la sonnerie du réveil. Ces personnes se réveillent en plein sommeil profond, la tête floue et de mauvaise humeur !

Il est précautionneux de ne pas les rencontrer dans le couloir avant qu’ils n’aient pris leur premier café…véritable starter de leur activité mentale (indispensable le matin dans ce cas malgré sa toxicité générale cumulée dans la journée).

Si vous êtes comme cela, pensez à prendre une dose globules de Nux Vomica 15 CH la veille au soir de votre jour de repos, afin de bien déconnecter la nuit suivante et de vous sentir plus disponibles pour votre famille pendant la fin de semaine. Cela évitera la sempiternelle sieste de récupération du dimanche après-midi, briseuse de l’emploi du temps des distractions familiales, et vous isolant davantage de leur rafraîchissante présence.

Vous pouvez compléter au quotidien par Nux Vomica 7 CH, avant ou après le repas de midi, pour éviter le coup de pompe digestif et l’abus de café, ainsi que pendant le retour vers la maison pour éviter la fatigue irritable.

Les différents compléments à base Mélatonine et de végétaux sédatifs, disponibles en pharmacie, peuvent vous aider à retrouver une meilleure qualité de sommeil.

LA SATURATION INTELLECTUELLE.

Dans le cas de Nux Vomica, l’état de surmenage n’a pas encore fait décompenser la personne.

Par contre si vous travaillez en Open Space, si vous cherchez vos mots en fin de journée, si vous n’arrivez plus à engrammer la moindre information, si vous venez de relire trois fois la même page sans rien piger et si vous ne supportez plus le bruit qui vous fatigue le crâne et vous rend hyperacousique (« le sourd qui entend trop »), vous êtes arrivé à saturation.

(Si cet article vous paraît compliqué, prenez vite le remède et recommencez au début…)

Quand vous sentez ces signes s’installer progressivement, prenez Kalium Phosphoricum en 5 CH deux à trois fois par jour, et une nourriture riche en potassium, afin d’éviter les palpitations tout en évitant continuer votre travail pendant votre sommeil. Il faut parfois, selon le taux de potassium sanguin, prendre une supplémentation à dose pondérale. Ce dosage n’est qu’un pâle reflet de la carence à l’intérieur des cellules nerveuses.

Le potassium étant alcalinisant, il agit également sur l’acidité globale du sujet, responsable de l’aggravation de la déminéralisation.

Les jeunes mamans vont se lever plusieurs fois par nuit les premiers mois, pour leur bébé qui va leur réclamer soit une tétée soit une tétine ou un doudou leur ayant échappé. Leur empressement maternel et la joie de la nouveauté vont les porter pendant environ un mois. Ensuite, ces réveils nocturnes par les cris du bébé vont être de plus en plus douloureux et désagréables aux oreilles et au cerveau. L’absence de sommeil régulier, le déficit en rêves vont les faire décompenser sur Kalium Phosphoricum également. Elles peuvent suivre le même protocole que précédemment, mais je conseille plutôt de prendre un Biomag matin et soir, plus efficace et contenant le remède (délivré sans ordonnance).

Envisageons une autre situation, bien différente dans la somatisation : l’étudiant rencontre également des problèmes de bourrage de crâne, s’il a beaucoup travaillé. S’il a malheureusement un petit manque de confiance envers sa mémoire, il va sentir à un moment qu’il est inutile de continuer, car plus rien ne rentre : « je ferai mieux d’aller me coucher ». Certes, il voudrait se reposer, mais ce nœud à l’estomac, disparaissant momentanément en grignotant fréquemment, viendra lui rappeler l’angoisse de la non réalisation, car il a encore beaucoup de pages à réviser et à apprendre. Coincé entre la conscience de son incapacité cérébrale et la somme de connaissances à enregistrer, il va se sentir agressé par la situation, et de même plutôt agressif envers les parents, par un sursaut d’égocentrisme de défense. (Parents ne demandez jamais à votre adolescent, après avoir terminé votre film du soir : « alors, est ce que ça rentre ? »)

Il faut dans ce cas prendre un Biomag le matin, et un avant les révisions, du chocolat aux noisettes riche en potassium, et Anacardium Orientale 15 CH une dose globules par semaine (pas avant l’apparition des symptômes, c’est-à-dire pas avant d’avoir « potassé ») et du 7 CH une à deux fois par jour pour faire l’appoint entre les doses.

Il y a parfois des suicides en première année de fac, car le serrement aux tempes, le nœud à l’estomac, et l’angoisse de l’échec sont devenus plus forts que l’envie de vivre, et la mort permet l’évitement de l’épreuve. Que l’étudiant sache, sans honte ni fausse pudeur, exprimer sa douleur et sa souffrance à ses parents et se fasse aider par un médecin. Parents soyez vigilants.

LE HARCELEMENT

Si vous en avez assez que l’on tire sur le pianiste ou d’être chargé de toutes les tâches possibles, et que vous rêvez au plus profond de vous-même « que l’on vous fiche la paix », la situation n’est pas encore désespérée. Vous êtes en situation de pré dépression. Vous devez avoir recours à Arnica 9 CH (voir l’article dédié à ce remède), mais attention aux hautes dilutions, car si vous considérez comme lassé d’être la clé de voûte de la famille ou de l’entreprise vous risquez de tout laisser tomber, et de partir sur votre île déserte, mais pour de bon…

Nous avons déjà parlé du poids non-dit, et du refoulement de la colère ou de l’injustice dans l’article sur Staphysagria. Le salarié, ou toute autre personne soumise à une hiérarchie pesante, reçoit un excès de recommandations, de commentaires, plutôt désagréables, et a l’impression de subir un supérieur constamment accroché à son dos.

La colère ne pouvant s’exprimer par rapport à la personne l’ayant suscitée, il risque de survenir des extériorisations maladroites au détriment du milieu familial, ou pire, un refoulement complet conduisant au fameux burn out classique et ses dangers redoutables.

Personne ne peut se prétendre à l’abri, car il ne nécessite pas de qualités particulières pour en être atteint. Certes des patients ayant subi dans leur jeunesse des agressions physiques ou morales seront prédisposés, mais cette situation ne devrait pas persister si l’on emploie les bons remèdes, associés à une psychothérapie douce permettant de verbaliser les souffrances.

Les médecins ne sont pas à l’abri. Ils sont rares, après 55 ans, à résister à leur charge de travail qui en moyenne, avoisine les douze heures de concentration non-stop, avec des décisions à prendre tout au long de la journée. Ils peuvent comme tout un chacun avoir recours aux antis dépresseurs ou à l’alcoolisme mondain. Certains se défenestrent comme dans les grandes entreprises (récemment un professeur de médecine s’est jeté du sixième étage de l’hôpital, peu de temps avant la retraite).

Nous renvoyons à l’article sur Staphysagria. Il faut prendre Staphysagria 7 CH plutôt le soir ou plus rarement dans la journée. Les plus hautes dilutions sont plutôt à prescrire par le médecin car l’extériorisation possible peut être préjudiciable

un repos indispensable

Si vous êtes dans le cas d’un harcèlement professionnel, il y aura un assez long temps de nécessaire interruption de travail. L’accompagnement par un médecin ou par un psychiatre est de mise, avec également en soutien, des antidépresseurs sérotoninergiques. Dans les cas plus légers, ou en cas d’intolérance à la chimie, le millepertuis peut être préféré (attention à ses contrindications, notamment pour la contraception orale). La fin des périodes d’arrêt de travail est généralement marquée par une poussée d’angoisse à l’idée d’être à nouveau confronté à la même situation.et nécessite une nouvelle prolongation.

Vous pouvez vous aider de Gelsemium 15 CH ou d’Ignatia 15 CH selon les symptômes. De toute manière, dans ce cas-là laissez-vous guider par votre médecin, et ne faites pas trop d’auto prescription si vous vous sentez très dépressif. Ces situations rendent difficile, voire dangereux, de remettre en présence les différents protagonistes et aboutissent généralement à une rupture conventionnelle de contrat.

Après un Burn Out vous vous sentirez plus fragile et vous aurez perdu un peu confiance en vous. Pour les visites d’embauche, et pour ne pas craindre de vous tromper dans votre nouveau job, prenez Gelsemium 7 CH deux ou trois fois par jour, et vous serez étonnés des résultats, y compris des vôtres…

n’attendez pas le dernier moment !

Cet article a pour but de signaler les signes précurseurs et de prévenir les principaux symptômes avant la chute. Ne vous découragez pas, sachez reconnaître que vous n’êtes pas un surhomme ou une superwoman, sachez accepter d’être au bout de vos forces, prévenez avec les remèdes décrits qui sont TOUJOURS efficaces s’ils sont bien prescrits et acceptez de vous laisser aider.

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