MÉNOPAUSE 2: la ROSE et la BLEUE

S’il était facile d’opposer la ménopause rouge de LACHESIS et la noire de SEPIA, il va paraître aussi évident de comprendre les deux nouvelles couleurs pour deux autres types de ménopause: La rose recouvre celle de la douce et timide PULSATILLA, et la bleue marine celle de NATRUM MURIATICUM, ces personnes salées et assoiffées d’eau et d’amour…
Comment peut on expliquer une telle opposition?
Il y a deux hormones principales chez la femme, l’œstrone et l’œstradiol, plus une hormone d’action plus discrète, l’œstriol ayant une relation avec le col et le placenta.
L’œstrone (E1), hormone de la mère, hormone de “Marie”, est une hormone très féminisante, sécrétée et stockée par les graisses des zones hormono dépendantes, mais également  par les ovaires, comme l’œstradiol (E2), hormone “d’Eve” de production essentiellement ovarienne. En leur accolant ces deux noms bibliques il paraît assez simple d’imaginer comment elles influencent le comportement féminin… Donc il y a deux femmes dans chaque femme!
Laquelle domine? Est ce permanent ou variable? Certaines femmes vont elles plutôt utiliser l’œstrone, et d’autres l’œstradiol? En plus l’œstradiol non utilisé peut être stocké en œstrone…
Là se trouve tout le mystère féminin…

 

La ménopause ROSE de PULSATILLA:

 

Si vous avez  assimilé le paragraphe précédent, il vous est aisé de réaliser que chez Pulsatilla, c’est l’hormone de Marie qui prend le dessus, et qu’elle aura un comportement marial dominant, durant toute sa vie, c’est à dire douce, aimante, patiente, tolérante, accueillante, protectrice, pardonnante et préférant toujours dire “Oui. Bref la mère idéale pour tout enfant…
L’estrone domine à la puberté, permettant d’affirmer les caractères sexuels secondaires de la jeune fille, notamment le développement mammaire (associée à la prolactine), l’élargissement de bassin, la voix plus aiguë, et le développement de zones graisseuses, sur les hanches , la face externe des cuisses,  la face interne des genoux et le dessous des bras. C’est ce que nous appelons les zones hormono dépendantes. Les jambes à cette période peuvent s’épaissir, avec une infiltration d’eau et des veines plus apparentes (“jambes de fille”). En échange, maigre consolation, la pilosité diminue globalement, sauf au niveau axillaire et pubien.
J’ai remarqué, que les nourrissons filles qui avaient une mammite, une vulve congestionnée, et un réseau veineux marbré (livedo), liées à la persistance momentanée des hormones maternelles, de manière plus prononcée et plus durable que ces symptômes physiologiques habituels, pourraient bénéficier de Pulsatilla, et que les zones ainsi”initiées” par les hormones maternelles à la naissance, réagiraient d’avantage à la puberté, en particulier par un plus fort développement des seins et des zones graisseuses.
Donc, quand l’œstradiol, producteur de gamètes et stimulant du comportement pour les utiliser, s’efface à la ménopause, des sécrétions d’œstrone peuvent reprendre le dessus, très faibles chez les femmes minces, et plus fortes chez les femmes dotées de ces zones graisseuses hormono dépendantes. Chez ces dernières, le corps se transforme en péri ménopause, pour les augmenter, et ainsi, les quelques kilos supplémentaires permettent de transformer les hormones surrénaliennes en sulfate d’œstrone, qui va faciliter la résistance à la ménopause et…permettre de se tourner plus facilement vers les petits enfants pour leur tricoter de la layette!
(remarquons que chez les peintres classiques les femmes étaient bien enrobées, et représentaient ainsi les canons de la beauté, avec en plus la réputation d’avoir une bonne fécondité, proportionnelle à leur tour de hanches)
Revenons aux symptômes de la ménopause de dame Pulsatilla.    Nous avions déjà dit que elle était une petite fille modèle, avec une timidité et une pudeur exacerbées à la puberté (troubles de la scolarité 2). Quoi d’étonnant que la résurgence de l’œstrone réveille une émotivité juvénile rougissante et le cordon ombilical venant de sa mère et celui allant vers ses enfants (ses filles en particulier).
Nous avons dit que elle avait un peu engraissé, des seins et des autres zones graisseuses, ce que son goût pour le sucre consolateur ne peut qu’aider, et nous avons mentionné sa soif  inversement proportionnelle à l’amour qu’elle avait à donner. Elle a peu de bouffées de chaleur, celles ci se limitant à des troubles neuro végétatifs circulatoires, à savoir l’aggravation par la chaleur de la pièce et le repos, notamment en allant du froid au chaud, ou en absorbant trop de calories au repas surtout d’origine lipidique (gras).
C’est l’époque fréquente du départ des enfants, et Pulsatilla développera au mieux le syndrome du “nid vide”, avec une boulimie compensatrice, ou bien, ou avec le retour de la sensibilité de petite fille, elle se tournera exagérément, et de manière culpabilisante vers sa Maman…par des “Allo maman” quotidiens, en s’excusant de ne pas toujours venir autant qu’elle le voudrait…avec une petite voix haut perchée, qu’elle gardera jusqu’à la fin de ses jours. Dans les cas les plus typiques , elle retrouve au moment des bouffées un sentiment de tristesse et d’abandon par l’amour maternel. Certaines m’ont dit que les bouffées leur faisaient penser à leur mère et leur donnaient quelques larmes…et un désir de produits lactés!
Les bouffées se calment avec Pulsatilla 5 CH, et les troubles émotionnels avec Pulsatilla 15 CH.
Faut-il un traitement hormonal à ces femmes ? Non, pour la plupart, car elles s’accommodent assez bien de la ménopause, avec un minimum de signes physiques. Libido inchangée (c’est à dire pas très top, mais très induite par les sentiments), pas de chute de cheveux, peu ou pas de sècheresse vaginale, une masse osseuse assez préservée et un “climatère” durant quelques mois. Le meilleur traitement consiste à effacer les symptômes gênants mais s’il ne sont pas présents comment faire mieux? Pour certaines néanmoins un traitement hormonal à très faible dose peut être discuté, mais nous y reviendrons dans un article dédié au THS. Un traitement à dose habituelle pourrait leur donner des douleurs mammaires et une prise de poids

La ménopause BLEU MARINE de NATRUM MURIATICUM:

La couleur lui convient à merveille, puisque comme nous l’avons dit il s’agit de sel de mer (ou de mère, comme nous l’avons suggéré dans le chapitre sur les enfants émotifs).
Ces personnes féminines ont une tendance à la sécheresse générale, par perte de sel intra cellulaire et d’eau. Il y a très peu de graisses hormono dépendantes, sur ces corps minces au muscles assez longs et secs. Ici, on pourrait parler de famine hormonale, aussi bien en œstrogènes, qu’en cortisol. Nous n’avons pas souvent parlé de cette hormone, sécrétée par les surrénales. Nos personnages “tuberculiniques” ont des surrénales faibles, et encore plus chez Natrum Muriaticum. Elle retient le sel, l’eau et fait monter le sucre et la tension, ce qui pourrait bien arranger cette femme, mais il n’est pas démontré ou connu qu’elle fait retenir l’amour… Car je vous rappelle que la certitude de ne pas être aimée, d’être seule au milieu des autres, voire d’être rejetée par son milieu social ou familial, est le primum movens de ses réactions tant émotionnelles que physiques.
Si les bouffées n’ont rien de très caractéristiques, elles peuvent s’accompagner de sueurs assez irritantes, notamment pour le visage et les yeux, et aggraver encore un peu la déshydratation, et la tendance dépressive, mais surtout d’une sensation de faim et de soif qui accompagne la bouffée, avec des relents de souvenirs désagréables de la vie. Cette période est difficile pour cette femme qui a toujours manqué d’hormones, même sous pilule (les plus fortes lui conviennent mieux). La sécheresse vaginale est aggravée, d’autant plus qu’il y aura plus de tensions avec le conjoint, qu’elle supporte de moins en moins, car elle est devenue hyper susceptible et souvent au bord des larmes. Les enfants sont partis, lui manquent terriblement, et surtout s’ils n’appellent pas assez souvent…et cette négligence de leur part est évidemment mal interprétée. La dépression, comme à l’adolescence, peut amener des désirs de fuite, même dans le suicide.
Natrum Muriaticum 4 CH deux ou trois fois par jour, selon la déshydratation, et 10 granules de 7CH, 9 CH ou 15 CH deux fois par semaine, à choisir selon le niveau croissant de dépresssion.
Chez ces femmes, le traitement hormonal substitutif est salvateur s’il n’y a pas de contrindication, ou un traitement par phyto œstrogènes (végétaux) en cas d’impossibilité. Ne pas oublier les produits pour sècheresse vaginale dans ce cas.
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